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Analyse - 11/03/2019

Carlos Tavares nostalgique d'une époque révolue

La chronique de Bernard Jullien, Maître de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire "Distribution & Services Automobiles" du Groupe Essca.

L’interview que Carlos Tavares a donné au Figaro visait en apparence à alerter les politiques et les citoyens sur les dangers encourus par nos économies et nos industries en laissant les autorités européennes fixer à l’industrie automobile pour la période 2021-2030 un cap de réduction des émissions de CO2 de -37,5%.

Prenant les politiques de haut et fort de la réussite du groupe qu’il conduit, il n’hésite pas à taxer leurs votes et discussions "d’amateurisme". Feignant de ne penser qu’au collectif, il met en garde les députés et les gouvernements sur les conséquences qu’auront selon lui pour l’emploi et le commerce extérieur européen la décision désormais arrêtée d’obliger les constructeurs à électrifier massivement leurs immatriculations contre la volonté des consommateurs dont il se veut le porte-parole.
Il donne ainsi l’impression de vouloir obtenir, comme président de l’ACEA, ce que les constructeurs américains ont obtenu de l’administration Trump lorsque celle-ci a nommé à la tête de l’EPA Scott Pruit et l’a laissé remettre en cause le CAFE (Corporate Average Fuel Economy) décidé en 2011 pour 2025 en considérant que, sous Obama, l’EPA ”avait fait des hypothèses pour définir les normes qui ne cadrent pas avec la réalité et qui l’ont amenée à choisir des normes excessivement exigeantes ”. 

Comme il le dit et le sait lui même, le problème n’est pas qu’il ait raison ou tort car, indéniablement, les questions industrielles et technologiques qu’il soulève sont de vraies questions.
Le problème est de savoir s’il peut être entendu au delà du cercle des militants de l’automobile ou de l’industrie.
Alors qu’il se plaint de l’hystérie militante qui aurait pris la place de la raison depuis l’affaire Volkswagen, il adopte une posture qui ne peut que nourrir le sentiment dans l’autre camp que les constructeurs sont décidément indécrottablement méprisants de l’environnement et de la démocratie et prêts à tout – y compris au chantage à l’emploi – pour qu’une décision qui leur disconvient soit remise en cause.

C’est ainsi qu’a réagi Karima Delli qui, interrogée par Nabil Bourassi de la Tribune, sur sa réaction aux propos tenu par C. Tavares s’est dit "en colère parce que M. Tavares ose utiliser le mot "amateurisme" en pointant les législateurs que nous sommes. Or c'est bien du sien dont il est question dans cette affaire des émissions de CO2. Il n'a pas été capable d'investir dans des moteurs propres et basses émissions plus tôt, alors que les technologies existent depuis longtemps". 
De fait, comme l’a déjà noté Autoactu, il n’est pas fortuit que le triptyque rachat de Opel/dédiésélisation/SUVéisation de ses gammes mette PSA, selon les calculs faits par PA Consulting, en assez fâcheuse posture pour le premier rendez-vous CAFE fixé à 2021.
De fait, ceci obère assez largement la crédibilité du dirigeant du groupe qui peut difficilement être audible lorsqu’il se plaint de ce que, depuis l’affaire Volkswagen, on ait tendance à mettre tous les constructeurs dans le même sac.
La réalité est que la stratégie développée par PSA n’a pas fait de la réduction des émissions de CO2 une priorité et que le cap pris à Bruxelles lui disconvient plus qu’à d’autres.

Vus de la fenêtre de Karima Delli ou de Transport & Environnement, les propos de C. Tavares indiquent clairement que le dialogue avec l’ACEA ne peut être qu’un dialogue de sourds tant la plupart des constructeurs semblent se refuser à prendre enfin au sérieux les questions climatiques et de santé publique.
C’est au fond cela qui a changé depuis 2015, les politiques, à Bruxelles, à Berlin ou à Paris, qu’ils soient écologistes ou non, ont eu – non sans raisons - le sentiment qu’ils "se faisaient balader" par les constructeurs et leurs experts depuis des années et qu’il était temps, sur tous les sujets, de les écouter un peu moins et de leur imposer un peu plus.
Le fait même que, au lieu d’accepter la décision prise démocratiquement, C. Tavares s’emploie à en contester le bien fondé plus qu’à tenter de structurer une gestion collective intelligente semble indiquer qu’il est resté dans "l’ancien monde" ou qu’il aimerait y revenir.
Alors qu’il faudrait désormais être pro-actif comme il prétend à certains moments l’être en disant qu’il ne peut qu’accepter les décisions prises par le politique, C. Tavares ne peut s’empêcher d’instiller le doute qui permet de saper la légitimité des dites décisions et qui, in fine, propose de revenir dessus dans une posture qui est, au sens propre du terme, "réactionnaire".

