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Marchés - 11/06/2019

Les députés rejettent trois amendements qui avançaient à 2030 la fin des véhicules thermiques

Les députés ont rejeté dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juin, lors de la discussion de la loi Lom en séance publique, trois amendements à l'article 26 AA qui avançaient à 2030 l’interdiction des véhicules thermiques essence et Diesel. L’un des amendements étendait l’interdiction à la vente de véhicules d’occasion.

Les députés socialistes et apparentés ont défendu vendredi dernier à l’assemblée nationale un amendement interdisant au 1er janvier 2030 "la vente de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers neufs ou d’occasion utilisant des énergies fossiles".
L’introduction d’une interdiction de revente des véhicules d’occasion thermique est une première dans le cadre des discussions de ce projet de loi. Elle montre la volonté d'une partie des députés d'accélérer coûte que coûte la transition énergétique, quel qu'en soit le prix, au nom de l'urgence climatique.
Jean-Luc Fugot, rapporteur (LREM), auteur de l’amendement introduisant dans le texte la fin des véhicules utilisant des énergies fossiles en 2040, s’y est opposé : "si l’on interdit la vente de véhicules neufs et d’occasion à partir de 2030, cela signifie que si l’un de nos concitoyens achetait en 2025 un véhicule Diesel ou essence, même hybride, à partir de 2030 il n’aurait plus le droit de le vendre d’occasion. Vous rendez-vous compte des difficultés financières dans lesquelles vous allez mettre cette personne ?", a-t-il dit.
"Veillons à ne pas provoquer de découragement, si l’on veut emmener toute une filière, l’ensemble des acteurs, vers des objectifs qui, clairement, sont très ambitieux. D’autres nous disent, j’alerte sur ce point, que ces objectifs sont irréalistes, et qu’ils détruiront massivement de l’emploi", a dit de son côté Elisabeth Borne, ministre des Transports.

Delphine Batho, ancienne ministre de l’Environnement a défendu deux amendements interdisant "la mise en circulation des véhicules à motorisation thermique Diesel et essence" en France dès le 1er janvier 2030. L’un de ces deux amendements assortissait cette interdiction d’une étape intermédiaire avec à partir du 1er janvier 2025 l'interdiction "des véhicules à motorisation thermique dont l’étiquette énergie est supérieure à 100g CO2/km".

"Ce qui va trop vite ou trop loin, ce n’est pas la disposition que je propose, mais le changement climatique. Je trouve assez surréaliste que certains arguments s’inscrivent dans la continuité de lois votées en 2015, ou dans les débats sur l’avenir de l’industrie automobile au moment de l’affaire Volkswagen, aussi appelée "dieselgate", en 2016. Entre-temps, il y a eu un fait nouveau, un fait scientifique : le rapport spécial du GIEC SR15 – autrement dit le rapport relatif aux conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Selon ce rapport, l’horizon dans lequel nous devons inscrire notre action, monsieur le rapporteur, n’est plus un horizon de transition mais un horizon de changements rapides et radicaux", a dit Delphine Batho. Elle a souligné que quatre pays de l’Union européenne avaient adopté cette interdiction en 2030 : le Danemark, la Suède, l’Irlande et les Pays-Bas. Alors que la Norvège a fixé cette date pour 2025.

"Aujourd’hui, la position de la France au niveau européen, s’agissant de l’utilisation des énergies fossiles par le secteur automobile, est aussi conservatrice que celle de l’Allemagne. Autrement dit, d’autres pays européens seront bien plus en pointe, bien plus avancés en ce domaine, y compris sur les enjeux industriels que représentent les technologies "zéro émission"", a dit Delphine Batho.

Les députés poursuivent ce mardi l'examen du projet de loi. Il y encore une douzaine d’amendements sur l'article 26 AA. Parmi ces amendements, celui du groupe socialiste et apparenté qui veut avancer à 2040 "l’objectif de décarbonation complète du secteur des transports terrestres" alors qu’il est fixé actuellement à 2050.
Plusieurs amendements visent également à inscrire dans la loi les engagements du contrat stratégique de la filière automobile 2018-2022 consistant à atteindre, en 2022, un nombre de ventes de véhicules neufs à très faibles émissions au moins cinq fois supérieur au nombre de ventes constatées en 2017.
L’un deux propose aussi de ramener l’objectif de fin de vente des véhicules utilisant des énergies fossiles à 2035.
Un amendement propose également l’établissement d’une "stratégie industrielle d’accompagnement des constructeurs et de leurs salariés dans la transition des nouveaux véhicules à faibles et très faibles émissions".
Florence Lagarde

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Réactions

Irresponsables ces politiques !
Pousser le véhicule électrique tel qu'il est aujourd'hui est un crime contre l'humanité car cela va augmenter le réchauffement climatique.
A part qq pays qui produisent leur électricité sans ou avec peu d’émission de CO², les 99% restants vont accélérer la catastrophe (ce qui est d’ailleurs déjà le cas notamment en chine).
Frederic, Le mardi 11 juin 2019

Nous savons où sont nos ennemis! La cinquième colonne verte
alain boise, Le mardi 11 juin 2019

Complètement barjos ces écolos ! pour être logiques, ils devraient aussi condamner les transports aériens et maritimes, le chauffage domestique, et tant qu'à faire, toute l'industrie et retourner à l'âge de pierre.
jean-marie méchin, Le mardi 11 juin 2019

La jeunesse qui vote majoritairement (quand elle vote !) écolo commence à nous faire payer notre égoïsme et notre manque total de réel de considération du futur de notre planète depuis toutes ces années.
Le bricolage politico-écologique permanent et les belles promesses depuis la fin des années 60 nous amène maintenant à ce qui était prévu, à savoir une réaction brutale et radicale du peuple sur le sujet.
Et ce n'est pas fini.
Proverbe togolais : tout se paye un jour…
;0)
Lucos, Le mardi 11 juin 2019

Concernant l'utilisation de l'énergie fossile par le secteur automobile :"La France est aussi conservatrice que celle de l’Allemagne".

J'ai du mal à comprendre cette affirmation:

--- En Europe, quels sont les autres constructeurs automobiles à la pointe des technologies, si en avance qu'ils se cachent ? Seraient-ils italiens ou anglais ?

--- Dans le monde, peut-être les Japonais et les Chinois ? Pour leur avance dans la propulsion électrique ou hybride ?

Je crois plutôt que cette affirmation est celle de personnes incompétentes et idéalistes qui croient que la mobilité peut changer de technologie du jour au lendemain...comme si il y avait des solutions toutes prêtes mais que les constructeurs refusaient de les exploiter !

C'est un peu le même raisonnement lorsque une partie de la population qui ne travaille pas critique l'autre partie besogneuse en affirmant que les richesses crées devraient se répartir entre tous.

Je suis favorable au respect de l'environnement mais je n'accepte pas qu'un élu affirme de telles sottises devant ses pairs. L'idéologie irresponsable n'a pas de place dans une société moderne et démocratique.

Dataceodeux, Le mardi 11 juin 2019



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