Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Constructeurs - 14/06/2006

Mazda France rejoint le site de Ford France, mais préserve son indépendance

Jalouse de son indépendance, la marque Mazda (dont Ford est actionnaire à hauteur de 33 %) était restée à l’écart du regroupement des marques de Ford (avec également Volvo, Land Rover et Jaguar) sur le site de Saint-Germain-en-Laye. Si les équipes de Mazda France ont rejoint ce site en avril dernier, le rapprochement ne va pas plus loin.

"Il n’y avait pas de légitimité à ce regroupement sur le site de Ford France, mais une opportunité", résume Thierry Guillemot, président de Mazda Automobiles France.
Un bail arrivé à échéance à Marly-la-Ville (95) d’un côté, des locaux disponibles dans le bâtiment de Saint-Germain-en-Laye (78) accueillant déjà Ford, Volvo, Land Rover et Jaguar, de l’autre. Des bureaux modernes et fonctionnels face à des locaux austères, situés dans une zone d’entrepôts dans le nord de la région parisienne qui "ne reflétaient pas l’image de la marque". La décision paraissait évidente. Et pourtant. Elle a longtemps été repoussée notamment par Jean-Luc Gérard, actuel patron de Ford France, à l’époque à la tête de Mazda France. 
L’une des craintes des responsables de la marque était de voir une majeure partie du personnel ne pas suivre l’entreprise. Elle aura finalement été maîtrisée. Ainsi, treize personnes sur les cinquante que comptait Mazda France ont quitté l’entreprise (dont une partie de départs en retraite). Des départs qui ont permis l’arrivée de "sang neuf" et "d’énergies nouvelles", une situation finalement bénéfique.
Pour Thierry Guillemot, qui considère que "l’enthousiasme" est une composante essentielle de ce métier, le déménagement du siège social de la marque aura finalement eu des conséquences positives. D’ailleurs, Mazda connaît depuis le début de l’année une forte progression de ses ventes malgré l’atonie générale du marché : à fin mai, la marque a immatriculé 6 400 voitures, en hausse de 18,3 %.
Désormais dans un environnement flatteur plus conforme à l’image "pétillante et colorée" (avec des murs bleu lavande ou jaunes) qu’elle veut donner, Mazda n’en demeure pas moins "indépendante des autres marques".
"Ford est l’actionnaire principal de Mazda Corporation, rappelle Thierry Guillemot, et Mazda France est filiale à 100 % de Mazda Corporation." En conséquence, il n’existe pas de lien capitalistique ou hiérarchique entre les équipes de Ford France et celles de Mazda France. Si la marque japonaise tient tant à son indépendance, c’est par soucis de performance souligne Thierry Guillemot. "Sur le terrain, nous sommes concurrents. Pour préserver les positions de la marque, nous devons conserver une indépendance de décision", explique-t-il.
 
20 % d'exclusif pour 31 % des ventes
Indépendante dans tous les domaines (RH, finance, administration et commerce), la marque utilise néanmoins des ressources du groupe et notamment la société de crédit qui développe Mazda Finance. Par ailleurs, elle possède un grand nombre de concessionnaires communs avec les autres marques du groupe ("et aussi en dehors du groupe", souligne le dirigeant) avec seulement 20 % de concessions exclusives (qui réalisent 31 % des volumes) sur un total de 200 points de vente (pour 144 contrats).
Pourtant, la stratégie ne serait pas de forcer la main des concessionnaires "groupe" pour qu’ils développent la marque Mazda. "Nous disons à nos concessionnaires qu’ils ne doivent pas faire une marque par obligation. C’est la volonté, l’enthousiasme et le travail qui donnent des résultats, affirme Thierry Guillemot. Nous n’avons pas les moyens financier d’apporter par des investissements en communication un trafic suffisant en concession. Le travail de notre réseau sur le terrain est primordial, ils doivent prospecter, présenter les véhicules, entretenir leur clientèle." Et donc y croire.
Pour le moment, cela semble ne pas marcher trop mal. Alors que les ventes aux particuliers ont atteint en mai un plus bas historique à 56,8 % du marché (lui-même en repli), Mazda parvient à faire 80 % de ses ventes auprès des particuliers avec un taux de croissance de près de 20%. Depuis le début de l’année (chiffres au 9 juin), la marque a livré 7 100 véhicules au réseau pour 6 830 immatriculations. Des chiffres, précise Thierry Guillemot, "parfaitement en ligne avec l’objectif".
Florence Lagarde

Partagez cet article :

Réactions


Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017