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Equipementiers - 13/09/2019

L’emploi a cessé de chuter chez les équipementiers en France

L'emploi chez les équipementiers en France a augmenté de 1% l'année dernière, surtout porté par les postes les plus qualifiés (ingénieurs et cadres) qui pèsent désormais 25,8% des effectifs, selon le rapport publié par la Fiev.

Entre 2007 et 2018, les effectifs des équipementiers en France ont baissé de près de 40% mais l’hémorragie s’est arrêtée en 2017 et une légère croissance (+1%), à 71 374 salariés, s’est opérée en 2018, se félicite la Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules (FIEV) dans le rapport annuel qu’elle vient de publier.
Ce sont les postes les plus qualifiés (ingénieurs et cadres) qui progressent, pesant désormais 25,8% des effectifs (+1 point en un an), alors que les ouvriers se stabilisent (à 50,6%) et que les agents de maîtrise reculent (-1 point, à 23,6%).
Parallèlement, la production en France des équipementiers a progressé de 1,5%, à près de 19 milliards d’euros. La production destinée à la France a augmenté de 2,7%, soutenue par une production automobile française en hausse de 2% en 2018, pour s’établir à près de 8,7 milliards d’euros. Les exportations, à 10,3 milliards d’euros, ont aussi augmenté (+0,5%). "Le bon positionnement de la production automobile en France, nous permet d’envisager une légère croissance de l’activité des équipementiers en 2019", indique Claude Cham, le président de la FIEV. Il a en revanche fait part au Gouvernement de sa "grande crainte" pour l’exercice 2020 : "Les besoins de compétitivité ont contraint les constructeurs à programmer des transferts de production vers des pays à bas coûts. Cela peut avoir un impact négatif sur l’activité des équipementiers installés en France. Dans ce contexte, il est indispensable que le site industriel France continue de se spécialiser dans la production d’automobiles disposant d’un haut niveau d’équipements et que la fiscalité de production s’allège", a-t-il dit.
Xavier Champagne

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Réactions

" l est indispensable que le site industriel France continue de se spécialiser dans la production d’automobiles disposant d’un haut niveau d’équipements et que la fiscalité de production s’allège"

C'est l'inverse pourtant qui se réalise depuis des années.

Sous l'effet des contraintes toujours plus forte qui pèsent sur l'industrie automobile. De nombreux pays se développent actuellement dans les deux domaines : conception et fabrication, sous l'effet des multiples incitations financières. Nous n'avons pas compris cela en France et Ford , GM, Daimler-SMART s'en sont allés. Il reste TOYOTA qui a su créer un environnement autour de son usine d'Onnaing.

Je suis en contact fréquent avec les usines de BMW, Porche et Daimler en Allemagne: je suis impressionné par le pragmatisme des décisions d'investissement pour réduire les coûts, améliorer la qualité, les conditions de travail ou les performances des produits et procédés de fabrication. Chaque jour une décision modeste est prise pour améliorer un aspect mineur du produit ou des moyens de fabrication.
Point de tout cela en France, les décisions sont prises sans concertation, sans respect des opérationnels, des fournisseurs, pour réduire coûte que coûte les investissements.
Le résultat : là où d'une part les compétences s'améliorent et restent proche des centres existants de production en Allemagne, de l'autre côté du Rhin, les délocalisations se multiplient.
Bien entendu, les constructeurs allemands délocalisent peu à peu sous la pression du marché mais toujours de manière réfléchie sur le long terme.

Des exemples ? Comparez les deux usines de Rastatt ( Mercedes Classa A) avec l'usine de Hambach ( SMART FORTWO ). Les deux appartiennent à Daimler mais l'une a réalisé de nombreux investissements productifs et se développe, l'autre alterne entre grèves interne et celle de ses sous-traitants avancés.
Smarter, Le vendredi 13 septembre 2019

Cher Smarter, un peu caricaturale cette analyse, non ?
La délocalisation en France est essentiellement due au coût de la MO qui a explosé à cause des prélèvements sociaux ces 20 ou 30 dernières années. Mon petit doigt me souffle : depuis les 35 heures du sieur Strauss Kahn et de dame Aubry.
L'Allemagne n'a pas (encore) eu à subir cette inflation de taxes. Elle est rattrapée par ce problème et les délocalisations commencent.
Si ce n'était pas dramatique, on pourrait presque se vanter d'avoir été en avance !
Bruno HAAS, Le vendredi 13 septembre 2019

Cher Bruno;

Cette analyse n'est malheureusement pas caricaturale mais bien réelle.

Elle est aussi basée sur des faits constatés:

Un simple exemple, parmi les nombreuses situations que j'ai vécues: Chez FAURECIA, en 2002, les usines française, polonaises et allemandes comparaient leurs prix.
L'Allemagne était 8% plus chère que la France, Par contre la Pologne moins de moitié prix ! Je parle de la main d'oeuvre directe pour l'assemblage de sièges automobiles.
La même analyse 17 ans plus tard fait apparaître que France et Allemagne ont inversé leurs scores. La Pologne a également un peu augmenté ses salaires.

Pourquoi ces résultats ? NON, l'Allemagne n'est pas en retard sur l'augmentation des taxes, bien au contraire, l'arrivée d'un social-démocrate, très réaliste à la chancellerie en 1998 a permis de faire passer de nombreuses réformes et de rendre l'industrie allemande vraiment performante.

Vous en souvenez peut-être : Mr Schroeder... il n'a pas été réélu car il a généré de fortes disparités de salaires qui sont encore visibles aujourd'hui. Par contre, le pays est devenu très attractif pour les investissements technologiques et le chômage a été remplacé par une pénurie d'opérateurs qualifiés. Il est vrai que de nombreuses tâches sont sous-rémunérées ( les mini-jobs ) mais elle ne concernent que les emplois sans qualification.

Si nous comparons avec la France, il y a l'idéologie d'un côté et le pragmatisme de l'autre. Les résultats des performances à long terme ( 20 ans ) sont très différents....sans aucune considération politique bien sûr.
Smarter, Le vendredi 13 septembre 2019

Merci pour ces précisions Smarter, elles sont convaincantes.
(c'est ça que j'aime dans les commentaires sensés).
Bruno HAAS, Le vendredi 13 septembre 2019

Merci ( modestement ).
Smarter, Le vendredi 13 septembre 2019

Pour terminer :

Il ne faut pas oublier que le développement de l'UE et les progrès des technologies de communication ont aussi ouvert les marchés et que nous sommes confrontés à une compétition économique permanente ( pas une guerre, il n'y a pas mort d'hommes, seulement de quelques sociétés et administrations dinosaures ).

Seules les meilleurs gagnent, et quelques points de différence suffisent ne l'oublions pas.
Smarter, Le vendredi 13 septembre 2019



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