Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Offres commerciales

Statistiques

Offres d'emploi

VALEO : Technicien(ne) Banc et Essai (H/F) - La Verriere 78VALEO : Ingénieur Essais Mécaniques (H/F) - La Verriere 78VALEO : Ingénieur Expert en Intelligence Artificielle H/F CRETEIL 94VALEO : Architecte Logiciel (H/F) - CRETEIL 94VALEO : Ingénieur Qualité Fournisseur H/F - Cergy Pontoise 95GROUPE SCHUMACHER : Mécanicien Service Rapide (h/f) VERNOUILLET 78GROUPE SCHUMACHER : Conseiller Service Mécanique (H/F) Mantes-La-Ville (78),GROUPE SCHUMACHER : MÉCANICIENS (h/f) Nanterre (92)BRIDGESTONE : RESPONSABLE DE SECTEUR ? SECTEUR NORD OUESTGROUPE PAROT : Un(e) Responsable Après-Vente (H/F) Châteauroux 36GROUPE PAROT : Comptable Fournisseur (H/F) basé(e) à Orléans 45Renault-Nissan Consulting : Consultant (F/H) 92 Boulogne BillancourtRenault-Nissan Consulting : Manager (F/H) 92 Boulogne BillancourtMICHELIN : Manager de Production France H/F (La Roche sur Yon, Cholet, Montceau les Mines, Troyes, Bourges, Epinal, Le Puy en Velay, Clermont-Ferrand, Bassens près de Bordeaux...).GROUPE COMO : Responsable RH Groupe ? HRBP H/F - PARIS 12PSA RETAIL - Conseiller Commercial Services (CCS) (H/F)AUTO CONSULTANT : Devenez Conseiller Commercial Automobile (H/F) AUBIERE et CLERMONT-FERRAND (63)AUTO CONSULTANT : Devenez Conseiller Commercial Automobile (H/F) Montrouge (92)AUTO CONSULTANT : Devenez Conseiller Commercial Automobile (H/F) La Teste de Buch (33)VOLKSWAGEN : Responsable assistance client et support réseau (H/F) Villers-Cotterêts (02)EUROMASTER : Responsable centre de services Véhicules légers H/F en CDI à Salaise-sur-Sanne.EUROMASTER : Mécanicien Poids Lourds H/F en CDI à Le Blanc Mesnil.BRIDGESTONE : COORDINATEUR(-TRICE) DES VENTESBRIDGESTONE : ASSISTANT(E) MARKETING : Produit / Communication / EvènementielGroupe COMO : Comptable H/FGROUPE COMO : Magasinier Vendeur Pièces de Rechanges H/FPSA RETAIL - Conseiller Commercial Véhicule d?occasions (H/F)VOLKSWAGEN - Contrôleur de gestion consolidation et reporting (H/F)Conseiller Commercial VNDirecteur des Ventes (Field Sales Manager) CitNOW Video France
Voir toutes les offres

Exclusif !

envoyer par email
Analyse - 10/05/2010

Automobile du futur : l’inconnue jeune

La chronique de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa, réseau international de recherche sur l’industrie automobile et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.

Invité à intervenir mercredi 5 à la Conférence de l’Union Routière Française intitulée "Le secteur de la route entre choc conjoncturel et redéploiement structurel : Quelle nouvelle donne mondiale ?", j’avais mis au cœur de ma présentation la question du consentement des sociétés et des ménages à payer pour l’automobile. Dans la discussion qui a suivi, P. Dehennin, Président du Directoire de BMW Group France réagit en s’inquiétant de la forme d’anti-automobilisme qui coexiste en France avec une volonté apparemment toute aussi forte de défendre l’industrie, l’emploi qui y est associé et le rayonnement automobile du pays. Il exprima, sur un registre un peu différent, une inquiétude pour l’avenir fondée sur le désintérêt des jeunes générations pour l’automobile. C’est M. Gardel, aujourd’hui vice-président External Affairs chez Toyota Motor Europe, présent à la tribune qui réagit à ce second aspect du problème en indiquant combien, depuis le Japon, il est devenu central et en soulignant que des réponses "produit" commencent d’être conçues pour en prendre acte.

