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Constructeurs - 13/08/2018

La drôle de feuille de route des quatre dernières années de Carlos Ghosn comme PDG de Renault

La chronique de Bernard Jullien, Maître de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.

Article publié le 19 février 2018

Le feuilleton de la succession de Carlos Ghosn comme PDG de Renault va continuer puisque le Conseil d’Administration n’est pas parvenu à prendre de décision et l’a maintenu comme Président et Directeur Général. On peut comprendre ses membres qui pouvaient craindre que la solution consistant à ce qu’il se maintienne à la tête de l’Alliance et à la Présidence de Renault tout en nommant un Directeur Général de Renault n’aboutisse à ce que l’essentiel de la stratégie se décide au niveau de l’Alliance c’est à dire loin de tout vrai contrôle des actionnaires. En maintenant Carlos Ghosn à la tête de Renault, le Conseil d’Administration se donne ainsi les moyens de le garder à sa portée et s’assure que la stratégie de l’Alliance et – donc – de Renault continuera de pouvoir être discutée avec lui, à Paris.

D’une certaine manière, la nomination d’un "vrai numéro 2" aux prérogatives étendues par rapport à celles qu’avaient pu avoir Patrick Pelata puis Carlos Tavares correspond au schéma qu’avait en tête Carlos Ghosn : les actuels patrons de Nissan ou de Mitsubishi sont de facto dans des positions assez homologues à celle dans laquelle va se trouver ce lundi Thierry Bolloré ; ils dirigent les opérations mais ne conduisent pas complètement l’entreprise et sa stratégie puisque cela relève de la Présidence, de l’Alliance et donc de Carlos Ghosn. L’Etat français semble considérer que le directeur général de Renault, actionnaire majoritaire de Nissan lui même actionnaire majoritaire de Mitsubishi, a vocation à présider les trois entités et l’Alliance.

La curieuse feuille de route que l’Etat et le Conseil d’Administration ont donné à Carlos Ghosn est de préparer son départ en faisant reposer l’Alliance sur une gouvernance clarifiée et non sur son omniprésence dans les trois entreprises qui permet d’impulser – et d’imposer – les domaines de coopération et le rôle de chacune dans chacun des dits domaines sans renoncer à l’autonomie et aux spécificités des entreprises (1).

Interrogé vendredi sur cette question, Carlos Ghosn (2) a redit que toute solution qui n’aurait pas l’aval des deux Etats serait mort-née et a semblé continuer de défendre le schéma "original" qui prévaut depuis bientôt 20 ans. Il a insisté sur l’ampleur des coopérations, sur la conviction chez les uns et les autres de l’intérêt mutuel à les poursuivre et les approfondir en donnant l’exemple de ce qui vient d’être décidé dans le domaine des véhicules utilitaires. Répondant à une question sur les raisons qui pouvaient aujourd’hui l’inciter à revenir sur sa défense passée de l’Alliance comme solution organisationnelle adaptée, il a semblé indiquer en creux qu’il n’était pas plus convaincu qu’hier de l’intérêt d’une classique fusion. En un mot comme en cent, il semble défendre que la fusion est politiquement inenvisageable et opérationnellement peu souhaitable et si cette analyse est celle qui le rend incontournable, il n’est pas certain qu’elle soit infondée, même une fois lui parti.

Le seul problème pour lui est celui de la désignation de celui qui lui succèdera à la tête de l’Alliance : le mode de désignation (révocation), les prérogatives et l’articulation de celles-ci avec celles des présidents et directeurs des trois entités sont évidemment les principales questions pour lesquelles Carlos Ghosn va devoir proposer des réponses convaincantes. Il faudra en effet au futur patron de l’Alliance une légitimité très forte pour en assurer la pérennité.

En pure logique, on peut envisager trois schémas :
- la fusion pure et simple ;
- la quadruple présidence ;
- les trois présidences distinctes et une présidence de l’Alliance.

