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Constructeurs - 15/04/2019

Chez PSA Mulhouse, des réfugiés reprennent pied grâce au travail

(AFP) - "C'est important le travail pour la vie": sur la ligne de montage de l'usine PSA de Sausheim (Haut-Rhin), Idriss et Saïd s'affairent. Après avoir côtoyé l'enfer au Darfour et en Erythrée, ces deux réfugiés prennent un nouveau départ grâce à un programme d'intégration par le travail.

Les gestes sont précis et rapides, le temps est limité : insertion du joint de capot, vissage des sièges... Dans le vacarme des machines, les véhicules se succèdent, et Saïd Abdelatif n'a pas de temps à perdre.
"C'est bien de travailler à l'usine, ça se passe bien pour moi", sourit le jeune Érythréen de 22 ans. En 2016, il a quitté son pays et connu le parcours chaotique commun à des centaines de milliers de migrants : traversée du Soudan et de la Libye, puis de la Méditerranée, "trois mois" ensuite à Calais, avant d'atterrir à Mulhouse.
Non loin, Idriss Nazar, un Soudanais de 28 ans, s'active sur la même ligne du site PSA, près de Mulhouse. Originaire de Nyala, au Darfour, il a traversé le Sahara dans une camionnette "sans toit", passé la Méditerranée sur un "bateau en plastique" surchargé, débarqué en Sardaigne pour enfin rallier la France.
Depuis début avril, ces deux réfugiés sont intérimaires sur le site d'assemblage alsacien de PSA, l'un des plus gros employeurs de la région (5 300 CDI et 1 400 intérimaires) qui produit notamment la 508 et la DS 7, deux véhicules "premium" de Peugeot.

"Sur-mesure"
Un premier contrat - avec, peut-être, une embauche à la clé - qui vient couronner des mois d'efforts à apprendre le français et à se former dans le cadre d'un programme national d'intégration des réfugiés, lancé en 2017 : HOPE ("espoir" en anglais), acronyme signifiant "Hébergement, orientation, parcours vers l'emploi".
Piloté par l'Etat via les préfectures, ce programme regroupe une kyrielle d'acteurs (Afpa, Pôle Emploi, organismes paritaires collecteurs...) et propose à des groupes d'une douzaine de stagiaires huit mois de formation mêlant accès à un logement, cours de langue et certification professionnelle dans des secteurs en tension (industrie, tourisme...). Une cinquantaine de groupe HOPE sont actifs en France, indique une source préfectorale.
Fin 2019, quelque 3 000 réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire auront profité de HOPE et 1 500 autres en bénéficieront en 2020, selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez.
Axé sur l'industrie automobile - PSA oblige -, le groupe HOPE Mulhouse a rassemblé, entre septembre et mars, douze migrants d'Afghanistan, d'Érythrée, du Soudan et du Monténégro, âgés de 20 à 31 ans.
"L'idée (de) HOPE est de maximiser les chances d'intégration professionnelle" des réfugiés, résume Blaise Gourtay, chargé des affaires régionales et européennes à la préfecture du Grand Est. Dans la région, 61% des réfugiés qui sortent de HOPE bénéficient d'un CDI ou d'un CDD.
En gros, il s'agit de faire du "sur-mesure", explique Simon Bonanno, responsable d'Ocito, société de travail temporaire spécialisée dans l'insertion, partenaire du HOPE mulhousien.

"Exemplaire"
Afin de permettre aux réfugiés de se concentrer sur leur formation, Ocito a embauché Nadia Ben Henia, une assistance sociale, pour les aider dans leur vie quotidienne.
"Gérer sa paperasse administrative dans sa langue, c'est déjà compliqué alors (dans une langue étrangère), ça rajoute de la complexité", explique-t-elle.
Pour Idriss Nazar et leurs dix camarades, le programme s'est achevé en mars avec deux semaines de formation chez PSA. Ensuite, le saut dans le grand bain.
Et un départ sur les chapeaux de roues, à en croire les cadres du site mulhousien.
"Ça se passe très, très bien, ils insufflent du dynamisme collectif" et apportent une "vraie valeur ajoutée sur le climat social", se réjouit Mélanie Heitz, responsable gestion et développement Ressources Humaines.
Chargé d'encadrer la formation, Frédéric Campillo salue leur "motivation" et "leur savoir-être exemplaire" tandis que Mathieu Hurth, directeur du montage, souligne leur "abnégation au travail" et leur "volonté de s'intégrer dans les équipes".
Travailler ici est "une grande chance pour moi", explique Saïd, qui confie avoir vécu des choses "très, très dures" durant son exode. "J'aime la France (...) j'ai envie (de) rester!", renchérit Idriss. "Le travail, c'est difficile, mais j'ai envie d'y arriver".
AFP

