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Constructeurs - 19/01/2016

Les ventes d’Espace, de Kadjar et de Kwid expliquent la hausse des volumes de Renault en 2015

Avec 2,8 millions de véhicules vendus, le groupe Renault réalise en 2015 le meilleur niveau de vente de son histoire. Si la progression de ses ventes paraît modeste sur l’ensemble de l’année (+3,3%), elle est significative sur le deuxième semestre (+ 6%).

Sur les trois dernières années, la croissance des volumes de Renault aura tourné autour de +3% grâce notamment à la reprise des marchés européens (+3,1% en 2013 ; +3,2% en 2014 et +3,3% en 2015).
Cette apparente régularité cache cependant d’importants mouvements et l’évolution de 2015 ne rend pas compte de la dynamique des derniers mois.
Ainsi, sur le premier semestre, les volumes avaient été en très légère croissance (9 000 ventes de plus, avec 1 375 863 véhicules), alors qu’ils progressent très nettement au deuxième semestre (80 000 ventes de plus avec 1 425 729).
Sur l’ensemble de l’année, le groupe Renault atteint un plus haut historique avec 2,8 millions de véhicules vendus (la dernière meilleure année avait été 2011 avec un volume de vente de 2,72 millions, soit pas très loin du chiffre de 2014). Cette progression de 89 000 unités, est en valeur absolue la meilleure progression de la marque sur les dernières années.

Lancements réussis pour l'Espace et le Kadjar
Par marque, lRenault représente 2,17 millions de véhicules (+2,4%, soit 51 800 de plus), Dacia atteint son meilleur niveau à 550 000 véhicules (+7,7%, 39 400 unités de plus)  tandis que RSM est en recul avec 80 000 véhicules (-2,6%, soit 2000 de moins). La Clio 4 est la voiture du groupe la plus vendue en 2015 avec 372 000 unités devant le Duster (331 200 dont 168 900 sous marque Renault) et la Sandero 2 (326 700 unités dont 141 300 sous marque Renault).
Si l’on regarde les lancements de l'année, l’Espace, le Kadjar et la Kwid représentent presque 94 000 voitures en 2015, soit le volume additionnel enregistré sur l'année. Ainsi, avec 21 300 ventes d’Espace, Renault réussit son pari de revenir sur ce segment avec un crossover. Ses volumes sur les neuf derniers mois de l’année (le véhicule a été lancé en mars) sont trois fois ceux de l’année 2014 (7 000 cette année-là). "Nous sommes sur un rythme annuel de ventes multipliées par 4 par rapport à la version précédente", précise Thierry Koskas, nouveau directeur commercial du groupe Renault (il a remplacé Jérôme Stoll le 1er janvier). Meilleur en volume, l’Espace devrait apporter une contribution encore meilleure au chiffre d’affaires. "Nous avons sur l’Espace une marge bien meilleure avec des valeurs résiduelles à 3 ans qui sont supérieures de 9 points", a précisé le dirigeant.
Le Kadjar, nouveau véhicule du segment C dans la gamme Renault lancé en juin a représenté 54 000 ventes additionnelles depuis son lancement, en ligne avec ses objectifs.

La Kwid au delà de son potentiel
La Kwid, véhicule spécifique aux marchés émergeants avec un prix autour de 5 000 euros, lancée en septembre représente 18 000 voitures sur 2015 et déjà 80 000 commandes. Lors de la présentation du véhicule en mai dernier, le constructeur avait estimé son potentiel à 100 000 unités. Sur 2015, les livraisons ont été handicapées par les inondations dont a été victime l’usine de Chennai où il est fabriqué. A en croître le démarrage des commandes, les livraisons de 2016 pourrait être contraintes par la capacité de production actuellement de 120 000 unités par an. "Le lancement de Kwid a été bien fait, le produit plait et est bien positionné. Si le succès se confirme nous verrons comment nous y adapter", a précisé Thierry Koskas.