Il semble que l’Etat milite pour une fusion et espère pouvoir obtenir que la logique de 1999 qui avait permis à Renault de prendre le contrôle de Nissan puisse prévaloir 20 ans après et donne le contrôle de Renault-Nissan-Mitsubishi à Renault. Carlos Ghosn assure depuis longtemps que ce schéma est proprement inacceptable pour l’Etat japonais si l’Etat français continue de détenir 15% du capital et 23% des droits de vote au CA de Renault. Dès lors qu’il est peu probable que l’Elysée renonce aux 15%, on voit mal comment Carlos Ghosn pourra sortir de l’impasse sur ce projet. Les arguments qu’il a défendus depuis des années contre cette solution de la méga-fusion qui a rarement fonctionné dans l’industrie automobile continuent du reste d’être valables : Renault, Nissan et Mitsubishi coopèrent mais ne convergent que très partiellement après 20 ans et auraient probablement beaucoup à perdre à unifier à marche forcée leurs pratiques.

La seconde solution – la plus raisonnable sur le papier - consisterait au fond à rechercher un nouveau Carlos Ghosn en considérant que la meilleure manière de concilier autonomie et forte coordination des stratégies est de mettre les directions générales des trois entreprises et les services de l’Alliance sous la tutelle d’un même homme. Il n’aurait besoin d’être Directeur Général d’aucune des trois entreprises et l’on pourrait même acter qu’il ne le soit pas pour ne pas introduire de biais. La Direction de l’Alliance pourrait tourner et il n’y aurait guère de raison de rompre alors avec les structures de l’Alliance avec son "board" représentant les entreprises, ses "global executives" (managers globaux) et ses "converged function leaders" (responsables convergence fonctionnels) (3). Etant donné le poids de Renault dans le capital de Nissan et celui de Nissan dans l’actionnariat de Mitsubishi, ce serait en France que ce quadruple président serait de facto désigné ce qui risquerait de poser problème au Japon puisqu’il faudrait alors accepter que les destinées de Nissan et Mitsubishi restent ad vitam aeternam décidées par un Président désigné en France.

Reste la troisième des solutions qui consisterait à donner à chaque entreprise trois présidents distincts et à concevoir un processus de désignation d’un président de l’Alliance et d’un board. La solution aurait le mérite de permettre de donner à Nissan et Mitsubishi des PDG japonais et à Renault un PDG français ou, en tout cas, un PDG désigné en France. Les entreprises resteraient cotées indépendamment les unes des autres. Toutefois, la solution aurait pour principal inconvénient de faire de ces PDG des PDG aux prérogatives limitées. En effet, tout le problème serait alors la désignation du Président de l’Alliance et la définition de ses prérogatives nécessairement larges : pour que l’Alliance puisse fonctionner, il faut que sa Présidence soit clairement au dessus des PDG des trois entreprises qui lui abandonnent une part majeure de leur "souveraineté" stratégique. Il faut donc que le patron de l’Alliance ait une très forte légitimité sans quoi il n’aurait pas la capacité d’arbitrer en cas de différend. Il serait de surcroit peu judicieux d’être trop précis dans la définition des prérogatives des uns et des autres puisque celles ci ont vocation à évoluer au gré de l’approfondissement des coopérations.

Comme disent les économiste, dans cette affaire l’atteinte de l’optimum optimorum ("first best") paraît hautement improbable et il faudra très probablement se satisfaire d’un compromis raisonnable ou d’un optimum de second rang ("second best"). Les coopérations développées depuis bientôt vingt ans et le nombre de dossiers sur lesquels les entreprises ne peuvent plus se passer l’une de l’autre ont créé des irréversibilités et une conviction très largement partagée que les entreprises sont en bien meilleure posture alliées que séparées. Dans ce contexte, le fait qu’il faille se satisfaire d’un schéma de gouvernance un peu atypique et pas complètement bordé devrait s’imposer et faciliter le compromis. 
Bernard Jullien

(1) https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/l-avenir-de-l-alliance-renault-nissan-au-coeur-du-mandat-de-carlos-ghosn_567947
(2) http://event2.media.renault.com/160218/presse/externe/player_fr7.html
(3) https://www.alliance-2022.com/executives/

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Réactions

Quel enfumage! Rappelons qu'il ne s'agit que d'une société qui fabrique des voitures. On n'est ni au Vatican ni à la Maison Blanche.
MaFf, Le lundi 19 février 2018

Encore que par les temps qui courent, il vaut mieux prévoir sa succession de son vivant...
;O)
Lucos, Le lundi 19 février 2018