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Réactions

Monténégro zone de guerre?combien de chômeurs en France sont sur le carreau ?
alain boise, Le lundi 15 avril 2019

alain boise, vu les difficultés que PSA a à recruter à Sochaux, il ne doit pas y avoir de chômeurs dans le coin
Vincent, Le lundi 15 avril 2019

Yen a plus de deux Milions en France et zéro en Suisse région voisine.
Des difficultés à recruter .....c’est pour cela que l’on embauche des pseudos réfugiés pour faire beau
alain boise, Le lundi 15 avril 2019

non, pour sortir des voitures
Vincent , Le lundi 15 avril 2019

Parlez vous de recrutement ou d’interim?
alain boise, Le lundi 15 avril 2019

Seriez pas au RN vous ?
;0)
Lucos, Le lundi 15 avril 2019

Qu’est ce que le RN vient foutre là dedans,on a deux Milions de chômeurs et on va chercher des Albanais,Monténégrins,Tunisiens,qui ce que je sache ne sont pas en zone de guerre.
Il faut protéger les réfugiés de zone guerrières les autres non c’est Macron qui la dit,pas Marine petit provocateur vert
alain boise, Le lundi 15 avril 2019

… A propos de la Suisse … Ce n'est pas nouveau, mais nos amis helvètes s'emploient à attirer les profils qualifiés que comptent la Franche Comté en proposant de meilleures conditions financières …
Ce qui l'est plus … c'est qu'elle fait de la pub sur le thème "rengagez vous rengagez vous ….
Dès lors on peut comprendre que PSA se nourrisse d'espoir avec HOPE en remettant en selle des réfugiés d'horizons bien divers
(Afghans, Erythréens, Soudanais ou Monténégrins) … Dans les écoles les professeurs doivent apprécier la grande diversité des profils ...
Pour PSA, vu la volumétrie des besoins, y a pas trop le choix et les Suisses n'en sont pas trop "friands" semble-t-il
;0)
ADEAIRIX, Le lundi 15 avril 2019

Et notre Milion de chômeurs on en fait quoi,c’est quoi cette histoire de réfugiés,ce qu’ils veulent c’est aller en Angleterre !
Je suis un ancien réfugié je sais de quoi je parle,que fout Paul emploi, que Peugeot embauche les nôtres,mes frères, après on verra.
Comment il dit l’autre....America first.
L’Allemagne connaît le plein emploi et accueille 1 Milion d’immigres....c’est pas notre cas.
Y’a des urgences ici,ré industrialisons notre pays
alain boise, Le lundi 15 avril 2019

… Alain … Non par altruisme mais par Nécessité j'ai l'impression que PSA fait ce qu'il peut actuellement en Franche Comté pour employer ceux qui peuvent l'être …
Qui parlait récemment d'un seuil de 10% incompressible estimé par les boîtes d'intérim locales pour tout un tas de raisons trop longues à développer ici mais que vous devez connaître … En Bretagne, peut-être pas après tout … (?)
;0)
ADEAIRIX , Le lundi 15 avril 2019

C’est simplement épidermique,je ne comprends pas la démarche.
On a deux Milions de chômeurs et on embauche des gus qui ne fuient rien .
Zones de guerre oui il faut protéger,le reste retour à la case départ et embaucher en priorité en France,logements célibataires,prime d’installations pourquoi ne le fait on plus?
Airbus y arrive et attire une jeunesse courageuse,au boulot,
alain boise, Le lundi 15 avril 2019

alain boise, ça change quoi que ce soit de l'embauche ou de l'interim?
ADEAIRIX, plutôt ceux qui veulent l'être
Vincent , Le mardi 16 avril 2019



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