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Constructeurs - 27/11/2018

La Peugeot 508 SW à la conquête du marché allemand

Style élancé et élégant, confort et plaisir de conduite, technologies avancées et tarifs raisonnables… La version SW (break) de la nouvelle 508 dispose des qualités nécessaires pour aller chasser le particulier comme les clients sociétés. Pour être un succès, elle devra séduire le marché allemand qui représente à lui seul 40% des ventes de break en Europe.

Alors que tous les indicateurs sont au vert du côté des SUV (2008, 3008 et 5008) comme des berlines (208, 308), Peugeot passe un vrai test de crédibilité avec la nouvelle 508. Son navire amiral doit asseoir l'image de généraliste haut de gamme qu'il revendique depuis qu’il a mis en œuvre sa stratégie de montée en gamme.
Après la berline, qui a enregistré 6 000 commandes depuis son lancement il y a six semaines, Peugeot lance la version SW. D’abord ouvert à la commande dans une série limitée First Edition, ce break de chasse, qu’Autoactu.com a pu essayer sur les routes du Portugal, sera commercialisé dans les prochaines semaines. Les premières livraisons n’interviendront cependant qu’au milieu du printemps, en raison du retard pris par l’usine PSA de Mulhouse dans la montée en cadence de la production de la berline. "Nous sommes sur un marché, le segment D, tiré par les marques premium. Nous avons voulu avoir des véhicules à la hauteur des indicateurs qualité que l’on s’était fixés et ce travail a pris un plus de temps que prévu. Aujourd’hui, on est dans les objectifs au niveau de la berline et on va pouvoir monter en cadence sur le break", explique Bernard Hesse, chef de projet de la 508.
En Europe, le segment D, sur lequel va se battre la 508, représente 1,4 million de véhicules parmi lesquels, malgré la progression des SUV, les breaks sont majoritaires, atteignant 60% de part de marché. "Ce genre de break se vend principalement dans le nord de l’Europe avec un pays majeur : l’Allemagne qui réunit 40% des immatriculations", résume Bernard Hesse. L’Europe ne sera pas le seul terrain de jeu de la nouvelle Peugeot 508 berline et SW, silhouettes prévues à l’échelle du monde, hors Chine (où sera commercialisé le modèle spécifique 508SL). 

L’offre sur le segment se partage entre une offre traditionnelle de grands breaks volumiques, la plupart proposée par les constructeurs généralistes, et une offre premium qui conjugue la praticité d’un break à un design beaucoup plus dynamique. Le chef de projet de la 508 souligne que "la silhouette très dynamique s’inscrit dans une nouvelle tendance, avec des portes sans cadre, qui permet de satisfaire une clientèle «user-chooser» plus jeune, plus active que dans l’univers de la berline". Les «user-chooser», ce sont ceux qui décident du choix du véhicule et l’utilisent, c'est à dire les particuliers, professions libérales et, de plus en plus, les cadres qui ont le choix de leur voiture de société. "La valeur résiduelle de la berline était déjà particulièrement bonne par rapport à nos cibles, notamment Volkswagen. Avec les coteurs et les leasers, nous avons organisé des tests dynamiques en septembre et la 508 SW a obtenu une note excellente de 4,6 sur 5. C’est prometteur dans la mesure où c’est le niveau obtenu avec le 3008 à son lancement", ajoute Bernard Hesse. 

La 508 SW se pose en concurrent direct des versions break des Volkswagen Passat et Skoda Superb avec l’ambition d’aller challenger le premium allemand, notamment l’Audi A4, sur un marché où le BtoB représente 65% des ventes au lancement, contre 20% pour les particuliers. Elle a des arguments à faire valoir de par son style mais aussi le confort de conduite proche de la berline dont elle reprend la plateforme EMP2 mais aussi l’empattement (2,79 m). Les 4 cm de longueur supplémentaires (à 4,79 m) par rapport à la berline profitent aux places arrière et au coffre (530 litres sous tendelet). La face avant est la même que la berline dont elle reprend aussi les portes sans cadre qui donnent un style très effilé à cette voiture à l’intérieur très soigné. Conscient qu’une telle voiture peut vite se transformer en deuxième bureau pour les clients sociétés, Peugeot a doté la 508 SW des mêmes aides à la conduite que la berline, notamment le régulateur de vitesse adaptatif avec fonction Stop & Go ou le full park assist mais aussi le système de vision nocturne qui permet, grâce à une caméra infrarouge, de détecter la présence d’un être vivant à 200 m et de le représenter sur le tableau de bord afin d’alerter le conducteur.