Carlos a reussi a passer au statut de superstar,mais comment font les autres constructeurs?
alain boise, Le lundi 19 février 2018

Il n'a pas entièrement tort l'internaute...ces messieurs hauts dirigeants de l'Alliance qu'ils ne se prennent pas pour les papes de l'automobile et qu'ils sont tous seuls sur le marché, car leurs trois concurrents directs (GM, Toyota et VW) ne vont pas leur faire de cadeau, à savoir, avec trois marques distinctes et certaines avec plus d'intelligence du marché que d'autres et avec aussi l'atout américain de Nissan et Mitsubishi, au fait ils ont un formidable fusil à trois coups.
Carlos Goshn s'il serait tout seule avec Renault et sans Nissan et Mitsu , il n'irait pas loin...il n'a pas réussi à faire une gamme exportable dans le plus grand marché du monde que sont les US.
Il n'aurait pas le designer qu'il a il serait un petit constructeur encore plus banal!
Regardez attentivement de près ce qu'il produit et remarquez la piètre qualité et la petite fiabilité...il a beaucoup appris avec ses copains japonais!
Il lui manque en France en plus l’essentiel...encore plus de culture client.
Remarquez le client aisé est bien traité...beaucoup mieux traité que chez les cousins allemands, pour le prix exagéré qu'ils payent à chaque fois et le mépris des concessionnaires allemands en France est gratiné c'est connu.
Jo Duchene, Le lundi 19 février 2018

Indirectement en lien avec la chronique
Si Autoactu a rendu compte du départ pour "raisons de santé" du compétiteur interne de Thierry Bolloré le "super" industriel, en l'occurrence Stefan MULLER (ex BMW notamment) le "super" commerçant ... Il ne me semble pas avoir lu dans les pages d'Autoactu un article sur le départ de Thierry DESMAREST pour des "raisons personnelles" avant le terme de son mandat ... Un hasard du calendrier à défaut d'explications plus embarrassantes (?) .

ADEAIRIX, Le lundi 19 février 2018

Eh oui...des fois des egos démesurés et aussi du grain à moudre pour des chasseurs de tête, mais avec des promesses de parachutes dorés en entrée et en sortie!
Jamais à court de pognon dans ces boites!
Heureusement que les boites ne font pas faillite quand ils partent et même quand ils arrivent sauf quelques exemples fâcheux!
L’automobile reste pour certains une bonne vache à lait!
Quand il y a le bon produit et surtour à la mode..c’est le jackpot pour les grosses têtes!
Après il y a les midinettes
Jo Duchene, Le lundi 19 février 2018

Pourquoi minimiser le travail de Carlos Goshn,et vous vos resultats du haut de votre tour du 18 eme?( non pas siecle ,arrondissement!)
alain boise, Le lundi 19 février 2018

Eh oui...des fois des egos démesurés et aussi du grain à moudre pour des chasseurs de tête, mais avec des promesses de parachutes dorés en entrée et en sortie!
Jamais à court de pognon dans ces boites!
Heureusement que les boites ne font pas toutes faillite quand ils partent et même quand ils arrivent sauf quelques exemples fâcheux!
L’automobile reste pour certains une bonne vache à lait!
Quand il y a le bon produit et surtour à la mode..c’est le jackpot pour les grosses têtes!
Après il y a les midinettes et les fan club qui parlent de stars...c’est un peu beta!
Jo Duchene, Le lundi 19 février 2018

Pour répondre aux carpettes à star il faut leur répondre que la star est plus que grassement payé pour le boulot qu’il fait... mais de tout temps il y a eu des lécheurs de bottes !
Jo Duchene, Le lundi 19 février 2018

Parlez nous de vos résultats,du haut de votre tour oû dns votre C Acheres ....
alain boise, Le lundi 19 février 2018

Bolloré est là pour la décoration car c'est Ghosn qui dirige tout via l'Alliance dont des statuts sont néerlandais et qui échappent à l'Etat français. Le moment venu, le successeur de Ghosn sera désigné par lui car c'est une féodalité que l'Alliance et Macron a compris qu'il ne peut rien faire. On a allumé des contre-feux pendant des années sur la rémunération de CG pour mieux cacher le vrai problème : l'Alliance !
jyh, Le lundi 19 février 2018

