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Constructeurs - 20/01/2020

Le groupe Renault maintient ses positions en 2019

Hors Iran, les ventes du groupe Renault sont restées globalement stables avec 3,75 millions d’unités. L’Europe, la Russie, le Brésil et l’Inde apportent de la croissance, qui compense les reculs en Iran, Turquie et Argentine.

"Nous avons tenu l’objectif de part de marché, ce qui n’a pas été au rendez-vous, ce sont les marchés", a dit Olivier Murguet, directeur commercial des régions du groupe Renault lors d'un point presse où il commentait les résultats de l'année écoulée.

Pas de hausse de volume en 2019 comme espéré initialement mais une part de marché de 4,25% (+0,06 point) avec des volumes en baisse (-3,4%) sur un marché qui l’est encore plus (-4,8%).
"Ce qui ressort est un premier semestre en chute assez forte, une croissance au deuxième semestre avec le lancement de nouveaux modèles et une base de comparaison plus basse", a résumé Olivier Murguet.
Les ventes du groupe Renault en 2019 ce sont donc un peu moins de 3,8 millions d’unités (3 754 000) soit 130 000 voitures de moins.
Ce qui a pesé c’est d’abord l’Iran arrêté pendant l’été et qui avait encore compté pour 101 000 voitures dans le premier semestre 2018.
A l’international, Renault a également subi le recul de deux de ses principaux marchés : la Turquie (-22,8%) et l’Argentine (-42,9%). Les ventes du groupe y ont suivi la même pente ce qui donne une perte de 31 000 voitures en Turquie (avec 85 055 unités) et 51 000 en Argentine (avec 63 453).
Ces trois marchés ont fait perdre au groupe plus de 180 000 unités.
Le groupe a par ailleurs suivi la croissance du marché européen avec des volumes en hausse de 1,3% avec 1,9 million d’unités (1 946 000 exactement) grâce à la hausse des ventes de Dacia (+10,2%) tandis que la marque Renault était en recul (-2,2%).

Sur l'année 2019, le groupe Renault a globalement conservé une répartition équilibrée de ses ventes entre l’Europe (52%) et l’international (48%) grâce à la croissance sur trois marchés clés : Russie, Inde et Brésil.
En Russie, la marque Renault progresse (145 000 véhicules, +5,8%) grâce au lancement de l’Arkana, un SUV spécifique à ce marché, et les ventes de Lada progressent aussi (362 000 unités, +0,6%). Sur ce pays, le groupe se maintient à 29% de parts de marché (508 000 unités, son deuxième marché après la France) avec Lada leader à 20%.
L’Inde est un autre motif de satisfaction avec le lancement en août du Triber (petit véhicule 7 places) qui représente 24 142 ventes et "confirme que notre stratégie fonctionne", souligne Olivier Murguet. Renault reste cependant sous la barre des 100 000 unités sur ce marché (88 869 unités, +7,9%).
Le Brésil redevient le 4e marché de Renault avec une croissance de 11%, 239 000 unités, soit 24 000 de plus.

L’Eurasie, région qui compte la Russie, la Turquie et la Roumanie, est donc en 2019 la première région du groupe avec 20% des volumes soit 751 000 unités.
La Région Amériques avec 424 537 unités représente 11% des volumes du groupe en retrait (-2,9%) compte tenu de la situation en Argentine et malgré la croissance du Brésil.
La région Afrique Moyen-Orient Inde Pacifique représente 12% des volumes (453 000 unités) et la Chine un peu moins de 5% (180 000 unités).

Sur le total de 179 500 véhicules vendus en Chine en 2019, l’essentiel sont des VUL de la JV avec Jinbei & Huasong (153 000 unités) et les VP Renault ne représentent que 22 000 unités. Même si Renault est "peu exposé en Chine", comme le souligne Olivier Murguet ces résultats apparaissent décevants. Les résultats devraient s'améliorer avec le lancement en novembre dernier d'un petit véhicule électrique aborbable, le K-ZE. "Nous en avons fabriqué 3 000 en 2019 ce qui est en ligne avec ce qu’on avait prévu", précise le dirigeant. 

En Europe l'actualité de 2020 tournera autour de la réalisation de l'objectif CO2 (CAFE) comme pour l'ensemble des constructeurs. Comment Renault aborde cette question ? "Nous avons une offensive électrique et hybride complètement liée au CAFE qui sera un enjeu majeur pour atteindre notre objectif de réduction de CO2 et une amélioration de nos motorisations thermiques en 2020", relève Olivier Murguet. "Tout est lancé nous sommes confiants."
En 2020, une des priorités du groupe sera d'améliorer ses prix de transaction. "Nous avons maintenu nos volumes en Europe cette année avec une amélioration du pricing", assure le dirigeant qui annonce la poursuite en 2020 de cette "priorité forte sur le repositionnement prix de la marque".

Pour exemple il cite la part des versions haut de gamme de la nouvelle Clio (les deux derniers niveaux de finition) montée à 45% des volumes, ce qui est en hausse. "Les clients sont prêts à payer le prix compte tenu de la qualité que l’on offre et ce sera la même chose sur le Captur", a dit Olivier Murguet. Cette discipline commerciale est "valable dans tous les marchés". "Nous avons une attention poussée sur le bon positionnement prix de nos véhicules."

Olivier Murguet assure qu’en 2019 en France "il n’y a pas eu plus de tactiques que l’an dernier". Sur la France, qui représente presque 19% des volumes totaux du groupe, le dirigeant anticipe un marché en légère baisse avec un contrecoup important en janvier. "Nous verrons au mois le mois, je ne suis pas inquiet pour notre performance dans le marché français. Nous avons une très bonne équipe locale", a dit Olivier Murguet.