Sur la route, le 508 SW confirme le savoir-faire de Peugeot en termes de liaison au sol. Le plaisir de conduire est d’autant plus grand que cette voiture dispose de cinq modes de conduite (Eco, confort, normal, sport, manuel) et se trouve dotée d’un très efficace système de contrôle des suspensions qui s’adapte au mode de conduite mais aussi au profil et à l’état de la route. Ainsi donc, même privé d’une version 4x4, la 508 SW est capable de rouler sans encombre sur des chemins cahoteux. 

Proposé avec la boite automatique 8 rapports (sauf sur la motorisation diesel BlueHDi 130 ch où la boite manuelle 6 vitesses est disponible), le 508 SW est disponible en deux versions essence (PureTech1.6l 180 et 225ch) et trois diesel (BlueHDi 130 ch, 160 ch et 180 ch). La qualité des moteurs du groupe PSA n’est plus à démontrer, même si un peu plus de puissance ne nuirait pas sur la carte de visite, notamment pour aller chasser sur les terres du premium allemand. Peut-être la version hybride rechargeable, permettant de monter à 300 ch sur route tout en autorisant à rouler 50 km en zéro émission, palliera-t-elle partiellement cette petite faiblesse. Réponse dans un an.

Côté prix, la 508 SW sait rester raisonnable avec des tarifs qui démarrent à 33 600 euros en diesel (moteur BlueHDi 130ch BVM6) et 35 900 euros en essence (moteur PureTech 180 ch EAT8) pour monter, en finition GT, à 47 300 euros pour l’essence (motorisation PureTech 225ch EAT8) et  48 900 euros pour le diesel (BlueHDI 180 EAT8). Pour rouler en First Edition qui dispose d’un plancher de coffre en bois, il vous faudra rajouter 4000 euros par rapport à la version GT. Ce n’est pas donné mais c’est dans la lignée de ce segment D haut de gamme.
Laurent Bodin

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Réactions

Je ne pense pas qu'on puisse qualifier les tarifs de la version SW de raisonnables dans l'absolu...
Franck Isho, Le mardi 27 novembre 2018

Ce qui est intéressant c'est qu'avant la chasse du diesel, les versions essence étaient moins chères que les diesel. Maintenant, comme le diesel a baissé sa côte de popularité, c'est l'inverse, l'essence est deveue plus chère :)
Valica, Le mardi 27 novembre 2018

… Je vais chipoter un peu concernant le "look"
Le designer a voulu faire "original" en ne suivant pas une ligne droite pour la vitre de custode … "Cà change" au regard de la précédente édition du 508 SW mais la pureté ou la fluidité du dessin latéral y perd … Pas forcément la meilleure idée, me semble-t-il ?

Le journaliste parle de "shooting break" … Ouh là ...Mouais…
"On" est loin de l'Aston ou même du concept 504 Riviera …
Sans s'enflammer station wagon en bon Français, çà devrait suffire ?

L'offre 508 SW devrait permettre de "tenter" de séduire le marché nord européen … Les Scandinaves devraient apprécier …Je sais, je sais çà fera pas des millions et des millions … mais quand même !
Aussi … Y a pas de version 4WD mais avec le grip control et de bons pneus hiver çà peut suffire …

Sans revenir sur les qualités du modèle, "on" a déjà beaucoup "disserté" sur la berline, cette silhouette permet de gommer le défaut de la 508 II, l'entrée de porte arrière avec son seuil abaissé … Une meilleure habitabilité arrière aussi … Le "pricing" est comment dire ... audacieux ? … En même temps il y a un gap qu'il faut bien monétiser un moment donné ...

