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Autour de l'auto - 24/07/2018

Verbalisation automatique dès 2019 pour le développement des "zones à faibles émissions" d’ici 2020

Etendre le nombre de "zones à faibles émissions" est un objectif majeur de la loi d’orientation des mobilités présentée vendredi 20 juillet par les ministres Elisabeth Borne (Transports) et Nicolas Hulot (Environnement). Les agglomérations de plus de 100 000 habitants auront obligation d’en étudier la faisabilité d’ici 2020.

Les interdictions de circuler sont devenues des modes de régulation aux moins aussi puissants que les normes techniques et leur développement sera un axe important de la loi d’orientation des mobilités. Toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants devront "évaluer l’opportunité" de mettre en place une "zone à faibles émissions".
Le but de ces zones est d’en limiter l’accès à certains types de véhicules "qui ne répondent pas à certaines normes d’émissions et donc qui ont un impact nocif sur la santé des résidents de l’ensemble du territoire", précise le dossier du gouvernement.
La loi prévoira que la sélection des zones, des types de véhicules et des horaires sera du ressort des collectivités locales qui décideront du périmètre géographique ("hyper-centre ou tout le territoire par exemple", selon le dossier de presse), des catégories de véhicules concernés ("par exemple tous les véhicules ou uniquement les poids lourds"), des modalités horaires ("par exemple les jours de semaine de 8h à 20h"), des classes de véhicules interdites ("par exemple les véhicules non éligibles à Crit’air"), de la progressivité des règles dans le temps ("par exemple mise en place d'un calendrier progressif de renforcement des exigences jusqu’en 2024"), des dérogations octroyées ("par exemple pour les véhicules d'approvisionnement des marchés, les convois exceptionnels, les véhicules de collection, etc.")

La France veut rattraper son retard
"Les faits sont là. Il y a 220 zones en Europe et 2 en France. Nous ne sommes pas en avance", a dit la ministre des Transports, Elisabeth Borne lors la conférence de presse du vendredi 20 juillet.
"Les zones à faibles émissions visent à protéger les français. Dans un premier temps il faut que ce dispositif soit souple pour s’adapter aux réalités du terrain.  C’est aux élus de définir le périmètre, les catégories de véhicules concernés et les plages horaires", a dit le ministre de l’environnement Nicolas Hulot. "Nous avons la preuve que cela fonctionne à Grenoble et à Paris", a-til dit citant une baisse de 12 à 15 % des émissions, selon l’Ademe.
"Alors que ces zones sont aujourd'hui uniquement déployées à Paris et à Grenoble, la loi porte l’ambition de voir ces zones se déployer rapidement dans d’autres villes françaises, en particulier celles dont les seuils de concentration de polluants atmosphériques sont régulièrement dépassés. Elle donnera aux collectivités les moyens de les mettre en œuvre facilement et de manière adaptée à chaque situation locale", précise le dossier de presse du ministère de l’environnement.
Sont donc en priorités concernées les zones visées par la plainte de la Commission européenne devant la Cour de justice européenne contre la France (CJUE) "pour non-respect des valeurs limites fixées pour le dioxyde d'azote (NO2)". Ces agglomérations ont déjà toutes publiées "une feuille de route", qui n’a jusqu’à présent pas suffit à convaincre la Commission européenne.
Outre Paris et Grenoble, il s’agit de Fort-de-France, Lyon, Marseille-Aix, Montpellier, Nice, Reims, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Vallée de l'Arve et Vallée du Rhône.

