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Equipementiers - 20/06/2008

Valeo obtient une aide de 61 millions d’euros pour son programme LOwCO2MOTION Article de plus de 7 jours. Uniquement accessible aux membres du Club ou à l'achat à l'unité

Le programme de recherche de Valeo baptisé LOwCO2MOTION comprend le développement d’un système « Camless » et d’un système du type Stop&Start associé à la récupération d’énergie. Dans ce programme Valeo est associé à huit partenaires dont PSA et Bolloré et estime à 30%  le potentiel de réduction de consommation de ces deux dispositifs.

"La Commission européenne a décidé de ne pas soulever d’objection en vertu des règles du traité CE sur les aides d’Etat à l’égard du soutien financier de 61 millions d’euros accordé par la France au programme de recherche-développement (R&D) intitulé "LOwCO2MOTION"", a annoncé la Commission européenne le 17 juin dernier.
Cette décision  permet la poursuite d’un projet dont le coût global est estimé à 211,6 millions d’euros sur la période 2007-2011. Valeo est le chef de file de ce projet qui engage huit partenaires et percevra 54,8 millions d’euros (sur les 61 millions) dont 19 millions de subventions directes et 35,8 millions d’avances remboursables (en cas de succès et de mise sur le marché des produits développés, Valeo remboursera cette partie de l'aide). Ce programme avait été accepté par l’Agence de l’innovation industrielle en février 2007, il est désormais géré par Oseo qui a repris les projets de l’AII en janvier 2008. Il est le plus important géré par cet organisme qui octroie habituellement des aides d’un montant maximum de 10 millions d’euros. 

Deux systèmes : "camless" et "hybridation douce"
Baptisé LOwCO2MOTION, ce programme de recherche engage huit partenaires sur deux projets.
Le projet de mise au point d’un système sans arbre à cames ("camless") est développé avec l’Institut national polytechnique de Grenoble (INPG) et l’Institut français du pétrole (IFP).  Il s’agit dans ce cas d’améliorer le rendement et l’efficacité du moteur en actionnant les soupapes de manière individuelle par des actionneurs électromagnétiques. L’équipementier automobile allemand TRW automotive et la société allemande d’ingénierie automobile IAV GmbH, seraient également partenaires de ce projet.
Le projet "d’hybridation douce" consiste à coupler un système du type Stop&Start (technologie StARS+X de Valeo) avec une batterie capable de stocker l’énergie récupérée au freinage. Ce projet vise donc le développement de la deuxième génération du système Stop&Start de Valeo et la mise au point de la fonction récupération d’énergie et stockage dans un super condensateur.
Valeo y est associé au groupe PSA dont le président a annoncé la vente de 1 million de système Stop&Start en 2011. Batscap, filiale de Bolloré, qui fabrique des "surcapacités" (une technologie entre les condensateurs et les batteries) est également associé dans ce projet.
"L’optimum de l’efficacité de ces deux systèmes est obtenue quand il sont associés à bord du même véhicule", explique Valeo qui estime à 20% le gain de la suppression de l’arbre à cames et à 10% le gain issus de "l’hybridation douce" pour un véhicule de taille moyenne. Cette forme d’hybridation permet d’obtenir environ  70% à 80% du bénéfice procuré par une hybridation classique, mais pour un coût nettement plus abordable, explique Valeo.  Elle permettra au moteur essence d’améliorer ses performances en terme de baisse de consommation et donc d’émissions de CO2 par rapport au moteur Diesel qui pourra également être équipé de ces technologies.
Dans son autorisation la Commission européenne relève que "le programme LOwCO2MOTION remédie à des défaillances de marché". Plus curieusement, la Commission estime également que "la réalisation d'un tel programme n'est en effet pas suscitée spontanément par le marché vu les risques élevés associés au programme, et donc de par l'incertitude quant à ses chances de succès et de par la difficulté de fédérer un tel partenariat". Pourtant, la proposition de règlement actuellement en discussion visant à imposer une baisse des émissions de CO2 à 130 g/km en 2012 est une incitation forte au développement de ce type de recherches.
Par ailleurs, la Commission estime également que "les distorsions de concurrence induites par l’aide devraient demeurer limitées car Valeo ne devrait pas acquérir de pouvoir de marché, notamment au vu de la puissance d'achat de ses clients potentiels, des fabricants de voitures."
Florence Lagarde

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