Sur son segment de marché, le nouveau modèle est il en mesure de renouveler le coup du 3008 II, à une échelle différente … ?
En tous cas, beaucoup de conditions sont réunies …
Bonne route intercontinentale même si c'est le marché qui décide ...


ADEAIRIX, Le mardi 27 novembre 2018

Euh … Intercontinentale ? qu'est ce qui m'arrive ?
Ouh là Paneuropéenne cà sera déjà pas si mal !
ADEAIRIX, Le mardi 27 novembre 2018

@Adeairix : je n'ai pas vu le grip control dans la liste des options sur la 508 ... Il faudra donc attendre la versio PHEV pour améliorer la motricité.
Et oui le pricing est élevé... tout comme celui du 3008 d'ailleurs.
Et si le diesel est moins cher que l'essence, c'est que le 130CV est le seul à être disponible en boite manuelle.
Frederic, Le mardi 27 novembre 2018

Now that I know the definition of the User-Chooser, I propose one for the User-Non Chooser : it is the man whose wife wears the trousers...
Bruno HAAS, Le mardi 27 novembre 2018

"Yeah Man, si t'es pas user chooser pour ton tracteur tu finiras driver chez Uber.."
SW Rap by Lucos
;0)
Lucos, Le mardi 27 novembre 2018

Psst à noter qu'à l'origine c'est "shooting brake" et que "break" est une faute conservée depuis un siècle..
;0)
Lucos, Le mardi 27 novembre 2018

C'est le client qui va décider....de faire ou non un chèque pour l'acheter.
Ne pas avoir un prix attractif au départ est un choix du constructeur...
C'est qui déjà le profil en France de l’acheteur de VN ?
Les chiffres de vente sous six mois devraient éclairer si la stratégie de prix élevés chez PSA est payante ou non ?
Une voiture diesel à boite manuelle...est une voiture archaïque par les temps qui courent...mais beaucoup font toujours les mêmes conneries à longueur de temps et ignorent ce que c'est la fiabilité d'un véhicule sans compter l'offre de garanties merdiques minimum !
Continuez comme cela les gars de PSA...changez rien !
Des gens qui ont 40/45.000 euros à mettre sur une voiture à peine basique sont nombreux en ce moment.
La blague de Bruno...ne dit pas autre chose. qui est le client ?
Chez nous il compte pour du beurre.

Jo Duchene, Le mardi 27 novembre 2018

Quel dommage que dans la phrase:
"La qualité des moteurs du groupe PSA n’est plus à démontrer,"
le mot FIABILITE soit resté dans le clavier !
Remarquez que ce mot manque aussi beaucoup dans le vocabulaire allemand !!
Jo Duchene, Le mardi 27 novembre 2018

"Faibilité" ne manque par dans le vocabulaire allemand.
Die Zuverlässigkeit a juste été remaplcé par "VW, das Auto!"
D'ailleurs le slogan n'était plus utilisé pendant un laps de temps (le diesel gate avait cassé la "fiabilité").
Vlad Valica, Le mardi 27 novembre 2018

Très belle auto .....mais faut pas mesurer plus 1,75metre .....alors les Allemands.....c’est pas des Pygmées.....surtout avec le casque à pointe en plus
alain boise, Le mardi 27 novembre 2018

@ Frédéric .... Merci de me lire avec attention ...
Je me suis laissé emporté par je ne sais trop quelle lecture (?).
Effectivement, le grip control sur la nouvelle 508 (sw ou pas) c'est ni de série ni en option ...

Selon le monsieur de chez Peugeot : "cela n'est pas compatible avec le positionnement haut de gamme du véhicule"...
Semblable argument ... Cela ne s'invente pas !

Le chef de projet doit avoir ses raisons que la raison ne connaît pas forcément ... Le syndrome des fois "qu'on en vende de trop"
Pardon Mr Hesse mais des fois ...!!!




ADEAIRIX, Le mardi 27 novembre 2018



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