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Mouvements - 13/02/2018

Thierry Bolloré, numéro deux naturel de Renault

Le Conseil d’administration de Renault de ce jeudi 15 février doit entériner les résolutions qui seront présentées à l’assemblée générale du 15 juin prochain. Il y aura celle de la nomination de son numéro 2 qui ne devrait pas échapper à Thierry Bolloré.

Cela fait plus d’un an que la question de la succession de Carlos Ghosn à la tête de Renault aiguise les ambitions et parasite le quotidien du constructeur au plus haut niveau.
Ces dernières semaines, différentes hypothèses parues dans la presse relayaient les ambitions des uns et des autres et à ce jeu la nomination de Thierry Bolloré apparaissait comme une option parmi d’autres.
Au sein du conseil d’administration, des voix ont plaidé pour que soient examinées des candidatures externes : ont été cités les noms de Didier Leroy, Carlos Tavares, Patrick Pélata et Fabrice Brégier. Si Didier Leroy (actuel numéro 2 de Toyota), aurait bien eu le profil, en revanche, né en décembre 1957, il a déjà 60 ans, un peu trop pour succéder à Carlos Ghosn dans 4 ans.
Quant au retour de l’un des deux précédents numéros 2, cela ne fait pas grand sens et on imagine mal Carlos Tavares quitter la présidence du directoire de PSA en plein pari sur le redressement d’Opel pour redevenir numéro 2 !
Après avoir été forcé de quitter ses fonctions de directeur général adjoint d’Airbus, Fabrice Brégier même s’il a les bons diplômes (X-Mines) n’avait pas vraiment la légitimité pour s’imposer chez Renault. 
Peu médiatique, rarement mis en avant, Thierry Bolloré (né en 1963) a le parcours idéal pour diriger Renault qu’il a rejoint le 1er septembre 2012. Après une période d’intégration, il est nommé directeur des fabrications et de la supply chain le 15 octobre 2012. Il est alors rattaché à Carlos Tavares, à l’époque directeur général délégué aux opérations, et numéro 2 de Renault.
Sa carrière s’accélère à l’occasion du départ de Tavares en septembre 2013. Le poste de numéro 2 est supprimé au profit d’une organisation en tandem avec d’un côté un poste de directeur délégué à la compétitivité (qui chapeaute les fonctions "industrie") qui lui est confié et de l’autre un poste de directeur délégué à la performance (pour les fonctions "commerce") à l’époque confié à Jérôme Stoll puis à son départ en retraite en mars 2016 à Stefan Mueller.
Même s’il n’a pas le diplôme adéquat dans le système français (il n’est pas X Mînes, comme Carlos Ghosn), Thierry Bolloré diplômé de Paris Dauphine (MBA) a une solide expérience des problématiques industrielles. Il a commencé sa carrière chez Michelin (comme Carlos Ghosn) où il est resté 15 ans (vice-président monde, en charge de l’industrie pour la branche Michelin Avion après 2002) avant de rejoindre Faurecia où il sera vice-président monde, en charge de l’Industrie, la qualité et les achats de la branche Faurecia Emissions Control Technologies. Chez Renault, il est donc en charge de la compétitivité et l’amélioration de la marge opérationnelle de ces dernières années plaide en sa faveur.
Stefan Mueller (né en 1960) qui faisait figure de rival, est diplômé de l’Université de Würzburg et de l’Université de New York (MBA). Il a une carrière essentiellement commerciale d’abord chez BMW où il reste 13 ans (il y sera directeur exécutif ventes directes et responsable du projet nouvelle stratégie de distribution), ensuite dans le groupe Ford où il reste 4 ans (président Allemagne et président de la région Europe centrale pour la marque Volvo) puis dans le groupe Volkswagen où il reste 6 ans (directeur exécutif de Volkswagen pour le marché allemand). Il entre chez Renault en 2012 après un passage à la tête de l’automobile club allemand Adac dont il était PDG. Outre qu’il n’a pas d’expérience sur le versant industriel, il est de nationalité Allemande ce qui le disqualifie pour le poste de patron de Renault.
Dans le contexte de l’Alliance, l’exigence de l’Etat que le PDG de Renault soit un Français apparait comme une garantie du respect des identités des 3 marques alors que le successeur de Ghosn chez Nissan sera un Japonais.
Sauf surprise, alors que Bercy a annoncé que "cette solution conviendrait à l'Etat", selon l’AFP, le conseil d’administration de Renault devrait entériner le choix de Thierry Bolloré comme numéro 2 en même temps que le renouvellement du mandat de Carlos Ghosn. Ce qui permettrait de travailler à une succession sereine et à une feuille de route pour consolider l'alliance Renault-Nissan alors qu’elle repose toujours en grande partie sur la personnalité de Carlos Ghosn.
Florence Lagarde