Karima Delli, dans son interview, ne nie pas l’ampleur des questions de mutations industrielles que le récent accord représente. Elle indique que l’UE, les Etats et les industriels ont 11 ans pour s’organiser pour y faire face et qu’elle proposera que, dès le début de la prochaine mandature européenne, "un sommet de la reconversion de l'industrie automobile européenne" soit organisé.
Elle invite C. Tavares à débattre devant le Parlement européen en indiquant : "Il ne faut pas avoir peur de parler de tous les sujets. Y compris celui du cycle de vie de la voiture électrique." Très clairement, elle s’inscrit - et demande à C. Tavares de s’inscrire - dans le "nouveau monde" celui qui s’est structuré depuis l’automne 2015.
Bernard Jullien

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Réactions

Bernard Julien montre son vrai visage : un idéologue, peu au courant des dossiers.
Pas une seule réponse apportée dans son article à la démonstration solide, argumentée et étayée par des faits de Carlos Tavares .
Si une décision est « démocratiquement «  prise, elle est bonne, non ?
SIRIUS, Le lundi 11 mars 2019

C'est quoi ce scud ?
;0)
Psst... Jullien avec 2 "l"
Lucos, Le lundi 11 mars 2019

Karima spécialiste....de quoi?Sirius à raison
alain boise, Le lundi 11 mars 2019

Que dire de la démocratie avec 8% des intentions de vote pour les écologistes,regardez le dégât Mme Delli,combien de taxes,combien d’usines qui vont fermer grâce à ces 8%,merci
alain boise, Le lundi 11 mars 2019

… Nan çà n’est pas un scud de la part de SIRIUS tant la chronique de Bertrand JULLIEN révèle un fieffé idéologue … Cà « sent » le parti pris et çà ne date pas d’aujourd’hui !… Je suis heureux que d’autres internautes observateurs l’écrivent enfin … !
Après l’on pourrait disserter longuement sur l’habileté de la communication de Carlos TAVARES à la fois en tant président de l’ACEA et en tant que PDG de PSA …
Peu importe, il est difficile de faire dans la nuance tant l’on a tardé auparavant … Il est peut-être déjà trop tard ( ?) … Mais « seules sont perdues d’avance les batailles qui ne sont pas menées » …
Souvenons nous que son prédécesseur (qui a d’autres chats à fouetter aujourd’hui) à la tête de l’ACEA avait pour label « promoteur du véhicule électrique voire « créateur » » … Difficile dans ces conditions d’être trop pugnace sur les risques économiques et sociaux qu’un retournement sur le moteur thermique trop rapide faisait peser sur la « collectivité européenne » … On le comprend aisément …
Entre urgence des fins de mois et urgence « de fin du monde » le dosage est délicat à trouver … Mais « mourir mais en bonne santé » la belle affaire !

Sinon Olivier François, directeur de la marque Fiat déclarait dans ces colonnes juste avant ce week end : "Tous les constructeurs imaginent qu’ils vont vendre des petites voitures électriques à 30 000 euros, mais nous n’allons pas y arriver car les clients ne seront pas là."
Il s’agit quelque peu d’une caricature … Mais la réalité c’est que l’on cherchera éperdument quel est le constructeur qui a dans ses cartons un véhicule électrique capable de transporter, dans de bonnes conditions de confort et d’usage, une famille sur des moyennes distances pour un prix de vente compris entre 15 à 20 K€ (hors aide étatique) et susceptible d’être commercialisé dans les deux prochaines années …

Au moment où les clameurs des gilets jaunes ne sont pas réellement retombées et où les politiques de tous poils examinent la composition des contributeurs à l’impôt en les découpant en décile pour savoir comment les faire « casquer » sans que l’ordre public n’en soit troublé exagérément …. Il est bon qu’une voix s’élève pour s’interroger sur comment la collectivité va absorber tous les coûts générés par le « quasi tout électrique » imposé par Bruxelles ….
Le coût des infrastructures de recharges, le coût de migration du mode de production de l’énergie électrique, le coût SOCIAL des mutations industrielles et pour finir le coût du ticket d’entrée économique pour accéder aux VE …

A la fin combien y aura-t-il d’acheteurs de VE ?