Totalement d’accord avec MaFf.
Quel pataquès autour du successeur du président et/ou DG de la Sainte Alliance divine !
Mais comment ont fait les présidents successifs de General Motors, sans Carlos Ghosn. A la belle époque de ce groupe, il existait autrement plus de marques (GMC, Oldsmobile, Pontiac, Cadillac, Chevrolet, Saturn, Holden, Opel, Vauxhall, sans compter toutes les marques de l’équipementier Delco Products) avec un chiffre d’affaires supérieur au PIB de la France, réalisé par près d’un million de salariés.
L’aventure a commencé dans les années 1900 et le petit groupe est sur le podium mondial depuis 120 ans, sans Carlos Ghosn.
Personne ne fait autant d’esbroufe avec les PDG qui se sont succédés à la tête de PSA, et pourtant :
François Gautier, vous connaissez ? C’est lui qui a créé le groupe PSA Peugeot-Citroën, si si, un petit rapprochement tout facile à faire
Jean-Paul Parayre qui a procédé au rachat de Chrysler Europe et rationnalisé un portefeuille de marques invraisemblable (Talbot, Simca, Sunbeam…) Là aussi, fastoche.
Jean-Martin Folz qui a passé des accords « moteur » avec BMW (un petit constructeur de mobylettes et de bagnoles avec des motorisations quelconques) et des accords « véhicules » avec deux constructeurs asiatiques pas très connus, japonais je crois, qui vivotent dans le marigot automobile : Toyota et Mitsubishi
Philippe Varin qui a « simplement » organisé le rapprochement avec General Motors (voir plus haut qui est ce petit groupe américain) et permis à Carlos Tavares de procéder au rachat d’Opel et de Vauxhall sans en faire une « Alliance » finalement ingouvernable aux dires même du dirigeant suprême.
On se calme, le successeur de l’Actuel vont très bien s’en sortir, que ce soit la solution 1, la 2 ou la 3 proposée par M. Jullien, et ne vont pas mettre la Sainte Alliance cul par-dessus tête, rassurez-vous.
Amen
Bruno HAAS, Le lundi 19 février 2018

Tout a fait d’accord avec Bruno. La concentration en vue de moins de constructeurs auto va se poursuivre, ce qui n’empêchera pas toute une série de petits outsiders.
Par ailleurs l’automobile mondiale est en fuite en avant avec cette histoire de la voiture autonome et beaucoup de morts vont être causés dans les pays avancés « par défaut de vigilance » au volant.
Il sera encore triste de constater que ce sera les administrations qui vont siffler une fin pour cette « plaisainterie technique» qui prend une allure déraisonnable, sans comter le ridicule achevé de la compéticion avec les GAFA.
Voilà le type d’annonces qu’on s’attend a entendre de la part d’un nouveeau PDG pour ce faire remarquer, mais que finalement n’aura pas de suite...comme les millions de VE à arriver que tout le monde annonce pour 2022 ....tiens le 22 à Asnières...c’est ça !!!
Jo Duchene, Le lundi 19 février 2018

.."Sans comter le ridicule achevé de la compétition avec les GAFA ?"

Sans conter des faristouilles vaut mieux savoir compter les boulons, hein ...

Sinon pour intéressant que soit la revue de Bruno concernant l'historique des patrons de PSA ainsi que leurs apports respectifs et successifs, il faut rappeler…
- qu'à la suite du rachat Chrysler Europe le groupe a bien failli boire le bouillon ...Une bonne partie du salut vint du succès commercial de la 205 lancé par le tandem BOILLOT/PARAYRE qui permit de restaurer les finances …
- Quant au rapprochement avec la GM initié par Varin çà a bien failli être une cata aussi … Le précité a même loupé la reprise de Mitsu bien avant l’opportunité saisie par GOHSN … Avec le recul c’est peut-être pas plus mal finalement car le différend avec Nissan ne se serait pas réglé si commodément …
- Le grand mérite de Varin fût de « faciliter » l’arrivée de Tavarès et sans doute n’y aurait-t-il pas eu de rachat d’Opel si précédemment il n’y avait pas eu le funeste épisode GM, il faut en convenir … De toutes façons c’est sur la durée que s’appréciera cette reprise, même si il est des raisons d’espérer….
J’ai cru comprendre également qu’il existait encore quelques antagonismes entre les gens de Citroën et les ceusses de PSA et jusqu’à il y a peu la marque Citroën (son positionnement, son ADN, ses spécificités) n’était pas si bien parti que cela …
Quant à la GM (CA 150Mds € vs PIB France 2 200 Mds€), elle semble encore rencontrer quelques difficultés avec la rationalisation de son portefeuille de marques (Chevrolet, Cadillac, Buick, Gmc, Holden hors les Chinoises) pourtant assez réduit désormais … Adieu Pontiac, Saturn, Saab, Spiker et donc Opel/Vauxhall