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Réactions

Pas X mines, admettons, mais peut-on diriger une boite automobile française sans s'appeler Carlos ?
Je ramasse dans 1H ...
;0)
Lucos, Le mardi 13 février 2018

Oui mais seul ùn Breton peut le faire! Quelle famille!
alain boise, Le mardi 13 février 2018

Voilà çà c’est fait …Alain ne l'a pas laissé passer, celui là !
;0)
Maintenant, qu’Autoactu indique que le nominé « a le parcours idéal pour diriger Renault » c’est sans doute que la rédaction veut dire que de toutes les candidatures examinées, à l’évidence, c’était le profil qui réunissait, manifestement, les meilleurs critères (age, parcours/compétences, connaissance de la boutique, disponibilité, etc) … ?
Quant à indiquer que le nouveau patron "n’a pas le diplôme adéquat dans le système français (il n’est pas X Mînes)" c’est plus une règle d’or qui fût prééminente dans le passé … Par exemple, c’est un pré requis qui a fait long feu avec la gouvernance de Louis SCHWEITZER qui a ma connaissance n’est pas titulaire du diplôme des écoles précitées. Et cà n’est pas forcément le président le plus maladroit que Renault ait eu à connaître … ?

Ce qui est plus marquant dans le parcours de Monsieur BOLLORE, c’est qu’il est fortement marqué par son expérience « industrie » comme son prédécesseur ou comme Monsieur Jean Martin Folz, naguère à la tête de PSA… Beaucoup moins, par l’expérience du « commerce » ?
C’est plutôt un point d’étonnement, aujourd’hui, car la gouvernance d’une firme automobile telle que Renault (et l’Alliance) commanderait plutôt pour d'évidentes raisons, me semble-t-il, cette double compétence mais là encore Louis SCHWEITZER, plutôt de culture financière au-delà de sa formation d’Enarque en est le également le contre-exemple …Il faut ajouter aussi que Louis SCHWEITZER était à la tête du Contrôle de gestion, une fonction transverse, avant d’accéder à la magistrature suprême de … Renault.

Un dernier point, même si c’est loin d’être une règle, le futur boss de Renault ne semble pas faire partie de ce que l’on dénomme les « car guys », jusqu’à plus ample information… Les mois qui viennent apporteront des réponses à ces éventuelles interrogations …
Quant à la prorogation du mandat actuel de Carlos Ghosn, comme déjà écrit ici, il était un peu prévisible pour la raison bien décrite dans l’article … la voie de la raison, assurément …
ADEAIRIX, Le mardi 13 février 2018

Bien vu cher Druide ,mais Carlos etait chez Michelin aussi comme Bolloré et ça c'est une école.
alain boise, Le mardi 13 février 2018

Mais comment font les Américains, les Allemands, les Japonais, les Coréens, les Anglais, les Italiens, les Chinois... pour diriger leurs entreprises Automobiles sans nos X-Mines ?
D'accord avec ADRX, le "diplôme adéquat", tu parles Charles !
Il faut un "car guy" et non pas un X, ou Enarque, ou je-ne-sais-quoi.
Rédélé, Gordini, Abarth, Lutz, Piech, Honda, ça vous parle ?
Bruno HAAS, Le mardi 13 février 2018

Ok Bruno,mais ya des bons dans nos écoles,Besse,Loulou,Parayre,Streiff,Calvet,Goshn,Tavares,Boillot,et j'en oublie 50 au moins pardon pour eux,ya du lourd dans nos écoles,le Monde entier (meme Anglo saxons) nous jalouse,merci Napo
alain boise, Le mardi 13 février 2018

Bruno Haas a très bien résumé mon sentiment après lecture de l'article...
Les générations passent mais le dictate des diplômes reste..
Emmanuel S., Le mardi 13 février 2018