A courts termes, les offres les plus accessibles sur le marché sont constituées par la Zoé et la 208 qui vient tout juste d’être présentée … Dans le premier cas il s’agit plutôt d’une citadine « citadine » et dans le deuxième il s’agit d’une citadine « compacte » comme l’assure les marketeurs du secteur … S’agissant du prix (hors aide publique) dans les deux cas nous sommes assez éloigné des 15 à 20 K€ … La Zoé en prix tarif est en entrée de gamme à 33K€ et le prix de commercialisation de la E 208 (ou 208 E) ne sera pas inférieur à 35K€ + (je le parie)… Au niveau portefeuille ou pouvoir d’achats çà clive quand même un peu, n’en déplaise aux politiques de tous poils …


Donc je ne sais si Carlos TAVARES est "nostalgique d’une époque révolue" mais la disponibilité de l’offre automobile électrique « grand public » ici et maintenant est celle que je décris ci-dessus … Une offre inadaptée au budget de la plupart des européens, aujourd'hui
Et même si l’on comprend bien les arrières pensées sous tendues par son positionnement, on peut remercier Monsieur TAVARES de continuer d’alerter « l’opinion » sur les conséquences économiques qu’induisent l’atteinte des normes en matière de réduction de rejet de CO2 trop drastiques à brèves échéances (…).
ADEAIRIX , Le lundi 11 mars 2019

C'est pour cela que je disais récemment ici que nous allons vers une Cubanisation du parc roulant des thermiques par les classes populaires et principalement à la campagne, qui pousseront leur utilisation à l'infini car pas les moyens/la volonté/l'infrastucture pour acheter du VE et plus d'offre compatible pour ces modèles pour cause d'objectifs CO².
Je vous dis que le prix des VO Diesel va remonter bientôt, et surtout les SUV...
;0)
Lucos, Le lundi 11 mars 2019

Un point intéressant dans l'article est le dernier paragraphe où Mme Delli invite Mr Tavares à évoquer le cycle de vie. Enfin un vrai débat qui permettra de démontrer que le VE n'est pas écologique au sens strict du terme.
Il a néanmoins un intérêt dans les centres villes (donc en petit véhicule) pour diminuer localement les émissions.
Tant que le calcul des émissions de CO² se fera sur les valeurs d'homologation on ira dans le mur écologiquement parlant.
On en arrive même faire émerger des monstres de 2 tonnes sous prétexte qu'ils ils sont PHEV et donc passent NDEC et autre WLTP avec succès. Mais dans la vraie vie, ils ne roulent qu'en thermique et trainent leur usine à gaz et autre batterie en consommant bien plus.
Quand va-t-on commencer par être logique avant d'être éco-logique ?
Frederic, Le lundi 11 mars 2019

Un article décevant voire provocateur de la part d’un expert de l’industrie qui ne nous avait pas habitués à des positions aussi dogmatiques, face à un « patron du passé » dont il ne reconnait les mérites que du bout des lèvres tout en l’accusant de ne vouloir défendre que les conséquences de ses propres errements.
On peut reprocher à Carlos Tavares de ne pas être un politique. C’est à dire de préférer la défense de ses actionnaires , la fierté retrouvée de ses collaborateurs et la satisfaction de ses clients au suivisme servile des imprécateurs qui jettent aux gémonies un siècle de progrès automobile, sans régler autrement qu’en les déportant les problèmes d’émissions de CO2. On peut en revanche difficilement lui en vouloir de ne pas fonder son argumentation sur sa logique d’ingénieur qui plus est passionné par son métier et par l’automobile en général. Une double voire une triple faute semble-t-il aujourd’hui. Et bien entendu, il ne nous est proposé ni par Bernard Jullien ni par Karima Delli de réponse factuelle aux arguments objectifs que son intervention a eu le mérite de mettre sur la table, alors que le consensus général vise au contraire à les glisser sous la carpette.

Il est heureux qu’il se trouve encore des industriels dignes de ce nom et dont on ne peut que constater qu’ils ont justement été largement épargnés par le Dieselgate , pour appeler tous les promoteurs de ce changement forcé à leurs responsabilités avec des arguments auxquels seul en effet , un amateurisme naïf peut se soustraire.
Claude Dumas-Pilhou, Le lundi 11 mars 2019

Carlos TAVARES alerte depuis des mois nos élus et commissaires, les mêmes qui mirent une pression telle sur la dépollution, que certains constructeur ont été tenté de tricher. Et ainsi, toujours collé le nez au pare-brise (c'est de circonstance), nos élus bannissent le diesel (malgré les progrès considérables) et promeuvent l'électrique (malgré le prix, l'absence de filière organisée et le cout sociétal et économique de la mine à la route).
Ces mêmes élus et autres élites ignorant effectivement les besoins de mobilité autonome à faible cout du client final. Arrêtons de penser comme des "bobo"la future cité, laissons du temps comme le suggère Mr TAVARES.
L'Europe, particulièrement la France, est de loin le moins polluant sur notre planète, l'urgence appartient à d'autres pollueurs.
Donnons nous jusqu'à 2030, accordons la pastille critère 1 au diesel dès 2018 jusqu'à 7CV, avant tout bannissement, soyons plus sobre dans nos achats.
bonne journée à tous
thierry barbolo, Le lundi 11 mars 2019

Thierry,
C'est maintenant de la faute des politiques si des constructeurs ont triché...?
Faut éviter SVP ce genre d'argument pour combattre les décisions européennes idiotes en matière de CO² car c'est forcément contre-productif.
Je préfère la méthode Tavares.
;0)
Lucos, Le lundi 11 mars 2019

Je suis particulièrement d'accord avec Mr Tavares.