Cette même semaine, J. Reed dans le Financial Times consacrait vendredi un article aux offres de mobilité "Mu by Peugeot" et "cars on demand" de Daimler sous le titre "Les constructeurs tentent d’attirer la génération téléphone mobile par le développement du ‘pay-as-you-go’". Reed donnait la parole à P. Feillard, responsable de la prospective automobile-clients-marchés chez PSA, qui souligne, que, à travers la vente de ces "mobility units" (MU) : "la vraie question est de savoir si il y a un réel marché derrière ces tendances et si les constructeurs peuvent en tirer profit".

 

On a là effectivement une préoccupation de plus en plus prégnante qui est un temps restée cantonnée dans le cercle de ces mauvais coucheurs que sont les chercheurs et qui est maintenant omniprésente chez les acteurs. Ainsi que le suggère Feillard, elle recouvre trois questions de nature un peu différentes : celle du pouvoir d’achat des jeunes, celle de leurs valeurs et habitudes de consommation et celle de l’aptitude des constructeurs à s’adresser à eux.


On pourrait être tenté de s’arrêter au premier point tant il est explicatif. Les jeunes sont plus concernés par la croissance du chômage. Les jeunes sont locataires lorsqu’ils peuvent cesser de cohabiter avec leurs parents et sont donc les premières victimes de la croissance des prix des loyers. Lorsqu’ils ont des revenus ce sont des revenus du travail dans un monde où ce sont les revenus du capital qui ont le plus cru. Les jeunes sont plus urbains dans un monde où les alternatives à l’automobile se sont fortement développées en ville mais pas ailleurs. On comprend dès lors que l’âge moyen des acheteurs de véhicules neufs de plus en plus chers n’ait pu que croître et que, à écouter leurs clients et ceux de leurs concurrents, les marketings constructeurs aient développé des offres s’adressant à d’autres qu’eux.  D’une certaine manière, le marché du neuf a toujours été ainsi "déformé" en âge : les primo-acquisitions étaient faites sur le marché de l’occasion et ce n’était que plus tard, dans leurs cycles de vie, que les ménages accédaient au neuf. Les 15 dernières années n’ont que renforcé la tendance et le couple renchérissement des prix des VN/amélioration de l’offre VO a généré des phénomènes de retour du neuf vers l’occasion et le développement en proportion croissante de générations entières qui n’accèderont jamais au neuf.


Comme en témoignent le fait que l’âge du passage du permis recule et que les proportions des jeunes générations ne le passant pas croissent et le fait que, ayant leur permis et/ou les moyens d’acquérir un véhicule, fût-il d’occasion, de nombreux jeunes ne se motorisent pas, la question du pouvoir d’acheter de l’automobile se double des questions de la nécessité et du désir d’en acheter. Elle est en large partie liée aux dépenses et valeurs concurrentes. C’est là qu’interviennent les dépenses liées au complexe de plus en plus intégré téléphone mobile-internet-jeux vidéos… Celui-ci correspond à la fois à ce qui est valorisé et valorisant parmi les générations montantes, aux sommes qui sont associées à ces postes et aux caractéristiques des offres concernées. A ces trois niveaux effectivement, les constructeurs ont du souci à se faire : l’automobile importe beaucoup moins que le portable, l’écran plat et le lecteur BluRay et elle est ringardisée ; les ventes de VN sont largement dominées par le poste "Services de télécommunication" dans les dépenses des ménages et cette domination est écrasante pour les moins de 35 ans ; les offres sont forfaitisées et donnent accès à des matériels "up to date" dont le service rendu croît d’année en année et apparaît aussi indispensable que celui de l’automobile ressort comme "dispensable".