Une quasi-obligation pour les territoires visés par la plainte de la Commission
Le gouvernement propose à ces 15 territoires visés par le contentieux européen de signer le 8 octobre prochain "un engagement pour le déploiement des zones à faibles émissions" et invite les territoires qui seraient volontaires "à se joindre à la démarche".
Par ce pacte, le gouvernement veut obtenir le déploiement d’au moins "une première zone à faibles émissions sur leur territoire d’ici fin 2020" et les forcer à se mobiliser sur la mise en place d’outil permettant de "donner des facilités à l’usage aux transports collectifs, aux mobilités propres et partagées (parkings dédiés ou relais, voies réservées, infrastructures de recharge…) et à porter des plans ambitieux en faveur des mobilités actives [comprendre vélo, NDLR]".
"Pour les faire réussir il y aura besoin de contrôles automatisés avec la vidéo verbalisation et les contrôles sanction automatisés", a dit Elisabeth Borne. L’Etat va donc s’engager à modifier le cadre réglementaire pour les rendre possibles. Le cadre juridique sera également adapté "pour faciliter la mise en place de système de tarification de congestion" et "accompagner la mise en place de péage inversé (*), ou encore la possibilité de dédier des voies de circulation aux transports en commun ou en covoiturage".
Le gouvernement s’engage également "à défendre au niveau européen des normes ambitieuses pour la réduction des émissions polluantes pour l’ensemble des véhicules thermiques".
Présent à la conférence de presse des ministres, Christophe Nadjovski, maire-adjoint de Paris, chargé des transports, des déplacements, de la voirie et de l'espace public, a insisté sur la verbalisation automatique : "Ces zones à faibles émissions sont efficaces mais nous avons besoin de l’accompagnement de l’Etat pour la possibilité d’expérimenter le contrôle automatique dès 2019 à Paris", a-t-il dit.
Même si Nicolas Hulot a souligné plusieurs fois que son engagement pour la qualité de l’air n’était pas lié au contentieux européen, c’est quand même bien de cela qu’il s’agit. "Il est plus intelligent d’investir dans des solutions concrètes que de payer des amendes à la Commission européenne. Nous avons une volonté et un plan d’action qui mérite que cet argent soit utilisé pour investir", a-t-il dit.
Florence Lagarde

(*) Ce type de dispositif, déjà testé avec succès aux Pays-Bas, a pour objectif de changer les habitudes de certains automobilistes en les incitant financièrement à ne plus rouler pendant les heures de pointe. Les personnes volontaires pour participer à ce type programme peuvent notamment décider de changer de mode de déplacement ou de décaler leurs horaires.

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Réactions

Bien ,déplaçons lâ pollution de la zone des riches sur la zone des pauvres,compris!!! Oui chef mais si ya du vent?et pendant ce temps lâ la Suède brule.....
On est ,on est ,on est les Champions grace a l'Ademe et ses études foireuses,allez on ferme,tous à la pêche
alain boise, Le mardi 24 juillet 2018

Le matin, quand j'ouvre ma lettre quotidienne preferee et que je vois en tete de page cette photo qui represente les tetes pensantes de notre avenir automobile, je me dis : " Mais quelle va etre aujourd'hui la mauvaise nouvelle du jour"? Quand je pense que Nicolas Hulot caracole en tete des personalites preferees des Francais avec pres de 80% de satisfaits........
Chris, Le mardi 24 juillet 2018

Et oui Chris le petit Nicolas s'est tranformé en super flic avec son carnet a souches,au fait z'avez vos papiers!!!
Vous plantez ùn ecolo et vous récupérez ùn PV ,vite Benalla et sa matraque,et quand je pense que mon candidat à eu un carton rouge parcequ il a embauché sa femme comme collaboratrice.....
Allez ùn Muscadet et ca repart
alain boise, Le mardi 24 juillet 2018

Alain Boise,

C'est vous qui nous polluer l'air, vous vous sentez pris d'une mission à poster tous les jours sur tous les articles de ce cher AutoActu, à verser votre aigreur quotidienne, vos opinions digne d'un bar PMU.. Pourquoi vous nous infligez, nous, simple passant à subir vos diatribes?