Pour 2020, le dirigeant anticipe une baisse des marchés européens, russe et chinois et un rebond au Brésil et en Turquie. Il n'annonce pas d'objectif chiffré pour le groupe. "Ce qui est important pour 2020 est que l’on tienne l’offensive VE et que l’on tienne nos positions sur nos principaux marchés."
Alors que 2019 a vu un recul du poids de la marque Renault dans le mix du groupe (de 65% à 62,7%), le dirigeant vise une hausse de ses volumes en 2020 grâce notamment au nouveau Captur lancé en ce début 2020 et dont les commandes "sont très bonnes". "La marque Renault est une priorité pour nous et il faut voir les résultats 2019 en dynamique avec un recul de -4% au premier semestre et une stabilité au deuxième. On fera au mieux en 2020 tout en travaillant l’amélioration de notre pricing."
Florence Lagarde

Lire le détail des ventes du groupe Renault par marque et par région dans le monde 12 mois 2019 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

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Réactions

… A propos du « pricing » des produits Renault …
Eu égard aux présentations récentes, les Clio et Captur se situent à un niveau de prix moins élevé que les produits comparables chez Peugeot (donc 208 et 2008) … Environ 2 à 3 000€ de moins … Pourtant le « contenu » des produits Renault n’est pas en cause … Au contraire, la qualité fait un bond au regard des générations précédentes.

S’il est en route, le « pricing power » chez Renault a encore de la marge … A moins que ce ne soit Peugeot qui croit que c’est un peu « arrivé « avec ses tarifs « premium » sur les "thermiques" … ?
A voir et à suivre …
;0)
ADEAIRIX, Le lundi 20 janvier 2020

L'année 2020 est celle de tous les dangers à cause de ce fichu règlement européen.
On comprend mieux les prévisions d'Olivier Murguet : "Nous verrons au mois le mois [...]" et sur tout les objectifs ambitieux : "On fera au mieux en 2020 [...]"
Wahou, ça décoiffe comme on disait chez Citroën.
Bruno HAAS, Le lundi 20 janvier 2020

Absolument génial la "formule" , à savoir, "nous étions là...c'est les marchés (ah les méchants)" qui n'ont pas été au rendez-vous " !!
D'autant plus que la concurrence n'existe pas...
C'est comme le premier de cordée chez nous qui dit avec son mépris royal habituel:
"Le peule (sans compter le peuple riche) n'a rien compris...il mélange tout...
Jo Duchene, Le lundi 20 janvier 2020

Euh … Je ne sais si la formule de Mr Murguet est 'géniale" ou pas ?

N'empêche et sans chercher à défendre quiconque … Sur des marchés à tendance plutôt baissière, lorsque l'on préserve la même part de marché, c'est que la "concurrence" a moins bien réagi ou que l'entreprise concernée a mieux résisté … Sauf nouvelle information !

… Quant au marché européen du VP neuf qui affiche une timide progression (1,2%) en 2019 grâce à un mois de décembre « tonique » les scores de ventes de la "concurrence' (voir autoactu vendredi) :

Vw maintient sa « position » en tête à (+ 0,3%) avec 1,769 million d'unités, soit 11,2% du volume du marché sur l'année,

2ème … loin derrière Renault connaît une chute (-3,7%) à 1,063 million de VP au cumul (voir le commentaire de Jacques Cheinisse en lien avec la chronique du jour),
3ème Ford (quand même diront certains …!) affiche un retrait (-1,5%), avec 965 070 unités,
4ème Peugeot pour 133 véhicules de moins (…) totalise 964 937 unités, soit une baisse de 0,7%,

Après Mercedes, BMW, Opel et Skoda … à la fin du top 10 (je sais vous l’attendez, cher Duchene) il y a Toyota (9ème) qui rit avec une « croissance » de 3,8%, à 741 342 unités et Fiat qui pleure avec une chute de (-7,2%), avec 659 622 unités …
Dans les deux cas, l'« on » sait à peu près pourquoi …(?).
;0)
ADEAIRIX, Le lundi 20 janvier 2020

C'est curieux que lorsque l'on parle de bagnoles, on ne prenne en compte que les parts de marché et pas les résultats financiers.
A t-on une idée par exemple, sans chercher sur le net, des parts de marché respectives de Carrefour, Leclerc et Auchan dans tel ou tel point du globe ?
Quand on parle des pulls St James, on ne compte pas les pièces vendues, mais le CA et surtout la marge nette...
jean-marie méchin, Le lundi 20 janvier 2020

… Cher Jean Marie … Les journalistes communiquent à partir des ressources mis à disposition par les constructeurs et / ou les officines de comptage pour l'instant …C'est à dire courant janvier …

D'ici quelques temps, lorsque les comptes seront clôturés définitivement et surtout publiés à l'occasion des rituelles conférences de presse, nous aurons l'occasion de comparer les résultats financiers des uns et des autres …

Quant aux pulls St James, j'ai idée qu"en valeur relative la marge brute d'exploitation et/ou la marge nette n'a et/ou n'ont qu'un lointain rapport avec celles observées dans le secteur de la construction auto … En tous cas, jusqu'à une période pas si éloignée …


Maintenant, nous pourrions être d'accord que ce qui importe c'est ce qui reste à la fin … Le but de toute entreprise "normalement constituée" c'est bien d'en produire du résultat net …
Reste la question du juste partage de ce qui reste entre les investissements, les salariés et les actionnaires après avoir payé de "justes impôts" … Cà c'est pour la théorie car dans la pratique c'est un peu différent, nan ?
;0)
ADEAIRIX, Le lundi 20 janvier 2020



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