Comme les low cost dans l’aérien l’ont initié, comme la SNCF a su le faire depuis 15 ans, une "offre jeune" dans ce contexte est une offre qui prend acte de ce que sont les sommes qui sont susceptibles d’être captées étant donnés leurs revenus d’une part et leurs priorités d’autre part. Lorsque l’on voyage sur Air France ou en TGV professionnellement par exemple, on jouxte des jeunes qui ont payé pour leur trajet un quart ou moins de ce que nos employeurs ont payé pour nous… Se sachant dominés dans les dépenses des jeunes, il faut se développer depuis la place qu’ils vous accordent et non pas essayer de les convaincre de vous donner celle que leurs parents avaient bien voulu vous faire. Se sachant dominés dans les valeurs des jeunes, il faut trouver une place sur leur ePhone et faire une place à leur ePhone. Comme le montre l’expérience Logan-Sandero, la fuite des ménages vers le VO n’est pas une fatalité. On attend aujourd’hui les innovations qui démentiront les pronostics fatalement alarmants que l’on ne peut manquer de faire en extrapolant les tendances passées s’agissant des jeunes. L’électrique est une occasion d’initier ce mouvement. Les constructeurs sont des candidats naturels à devenir dans ce domaine les interlocuteurs de ces nouveaux clients. SFR, Orange, la SNCF, la RATP, Ucar ou Super U aussi.
Bernard Jullien

Partagez cet article :

Réactions

Pour séduire des jeunes faudrait avant tout moderniser le design extérieur et intérieur des voitures avec des systèmes électroniques qui ne soient pas à la traine de N générations par rapport aux produits du commerce (MP3, Smartphones, GPS, Avertisseurs de Radars etc ...). Et bien sur à un prix similaire et pas l'option à 2000€ comme on le voit trop souvent et qui fait passer les constructeuirs auto pour des voleurs.
Il n'en reste pas moins que le Vélo restera le meilleur moyen de locomotion dans les grandes et moyennes villes.
Voiture électrique ou pas, on aura toujours des bouchons !

Dernier facteur qui risque bien de tuer notre industrie à court terme : La bulle immobillière constituée dans les années 2000 (+150% de croissance du prix du m2 en France depuis 2000) qui rend les jeunes et moins jeunes insolvables si ils décident de passer à un achat immobillier avec des emprunts sur 25 ans à 30% de leurs revenus qui n'augmentent plus aussi vite que ceux de leurs ainés d'il y a 20ans, crise oblige...
Chr$, Le lundi 10 mai 2010

Personnellement et faisant partie des moins de 35 ans, ce n'est pas qu'une question de moyen l'automobile, c'est une question de rêve, on est prêt à payer cher ce qui nous différencie ou nous donne de la valeur. L'immobilier est dans cette optique, même si ça coute cher on espère demain le vendre plus cher qu'aujourd'hui, l'Iphone et autres technologies du même type est lui une différence qui valorise. L'automobile (comme le frigo) sont devenus si communs qu'ils ne font plus rêver, pire devenu si banal on passe pour ringards et faisant partie de la masse si on en achète. Les seuls marques a y échapper, les marques premium Audi,Mini... sur lesquelles je vois souvent un A, celui du débutant. Bref, les jeunes ne se désintéressent pas de l'automobiles plus que leurs ainés, ils ne rêvent plus de marques généralistes banales mais de luxes inaccessibles, ou d'un Iphone plus accessibles. Et pour ceux qui ont les pieds sur terre et ont besoin d'une auto, ils ont remarqués comme d'autres consommateurs avant eux, qu'une bonne occasion pouvait faire le même usage qu'une neuve pour moins chère et laisse donc les autres dépenser l'argent qu'ils n'ont pas pour une voiture.
Freddy Lemouss, Le lundi 10 mai 2010



Financo mise sur la proximité pour accroître son activité
Opel n’a eu pas d'effet négatif lié à ses difficultés économiques en 2009, selon Alain Visser



Copyright © 7853 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017