Si vous pensez être meilleur que ces politicards écologistes, si vous savez ce qui est bon pour les riches, les pauvres, notre santé, nos sociétés, lancez vous dans la politique ou faites un One Man Show!
La société a besoin de l’expertise d’Alain Boise, un spectateur 100% réac de qualité. Lancez vous!
François , Le mardi 24 juillet 2018

Francois x
Je suis ùn épidermique et des que je vois le mot ecolo je bondis desolé ,chuis comme vous dans lâ bagnole et j'en vit,ce qui m'autorise en bonne democratie que vous vénérez aussi je suppose a donner mon point de vue.
Vous êtes autorisé vous meme a développer vos arguments sans l'insulte,reac,PMwu,beauf,benêts voire Con.
Prouvez moi démontrez moi que cette politique và dans le bon sens en passant de 110 à 112 grammes de CO2 .
Lâ vie est courte Francois x ne vous faites pas de mal à me lire et venez a l'Alpine bar club ( ABC) nous expliquer lâ vision de votre Monde futur.
Bonne journee et vive la bagnole
alain boise, Le mardi 24 juillet 2018

à A.B.: où est-ce l'ABC ??
Jacques CHEINISSE, Le mardi 24 juillet 2018

Cousin Alain courage …!

Dans la continuité d'un commentaire déposé hier déjà sur le même thème (le plan mobilité du gouvernement) …Le lien d'un article sur le fameux rapport remis au ministre des transports
https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/23/2840315-rapport-accablant-sur-l-etat-des-routes-en-france.html

Plaise à la rédaction de le maintenir !

"On a hâte de connaître" les objectifs du gouvernement pour remettre à niveau l'état du réseau routier tricolore …

Compte tenu de l'atmosphère ambiante anti bagnole et de l'état des finances publiques (Etat comme collectivités locales ou territoriales..)
sans illusion aucune quand même .. .
Pourtant "on ne demande qu'à être surpris en bien"...

Reste qu' il est bien plus facile de réprimer et de contraindre les citoyens ou usagers que de programmer des travaux coûteux pour l'Etat (donc pour le contribuable) de manière immédiate surtout quand rien n'est entrepris pour réduite les déficits budgétaires ...



ADEAIRIX, Le mardi 24 juillet 2018

Nous serions si fier de vous recevoir M Cheinisse,vous êtes notre Deschamps, nous ne sommes pas nostalgiques tournes vers l'avenir,avez vous un Mel, respects et bravo encore d'avoir mène notre équipe de France championne du Monde
alain boise, Le mardi 24 juillet 2018

Nous ne saurons donc jamais où est l'ABC. Quel dommage pour une fois qu'Alain avait un propos qui faisait l'unanimité.

Alors finissons la journée sur cette phrase attribuée à notre "prophète" à tous M. Cheinisse:
"Alors les gars on ne se sort plus! Ca se traine?"
Grumly Ours, Le mardi 24 juillet 2018

Enfin une fois ...l'unanimité j'en tremble encore.....je peux me tromper et le doute l'habite mais mon grand âge me permet d'affirmer qu'un ecolo n'est qu'un flic qui fumé de l'herbe et des cheveux sales
alain boise, Le mardi 24 juillet 2018

Dans l'état actuel des choses un véhicule électrique, c'est comme une Ferrari, tu peux en acheter une si tu as en plus une "vraie" voiture (polyvalente pour faire simple)...et de gros moyens, tant que les séries produites seront trop courtes.
Et pourtant la voiture "décarbonée" est inéluctable à terme.
Alors les braves constructeurs s'y essayent régulièrement., bien enfumés par les pouvoirs publics qui leur promettent à très court terme, zones à faibles émissions et borne de recharge à gogo. J'ai vécu cela en 2009/2010 ; on estimait que les dites zones dans les grandes villes européennes allaient représenter rapidement quelque chose comme 3 ou 4 % du marché européen.
Ce marché "réservé" justifiait les efforts de PSA et Renault...
On voit où on en est en 2018..et .je vous laisse imaginer les ardoises des constructeurs...
Frédéric Lepeytre, Le mardi 24 juillet 2018



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