L'Europe tire les volumes
Les résultats commerciaux 2015 ont été obtenus dans un contexte toujours contrasté sur les marchés des pays émergents où Renault était traditionnellement fort. Globalement, l’international (hors France et Europe) est resté en baisse en 2015 (-4,8%) comme en 2014 (-5,9%) alors qu’il avait progressé les années précédentes jusqu’à représenter en 2013 la moitié des volumes du groupe Renault.
L’Europe remonte à 57% des volumes en 2015  avec 1,61 million de véhicules, pratiquement 150 000 véhicules de plus (+10,2%). La France a fait 30 000 de plus (607 000 ventes), l’Espagne est pas loin avec 28 400 voitures de plus(156 000 unités), l’Italie à plus 23 700 (à 154 800) ou le Royaume-Uni à plus 19 200 (à 128 300).


Afrique Moyen-Orient Inde, première région de Renault
Sur l’international, l’évolution des ventes de 2015 rebat la hiérarchie des régions pour le groupe. L’Afrique Moyen-Orient Inde étant la seule à progresser (+16,9%), elle devient (hors Europe) la première avec 359 858 ventes. Dans cette région, le groupe atteint un record de part de marché en Algérie (35,6%) soit un gain de 8,7 points avec la production de la Symbol à Oran. Au Maroc le groupe atteint 38,2% de part de marché. 
Cette région devance de peu l’Eurasie (356 216 ventes, -8,6%) et les Amériques (355 151 ventes, -14,8%). Toutes les trois représentent cependant des volumes comparables autour de 12,7% des ventes du groupe chacune.

L’Asie Pacifique est la région la plus petite avec 116 868 véhicules (-12,2%), situation qui devrait changer à partir de 2016 avec la montée en puissance de la Chine. En Eurasie, c’est en Russie (où le marché est à -35%) que les ventes de Renault baissent (-38,1% avec 120 400 ventes), en Amériques c’est le Brésil qui fait plonger les volumes (-25,5% pour le marché, -23,5% pour Renault à 181 500 ventes).

Le groupe en ligne pour une croissance de 250 000 unités en 2016
Selon nos calculs, l’objectif de chiffre d’affaires du groupe Renault de 50 milliards d’euros, nécessiterait d’atteindre 3,3 millions de véhicules vendus en 2017. Cela nécessite encore une croissance de 500 000 unités en 2 ans, soit une moyenne de 250 000 par an. Si l’on prend le taux de croissance des ventes du groupe au dernier trimestre 2015 (+10%) cela paraît atteignable, compte tenu des lancements et projets à venir. Après la Mégane et la Talisman en janvier (lancées en France aux opérations portes ouvertes des 16 et 17 janvier), viendront les versions break de ces deux modèles, le Scénic, un pick-up 1 tonne et un crossover du segment D. Surtout, Renault devrait bénéficier des premiers effets de son arrivée en Chine en tant qu’industriel où il  inaugure sa première usine le 1er février prochain. A cela s'ajoute la levée des sanctions en Iran, où le groupe a vendu 51 500 véhicules en 2015. "Renault n'est jamais parti d'Iran où nous avons lancé la Sandero tout récemment. Nous avons des discussions très avancées avec nos partenaires et nous présenterons un plan produits complet avec des véhicules modernes dans les semaines qui viennent", a précisé Thierry Koskas. 
Il annonce l’ambition pour 2016 "d’accélérer le rythme de croissance". "La croissance de nos ventes de 9,7% au quatrième trimestre nous rend confiant", souligne le dirigeant. Le groupe se fixe également deux autres objectifs : "renforcer la marque Renault en Europe" et "augmenter en part de marché dans chacune de nos cinq régions".
Florence Lagarde

Lire le détail des ventes mondiales VP VUL neufs par région du groupe Renault 12 mois 2015 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

Les 15 premiers marchés VP VUL neufs du groupe Renault 12 mois 2015 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

Ventes mondiales du Groupe Renault (Dacia, Renault et Samsung) VP & VUL neufs par modèle 12 mois 2015 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

