Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Constructeurs - 13/02/2020

Daimler : une première année noire pour Ola Källenius

(AFP) - Daimler a présenté mardi un sombre bilan de 2019, première année du nouveau patron Ola Källenius marquée par trois avertissements sur résultats, l'annonce de milliers de suppressions d'emplois et un "dieselgate" de plus en plus coûteux.

Le bénéfice net annuel a fondu de 64% à 2,71 milliards d'euros -la pire chute en une décennie - tandis que le chiffre d'affaires a progressé de 3% à 172,7 milliards.
En cause : une marée de problèmes internes et externes, à commencer par le scandale des moteurs truqués qui devient un gouffre financier pour le fabriquant des Mercedes-Benz.
"Nous ne pouvons pas être satisfaits", a indiqué Ola Källenius, patron du groupe de Stuttgart.
Au total, 5,5 milliards d'euros de charges liées à la fois au scandale des moteurs truqués et à des rappels massifs de voitures dotées d'airbags du fournisseur Takata ont pesé sur le résultat, dont 4 milliards relevant du "dieselgate".
Ola Källenius assure néanmoins qu'un vaste programme d'économies permettra de redresser le constructeur et de financer la transition électrique.
Après ces chiffres "catastrophiques", "Daimler est plus que jamais sous pression", juge Frank Schwope, analyste chez NordLB.

Rappels et amende
En juillet déjà, Daimler avait affiché sa première perte nette trimestrielle en 10 ans. Le dernier avertissement sur résultats remonte à fin janvier.
Fin septembre, l'entreprise a accepté de payer une amende de 870 millions d'euros pour avoir vendu des véhicules non conformes.
L'agence allemande de l'automobile (KBA) a ordonné le rappel de près d'un million de voitures, mais le constructeur conteste toujours l'illégalité des "fonctions de gestion du moteur" épinglées.
Sous le poids de ces charges, la branche Vans affiche une perte opérationnelle de 3,1 milliards d'euros, tandis que  son résultat opérationnel (EBIT) de Mercedes-Benz Cars a été divisé par deux, à 3,4 milliards.
Conséquence directe : le directoire proposera à l'assemblée générale un dividende de seulement 90 centimes, soit 72% de moins qu'en 2018. Et les bonus payés aux employés allemands seront aussi nettement réduits.

Défi du CO2
Comme l'ensemble du secteur, Daimler est engagé dans une course pour réduire le niveau d'émissions de CO2 des voitures vendues et respecter de strictes normes en vigueur dès cette année dans l'UE, sous peine de lourdes sanctions.
M. Källenius affirme avoir bon espoir de respecter les normes "dans les prochaines années". Mais avoue que ce n'est "pas garanti" pour 2020 et 2021.
Il reconnaît que Daimler aurait dû démarrer l'électrification plus tôt. Désormais, assure-t-il, "nous visons une croissance très rapide".
L'objectif affiché : porter la part des voitures électrifiées dans les ventes de 2% à 9% dès cette année - même si "on ne peut pas contrôler à 100% l'évolution du marché", selon le patron suédois.
"Nous serions mal avisés de pousser des véhicules électrifiés dans le marché" avec des rabais et risquer de "détruire les niveaux de prix", a-t-il expliqué.
 
Economies
Ces véhicules plus chers à produire pèsent déjà sur les marges : avec 3,6% et -20,8% pour Cars et Vans respectivement, elles restent loin des objectifs à long terme du groupe, qui vise cette année entre 4% et 5% pour Cars et Vans réunis.
"Décidé à améliorer nettement" la profitabilité, M. Källenius, qui a pris la tête du groupe après 13 ans de règne de Dieter Zetsche, vise toujours "plus de 1,4 milliard d'euros" de réduction de coûts d'ici 2022.
Un des leviers déjà annoncés: plus de 10 000 suppressions d'emplois - sur les 300.000 du groupe - via des départs volontaires, non-remplacements et retraites anticipées.
Ces mesures coûteront en tout quelque 2 milliards d'euros, dont près de 1,2 milliard en 2020, a détaillé le directeur financier, Harald Wilhelm.
Daimler compte aussi "simplifier" son offre en supprimant de sa gamme les modèles peu vendus ou peu rentables, limiter les investissements cette année au niveau de 2019 et réduire les coûts du matériel pour augmenter la marge de "Cars" de trois points d'ici 2022.
AFP

Partagez cet article :

Réactions

C’est depuis que Ghosn est parti !
Ah non, je me goure d’article.
Bruno Haas, Le jeudi 13 février 2020

Toujours la même chose : l'incurie des dirigeants, puis comme conséquence directe les salariés qui trinquent !
Sniper, Le jeudi 13 février 2020

Brexit, Bruno ! Brexit !
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le jeudi 13 février 2020

La Comission continue en brandissant ses amendes tueuses d’industries.
Et pendant ce temps la la même Comission autorise la mise en service d’une nouvelle centrale au charbon e; Allemagne....au fou
alain boise, Le jeudi 13 février 2020