Les grandes écoles ne sont pas les seules à être des sectes, le Gros Marcel fait rien qu'à essayer de nous coller son neveu Kevin comme apprenti vendeur sous prétexte qu'il faut prévoir son remplacement futur, qu'il y a la fibre du commerce dans la famille et que de toute façon il ne sait rien faire d'autre.
Voyez c'est partout pareil...
Ca va encore nous coûter un costume pied de poule noir et blanc et une cravate rose cette histoire..
Les successions en ce moment...
:0)
Lucos, Le mardi 13 février 2018

Bon sang ne saurait mentir,Kevin préférera peut être les rayures(au costard) pas sur les caisses
alain boise, Le mardi 13 février 2018

@ Emmanuel S
je ne comprends pas trop votre commentaire ...?
L'article indique que le "désigné" n'est pas issue de X mines...contrairement à une pratique assez ancrée dans la culture disons du CAC 40 et vous en déduisez "Les générations passent mais le "diktat" des diplômes reste.".

Thierry BOLLORE est titulaire d'un MBA (de gestion ou management je suppose ?) c'est quand même bien le minimum pour diriger une boîte de cette ampleur ... Au fait avant il avait bien dû avoir un précédent bout de "papelard" ... L'a pas eu en VAE le dit MBA ?

Faut pas rêver, les profils autodidactes qui parfois réussissent beaucoup mieux que leurs homologues diplômés ont les trouve à la tête des boîtes qu'ils ont fondées ... (regardez Alain, je plaisante à peine) ...

Ne faisons pas d'angélisme, les paquebots ont besoin d'un pacha qui a le permis de naviguer, ne serait que pour rassurer ...
Bon çà n'exclue pas les résultats brillants type "le concordia" ou le passages de Tchuruk et Bilger qui ont fait de magnifiques naufrages également dans des secteurs assez proches ...

Après y a la "marque du diplôme", et là les choses changent ... Jean-Dominique Senard qui est le très bon patron de Michelin et son successeur sont des profils "gestion finances' connotés "Equipementier/Industrie ...

Vous aurez devinez que comme Bruno, ma préférence va vers les profils "car guys" ceux qui vivent "bagnoles" qui pensent "bagnoles".
Pourquoi ?
Ce sont les profils les plus attachants et les plus emblématiques par leurs apports à leur industrie (je rajouterai d'ailleurs Lee IACCOCA et d'une certaine manière François CASTAING ...) voire leurs excès, parfois...

Bon in fine c'est juste un simple avis que je partage, car çà n'empêche pas le monde de tourner...Ni le conseil d'administration d'administrer ...
;0)
ADEAIRIX, Le mardi 13 février 2018

A ce propos après Stefan MÜLLER, "on' me dit que Thierry DESMARET vient de démissionner du conseil précité ... Mais chut !
ADEAIRIX, Le mardi 13 février 2018

Lâ bagnole ùn métier de passionnés,sinon tu dégage.
alain boise, Le mardi 13 février 2018

Mais c'est incroyable comme cela tourne en rond (de consensus) ce matin !!
En ce moment la boite la plus extraordinaire du monde auto (Même Macron y est allé du dithyrambique) c'est Michelin!
Figurez-vous que le constat est là, tout con, et n'importe quel commerçant débile aurait fait la même chose en étant à sa tête!
C'est à dire, des profits mirifiques, et comment font-ils ces profits stratosphériques, c'est simple...en AUGMENTANT le prix des pneus !!
Carlos T. pense la même chose...augmentons le prix de ses caisses chez PSA...et ils vont devenir tous riches, mais pas sûr qu'ils ils seront bien portants quand même dans l'avenir.
Dommage que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
Conclusion diplôme ou pas diplôme...personne ne sait aujourd'hui ce que va faire le diplômé ou pas diplômé à son poste pour la pérennité de sa boite!
Je me rappelle du temps de Calvet, que le PDG d'une très grande boite avait torpillé Peugeot lors de la signature d'un très grand contrat de flotte d'entreprise tout simplement à cause des positions politiques du même Calvet jugés trop clivantes!
Par contre ce qui est acquis c'est que chez Renault quelqu'un (devinez) a su nouer des alliances qui font que le groupe aujourd'hui pèse sont poids de cacahuètes au niveau mondial !
Visez le super confort pour le gars qui arrive dans une boîte ou un pont d'or lui est garanti !
Je ne suis pas jaloux, ce gars pour plus riche qu'il soit, je ne le croise pas sur mon palier...et il est mortel comme chacun de nous !
Il faut déjà qu'il évite de décoller sur son jet d'un aéroport russe avec des employés avinés à la vodka, avant de rentrer chez lui.
Jo Duchene, Le mardi 13 février 2018

"Ami" DUCHENE arrivé en dernier comme d'hab et qui se livre à son "ptit arbitrage" et qui décerne ses petits lauriers ou pas ...
Aujourd'hui c'est pas ... C'est du grand comique comme attitude que de faire sa "mijorée" quand on a pas pris le risque de se prononcer ...
Pile tu perds, face je gagne ... Quel courage !