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Réactions

OK, OK je me rends! Renault va bien et il n'y a pas de pertes nul part. Contrains et forcés ils rappellent 15.000 diesels, mais enfin c'est moins cher qu'une campagne de pub inutile.
Je reconnais que j'ai un faible pour C.Tavares et que ses diesels son meilleurs, sans les recommander aux copains, mais sa nouvelle hybride de 500CV me botte vous ne pouvez pas imaginer. Tant pis pour pour la nouvelle Alpine...c'est vrai qu'elle pollue beaucoup plus que chez Pijot et sera plus gloutonne en carburant.
Très politiquement incorrect.
Jo Duchene, Le mardi 19 janvier 2016

Ey Jo,si vous saviez comme je m'en fout qu'elle pollue la nouvelle Alpine,en tout cas moins que la mienne qui n'arrête pas de se désynchroniser.
Je rêve d'une nouvelle équipe de France en WRC avec trois Berlinettes et Loeb premier pilote,des victoires sur les cinq continents,pas de consignes de course.
M Cheinisse papa dirigerait tout cela .........
I have a dream,je voyais RAF manifester pour la fermeture des centrales à charbon Allemandes.......
alain boise, Le mardi 19 janvier 2016

A propos de Pijot, pas le moindre article d'Autoactu sur sa victoire au Dakar... Heureusement que la marque fait déjà sa campagne de pub à la télé ! ;-)
clerion, Le mardi 19 janvier 2016

Plus sérieusement, de la difficiulté pour Renault à faire le grand écart dans sa gamme entre l'ultra low-cost Kwid et le premium Espace. Image ? Positionnement produit ? Pratiques commerciales ? Pour la France, qui maintenant ignore que Dacia appartient à Renault ? Pas facile d'être une "World Company"...
clerion, Le mardi 19 janvier 2016

Le Dakar.est mort depuis bien longtemps...
Lucos, Le mardi 19 janvier 2016

Je suis d'accord. Si les concurrents passaient encore par certains pays d'Afrique comme le Niger, ils seraient morts depuis bien longtemps... ;-(
clerion, Le mardi 19 janvier 2016

Cher Clérion, vous devriez relire... Mao-Zé-Dong ! Il avait raison sur un point au moins : il faut marcher sur ses deux jambes. Dans son esprit, c'était l'agriculture et l'industrie ; pour ce qui concerne Renault, c'est le pôle "Entry" (Dacia, en gros") et la gamme Renault, par ailleurs. En termes de rentabilité, d'outil industriel et de performance commerciale, il n'est plus besoin de démontrer que cette stratégie est un succès (qui suscite plus de jalousie que de critiques, désormais). C'est précisément ce qui manque au Groupe PSA, par exemple, qui aimerait bien disposer d'un schéma équivalent pour devenir (enfin) un constructeur véritablement mondial (ce qu'on lui souhaite vivement).
Donc pas de souci de "grand écart", mais une véritable opportunité de croissance, dont d'autres constructeurs pourraient s'inspirer.
Sniper, Le mardi 19 janvier 2016

Ok Alain, je n'est rien contre les gens qui kiffent une Alpine (vécu personnel oblige) et je suppose que auras un plateau pour la mettre dessus et aller avec sur le circuit et que tu paies le déjeuner á ton mécano qui t'accompagne sur le circuit. Il faut ce qu'il faut n'est-ce pas?
Coté rapport vitesse/prix/cout d'entretien, j'ai épaté pas mal de non connaisseurs avec une Honda coupé CRZ, mais ça n'a rient a voir que dira tout le monde. Qu'est qu'on peu faire avec seulement 24.000 euros en neuf...les pauvres ne connaissent pas leur bonheur!
Ce sont des ingrats. Par contre à 60.000 euros ou plus pour avoir une peinture bleue (historique c'est vrai) il faut beaucoup dealer ou braquer. Par contre avec un crédit à dix ans et en rajoutant déjà l'entretien de l'amusement sur 5/10 ans ça peut peut-être le faire.
Prévoir aussi le carrossier avec le mécano.

Jo Duchene, Le mardi 19 janvier 2016



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