Psst écrivez vite un commentaire avant que Jo prenne (et pas "ne prenne" !) toute la place !
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le jeudi 13 février 2020

Les pénalités sur le CO2 sont connues depuis 11 ans, largement le temps de se préparer.
Les constructeurs qui ne sont pas prêts aujourd'hui ne peuvent s'en prendre qu'au manque d'anticipation de leurs dirigeants et organisations; les actionnaires à leur appât du gain et leur court-termisme. Révision de la Cigale et la Fourmi pour tout le monde.
Ola Källenius n'est en place que depuis 1 an, il fait avec ce dont il a hérité et on lui laissera le bénéfice du doute quelque temps encore. Mais il va falloir très vite passer la seconde (et les suivantes).
Arnaud C., Le jeudi 13 février 2020

Je suis allé chercher dans le dico à la place de Lucos la signification de "mauvaise langue" !
Arnaud C...a déjà beaucoup dit avec bon sens et ce qui s'applique aussi à d'autres constructeurs !
Mercedes s'est enrichi à vendre du caca diesel à des prix faramineux...j'ai toujours été super admiratif de voir des super gogos acheter encore aujourd'hui un coupé 78000 euros avec un merdique 220CDI dedans qui a 40 ans de conception !
Et le prix de l'ancienne boite à savon Classe G...est pour une autre classe de gogos !
Bravo les mecs...mais là maintenant c'est eux qui vont passer à la caisse !!
N'ayez pas peur, ce sont les petits chez eux qui vont payer l’addition !
L'arrogance allemande est et sera un véritable phénomène dans l'histoire de l'automobile !
Faire croire au monde qu'ils font les meilleurs voitures du monde, au nez et à la barbe, des anglais, américains et japonais, et soyons modestes ne nous mettons pas dans le lot tout en ricanant doucement !!
Plus c'est complique, plus ils foutent de l’électronique foireuse dedans plus ils font de la technologie (foireuse et chère) dont ils sont fiers !
Après la claque monumentale américaine sur les diesel qui ne salissait jamais les mouchoirs blancs en bout d'échappement...ils sont tombés de leur piédestal les géniaux cousins teutons !
Notez l'invention encore super technologique venant de leur part (c'est nouveau et cela vient de sortir) ils sortent la borne de recharge pour leurs VE qui charge tout et n'importe quoi en 15 minutes chrono !
Parlez en chez VW, ils comptent là dessus pour vendre des millions de VE.
Comme vous voyez ils remontent de nouveau sur le piédestal !
Tesla tremble déjà sous leur piédestal...et ils ne vont pas tarder à demander clémence! C'est un nouveau Blitz ....
Jo Duchene, Le jeudi 13 février 2020

… Euhhh … 2,7 milliards d’€ de résultat net après 5,5 milliards d’€ de charges ou de provisions … Y a quand même des chances que GEELY tousse moins avec ces piètres résultats de Daimler qu’avec les conséquences de l’épidémie du coronavirus … ( ?).


Après « on » peut toujours prendre l’autre pour un « con » comme certains se plaisent à le faire sans aucune vergogne, ici … Difficile d’imaginer pourtant que les dirigeants de Mercedes ne sauront pas redresser le tir … Les 10 000 suppressions d’emploi (via des départs volontaires, non-remplacements et retraites anticipées…) ne sont qu’un aspect de ce redressement à opérer … Si je me souviens bien, Merco, ils sont toujours en tête du premium et la classe A motorisée ou non par Renault se vend comme des petits pains …

Il faut que la firme revienne à une fiabilité digne de l’Etoile …
Chez Renault, justement, lorsque Raymond Lévy s’était " rudement fâché" à propos de la qualité des R25 un peu trop « clignotantes », il y avait eu un sacré revirement avec l’arrivée de la Clio 1 et de la R19, deux bagnoles qui présentaient un très bon niveau de qualité à l’époque … Donc redresser ses aspects doit être à la portée de « ces vilains teutons tellement arrogants » …
C’est une décision à la fois politique et stratégique et difficile d’imaginer une nouvelle fois qu’ils restent les deux pieds dans le même sabot … le secteur auto en Allemagne, en termes d’emplois, c’est 4 fois la volumétrie tricolore et il y a tout l’éco système de la machine outils …

« On » peut toujours imaginer que l’autre est « con » …
C’est tellement rassurant pour l’égo mais justement, « y a » des limites à la « connerie » …

Maintenant si un lecteur "bossant" chez ou avec Mercedes prétend pour différentes raisons que ce redressement de la fiabilité est impossible, je lirais ses arguments avec la plus grande attention …



ADEAIRIX, Le jeudi 13 février 2020



270 groupes référencés dans l'Annuaire des groupes de distribution
Déesse ou danseuse ?



Copyright © 2020 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017