Alors oui les concentrations vont se poursuivre (dans ce secteur comme dans d’autres) et probablement des outsiders vont ils tirer pour autant leur épingle du jeu mais ces rapprochements, ces regroupements, ces fusions absorptions, c’est loin d’être des dossiers « fastoches » … Loin d’être un long fleuve tranquille même si GOHSN sait diablement faire « mousser son bordereau à lui … »
ADEAIRIX, Le lundi 19 février 2018

Oui ADRX, le CA de GM n'a plus rien à voir avec le PIB de la France, et heureusement pour la France.
Je parlais des années folles de GM, à l'époque des Cadillac roses dont les cabriolets 2 portes mesuraient près de 7 mètres de long avec les ailes pointues comme des cônes à la vanille.
Mais en janvier 1978, quand j'ai été embauché par la Grande Maison, nous étions encore 800 000 salariés, le PDG avait son rond de serviette à la Maison Blanche, 11 ans plus tôt le groupe GM avait fourni la bagnole qui roulait sur la lune, quand même...
Loin de moi l'idée de glorifier les actions réalisées par GM, d'une part parce que je ne suis pas un aficionado et d'autre part parce que j'ai pas mal souffert de nombreuses décisions débiles de leurs managers (assassinat en règle de la marque Saab, disparition de marques fabuleuses avec un passé fantastique, mauvaise gestion des accords avec Isuzu, Suzuki, Holden, etc. abandon d'Opel et de Vauxhall... Que d'erreurs monstrueuses !
Mais ils sont encore là, et bien là.
Bruno HAAS, Le lundi 19 février 2018

Le dernier commentaire apporte la nuance nécessaire aux autres et j’en remercie l’auteur. Il est certain que personne n’est irremplaçable mais C. Ghosn et avant lui L Schweitzer ont apporté un peu de sérénité à la gouvernance de cette grande maison qu’est Renault. L’écho médiatique qui se rapporte à la marque au losange s’explique aussi par l’histoire de la marque : un fondateur qui a construit des matériels aussi divers que des autorails, des tracteurs, des tanks, … Qui a aussi eu maille à partir à la fin de la seconde guerre mondiale avec l’Etat alors qu’il avait fourni bien du matériel de guerre à notre pays lors du premier conflit. De plus, après les luttes sociales de 36 et celles de 68, Billancourt fut toujours observé de près, un peu comme un marqueur social de son époque ( des gens sont morts lors de manifestation dans ou près des usines du groupe, notamment en 1972 ). Les pertes abyssales du groupe au milieu des années 80 ont participé au démantèlement de cet empire avec la revente de ses nombreuses divisions. Enfin l’Etat français comme actionnaire n’est pas pour rien dans cet emballement médiatique ( si l’on peut dire ). Tout est observé de près lorsqu’il s’agit de Renault. Comparativement la gouvernance de Peugeot fut sûrement ( un peu ) moins agitée. Si la personnalité de C Ghosn fait débat ( à juste titre ), les résultats depuis plusieurs années font que le Groupe ( car il faut bien raisonner au niveau mondial désormais ) devient doucement mais sûrement incontournable … Tant mieux pour notre pays et ses salariés du Groupe !
Grégory Lecocq, Le lundi 19 février 2018

" C'est l'avant-dernier commentaire ... " qu'il fallait lire ! Désolé pour les quelques fautes d'orthographe et de syntaxe.
Grégory Lecocq, Le lundi 19 février 2018

Je sors mon mouchoir au vu de toute cette nostalgie...car parler de star, et d'empire...c'est dérisoire !
Et pourquoi pas des statues à ériger tant qu'on y est ?
Jo Duchene, Le lundi 19 février 2018



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