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Réseaux - 14/06/2019

La rentabilité du groupe Vulcain plombée par sa plateforme PR en 2018

Le groupe Vulcain a traversé une année 2018 "compliquée", en raison de lourdes pertes supportées par sa plateformes PR Distrigo. Pour 2019, "la tendance à fin avril est globalement positive", a expliqué l'analyste financier de la Banque de France, chargé de commenter les comptes du groupe lors de sa traditionnelle "Journée transparence".

Comme chaque année, le groupe Vulcain a confié ses comptes à des analystes financiers de la Banque de France et les a dévoilé à ses partenaires et fournisseurs ainsi qu’à la presse, lors de sa désormais traditionnelle "Journée transparence". "Cette année, je m’en serais bien passé, a reconnu Vincent Girerd, le directeur général du groupe, mais c’était inenvisageable pour Jean-Pierre (Rinaudo, le président-fondateur du groupe, NDLR) qui a instauré ce rendez-vous il y a maintenant 19 ans".
En effet, le groupe automobile, qui compte une trentaine de concessions en Auvergne-Rhône-Alpes et en Ile-de-France, a traversé une année 2018 "compliquée". Son chiffre d’affaires a continué de progresser (+8,5%) pour atteindre 318 millions d’euros, soit un doublement en 5 ans, mais son résultat net s’est nettement dégradé, tombant à 0,04%, contre 0,48% en 2017, soit son plus bas niveau en 5 ans. Plusieurs raisons expliquent ce recul mais la principale est l’importante perte subie par la plateforme PR Distrigo, installée près de Clermont-Ferrand, que détient le groupe à 30% avec les groupes Fahy, Pothier et Meilhaud. "Sans la plaque PR, la rentabilité du groupe  aurait été de 0,4%", constate en effet Yves Rival, l’analyste de la Banque de France.
"Notre démarrage a été particulièrement difficile, explique Vincent Girerd. Nous avons rencontré des problèmes avec notre logiciel, ce qui a entraîné des erreurs de tarification en notre défaveur ; nous n’avions pas un bon schéma logistique : le transport des pièces nous coûtait plus de 4% du chiffre d’affaires alors que l’on doit être entre 1,2% et 1,8% ; et, enfin, nous avons commis l’erreur de croire que nous pouvions nous lancer dans ce métier sans véritable spécialiste à la tête de l’activité. Aujourd’hui, nous avons fait le nécessaire et les choses sont rentrées dans l’ordre, nous devrions vendre pour 100 millions d’euros de PR cette année (prix clients), soit un chiffre d’affaires net de 60 à 65 millions d’euros, pour une rentabilité de 1,8%. Nous sommes déjà à plus de 500 000 euros de résultat à fin mai".

Le groupe Vulcain sera désendetté d’ici 3 ans
La plaque parisienne du groupe a également souffert, notamment la concession Volkswagen de Paris 13e, avant d’être revendue en juin à Volkswagen Retail France. "C’est comme à Lyon, relativise Vincent Girerd, le coût plus élevé de la main d’œuvre et le poids des ventes aux sociétés pèsent sur la rentabilité des concessions situées dans les grandes villes". En revanche, il n’évoque pas le poids de l’immobilier, dont le groupe est propriétaire presque à 100%. "C’est une force : pour traverser les difficultés, on peut faire des efforts sur les loyers", dit-il. "Grâce aux loyers qu’il perçoit, le groupe Vulcain sera désendetté d’ici 3 ans, souligne par ailleurs Yves Rival. D’ores et déjà, son taux d’endettement (par rapport aux fonds propres, NDLR) est très faible par rapport à la moyenne du secteur qui se situe à 154%".
"Pour l’année 2019, la tendance à fin avril est globalement positive et les nouvelles sociétés du groupe (qui étaient parfois en difficulté lors de leur reprise, NDLR), ainsi que la plaque PR, apporteront une contribution positive aux résultats du groupe Vulcain", analyse-t-il.
Les objectifs du groupe pour 2019 sont de : dépasser les 350 millions d’euros de chiffre d’affaires ; financer pour 85 millions d’euros de véhicules (contre 68 millions en 2018) ; vendre plus de 12 300 VN (contre 10 554 en 2018) et plus de 8 500 VO (dont 5 200 VOP) contre 7 100 en 2018 ; et enfin, réaliser un résultat net de 0,5%.

De nombreux développements en 2019
En 2019, le groupe prévoit de poursuivre la restructuration de certains de ses sites, de développer son activité après-vente et VO, et de renforcer les synergies entre ses marques en matière de ventes aux sociétés.
Il continuera également d'investir dans ses points de vente et dans de nouveaux. L'année a démarré sur les chapeaux de roues avec l’acquisition des concessions de Charles-Henri Thomas (Kia-Mazda-Volvo à Vienne, Kia-Mazda-Honda à Bourgoin-Jallieu et Kia à Annecy) qui a rejoint le comité de direction du groupe. De nouveaux locaux ont été trouvés pour déménager la concession Kia d’Annecy au dernier trimestre 2019.
A Clermont-Ferrand, Opel a rejoint en avril dernier la concession Citroën-DS, un ensemble qui pèse désormais 3 000 VN, dont 1 200 distribués par ses 29 agents Citroën et 3 agents Opel. En fin d’année, Opel rejoindra aussi l’annexe Citroën d’Issoire. "Le gros changement pour les concessions Opel fin 2019, ce sera la perte de la distribution des pièces, confiée aux plateformes PR, rappelle Vincent Girerd. Avec l'aide qu’Opel a finalement bien voulu nous donner, nous allons pouvoir passer ce cap sans encombre". Cette année, le groupe prévoit de distribuer 3 300 VN pour Opel (contre 3 050 en 2018),qui reste sa première marque devant Kia (2 510 VN prévue, contre 1 660 en 2018) et Citroën (2 200 VN contre 2010 en 2018).
Le groupe a également investi dans la moto, en achetant en mars la concession BMW de Lyon, pour compléter son offre Honda. Il prévoit d'ouvrir un autre site au sud de Lyon pour les deux marques et envisage d'acquérir une autre marque de moto sur une autre ville. "L'activité est très rentable, 3% pour Honda l'année dernière, mais il est encore plus difficile de recruter des techniciens motos que des carrossiers", constate Vincent Girerd.
L’actualité du groupe ne s’arrête pas là : en janvier dernier, il a ouvert une centre de préparation VN et VO à Lyon Sud, qui doit lui permettre de libérer les ateliers de ses concessions. Enfin, il a démarré la vente de VO à moins de 10 000 euros, sous enseigne 
Easy VO, à Clermont-Ferrand, dans ses anciens locaux Opel, à côté de son site Honda. Il en ouvrira un autre à Lyon prochainement, satisfait de ses premiers résultats : "41 ventes en mai et nous sommes sur un meilleur rythme en juin ; nous visons les 750 ventes sur l'année", indique Vincent Girerd.
Xavier Champagne

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