Quant à nous dire que demain est incertain diplôme ou pas, là on atteint le grandiose, tout simplement !

Et le commentaire :
"comment font-ils ces profits stratosphériques, c'est simple...en AUGMENTANT le prix des pneus !! (ou des ouatures) ....;0)
Ben voyons
Plus "simplificateur" comme commentaire c'est difficile, extrêmement
ADEAIRIX, Le mardi 13 février 2018

Eh alors...du poil a gratter est fait pour ce gratter...mais l'ami n'avance pas d'un pouce...il écrit pour rien dire...et ne fait pas avancer le schmilblick...au fait il subit comme tout un chacun...sauf si Bolloré lui propose un poste juteux...et l'histoire de l'automobile se trouvera toute bouleversée !
Au fait combien de lignes dans l'histoire de l'Automobile pour tous ces cadors PDG qui ce sont succédés chez Renault et autres ?
L'oeil est toujours rivé sur le nombril !
Il y a même des "djeunes" chez nous qui n'ont même pas entendu parler de De Gaulle... Enfin il n'est pas Enzo Ferrari qui veut !
Jo Duchene, Le mardi 13 février 2018

... "Ami" DUCHENE écrire pour ne rien dire ... dites vous ?
C'est l'hôpital qui se fout de la charité que je suis loin d'être ...0)
ADEAIRIX, Le mardi 13 février 2018

Ca va ? On vous dérange pas ?
;0)
Luc os, Le mardi 13 février 2018

Maman, c'est pas ma faute, c'est l'autre qui a commencé à me provoquer!
Pour la provoc au moins je dis des choses à réfléchir, comme par exemple et je pompe sur un canard pas mal renseigné:
"Cet été, en Allemagne, l'association des concessionnaires automobiles, ZDK, a lancé un cri d'alarme. Ses adhérents estimaient à 300.000 le nombre de diesels d'occasion récents invendus.Pour l'essentiel âgés de trois à cinq ans et de retour d'une location de longue durée."
Que devient la cote ou plutôt la décote de tous ces diesels (presque) invendables?
Continuez dans ce métier d'avenir mais avec des petits revenus...entrainez-vous à vous battre sur les soldes de Nutella, c'est a porté de vos nouveaux revenus à la baisse!
Jo Duchene, Le mardi 13 février 2018

Allez pour distraire un peu les "distraits" et taper sur le poil d'un type qui se prends pour un grand "spécialiste" de l'auto dans un quotidien chic du soir, un certain J-L M,et pour dire qu'il nous raconte des salades en nous disant qu'on peu avoir une LOA sur un premium plein d'options avec 300 euros par mois!
Qu'il rajoute au moins cent cinquante euros aux 300 et il sera plus proche de la vérité!! C'est vrai qu'il peut être trompé par toutes les voitures qu'on lui prête, elles sont nickel et bien lavées à chaque fois.
Voilà sa notion de "belle voiture" !
Jo Duchene, Le mardi 13 février 2018

@ADEAIRIX
Précision sur mon commentaire au sujet du "dictate" (ou "diktat" ; les deux orthographes semblent acceptées). Le passage par X ou ENA ou certaines autres grandes écoles est trop considéré comme la condition numéro un pour avoir un bon profil. Ce n'est pas une garantie de succès, loin de là. Mon propos est de relativiser cette manie très ancrée en France, et moins dans les autres pays. Oui nous avons des bonnes écoles, mais cela ne fait pas tout. Un profil qui comprend bien le métier (comme Tavares par exemple) me parait être plus important, diplôme ou pas.
Emmanuel S., Le mardi 13 février 2018

C'est sympa, ces discussions, mais quel traumatisme, cette question de diplômes ! Ça nous travaille, la détestation de l'X… Un Chinois dirait, le gros bon point fort, c'est Michelin, + le côté multiculturel. Y a qu'en France qu'on s'occupe des X.
Pierre l'Alpin, Le mardi 13 février 2018



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