Les idéologues qui observent la production de CO2 comme le grand danger actuel ne sont pas crédibles car ils ne proposent pas d'action adaptée pour la combattre.

Lorsqu'on sait que l'automobile représente une part infime de la production de CO2 de notre pays et que celui-ci produit lui-même 12 fois moins de CO2 que la Pologne, il y a de quoi réfléchir !


Je suis de formation scientifique et pas particulièrement négationniste mais il y a des limites que les écologiste français ont largement franchies.
Je propose donc, que devant le danger imminent, ces mêmes écologistes déclarent la guerre à l'état polonais Pas moins, sinon qu'ils se taisent.
Joran Namet, Le lundi 11 mars 2019

Ainsi Bernard Jullien accrédite les déclarations mensongères de Mme Delli : « Il n’a pas été capable d’investir dans des moteurs propres et basses émissions plus tôt…. » Notre grand « Expert » n’a pas jugé bon de chiffrer les progrès en dépollution de tous ordres réalisés par nos constructeurs depuis 30 ans, dans l’ »ancien monde » qui sont pourtant spectaculaires ni de rappeler les milliards qui y ont été investis ! Il se contente plutôt, en fait, de critiquer une stratégie de communication qui est critiquable à bien des égards, en aboyant avec les loups…Oui, le prétendu lobby de l’automobile est nul !! Pourquoi ne pas revenir à l’enjeu écologique ?
32 milliards de tonnes de GES ont été émis dans le monde en 2017, c’est effrayant !
La part de l’Europe dans ce désastre est de l’ordre de 15%, celle due aux transports de 39%, soit 5,8% du total, dont celle due aux transports routiers de 80% , soit 4,7%, et finalement, la part revenant aux V.P. de 62%, soit 2,9 %. Est-ce bien sérieux de prétendre vouloir sauver la planète en agissant prioritairement, à grands risques, sur moins de 3% des émissions de CO2 ??
Jacques CHEINISSE, Le lundi 11 mars 2019

Cette tribune est une insulte aux bagnolards que nous sommes,seul Tavares comme d’autres avant lui dans des moments difficiles ont eu le courage de dire NON.
alain boise, Le lundi 11 mars 2019

Ben dis donc ! Tout le monde est bien excité ce matin.
Relax, les clients ne pourront/voudront pas les acheter ces VE, regardez la prime à la conversion qui profite majoritairement aux Diesel d'occasion, et même pas aux hybrides, c'est un signe.
Le marché et la législation européenne seront bien forcés de s'adapter après les futures élections et avant que Gilles et John s'en mêlent de nouveau...
;0)
Lucos, Le lundi 11 mars 2019

....Pour sûr Bill ...le marché s'adaptera ...l'a pas le choix le marché ou il crève ...
La meilleure idée (ou la plus avisée ) en matière de réduction du CO2 et des polluants demeure les aides pour assurer le renouvellement du parc avec des véhicules plus récents...
Je serai moins optimiste pour ce qui est du législateur européen ...c'est que c'est vivace ces bêtes là...comme vous ecrivez attendons le resultat des élections européennes qui peut réserver quelques surprises en depit des "sondages"... quant à Gilles et John ...y veillent faut pas en douter
;0)
ADEAIRIX, Le lundi 11 mars 2019

Demain c’est Jadot le mari de Karima le rédacteur de La Tribune Autoactu?Madame j’en vis de la bagnole,Merci d’apporter un droit de réponse à M Tavares de cette tribune.
alain boise, Le lundi 11 mars 2019

C'est avec plaisir que je lisais les amusantes chronique de Monsieur Bernard Julien. C'est avec hilarité que je viens de lire celle ci. Je suppose qu'il s'agit d'un poisson d'avril anticipé. Rien n'est argumenté ni prouvé dans cette diatribe ou ce Monsieur va jusqu'a traiter Carlos Tavares de" reactionnaire"...Serait il possible que cet article de Monsieur Julien soit une commande? je n'ose le croire.
Cela ne flatte pas son auteur . Comment peut on comparer des commentaires "ecolo de bistrot " De Karima Delli avec l'analyse scientifique ,economique et ecologique de Monsieur Tavares? Monsieur Julien vous valez mieux que cela.
Paul Hochon, Le lundi 11 mars 2019



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