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Constructeurs - 12/09/2019

David Twohig, Byton : "Notre SUV M-Byte sera lancé en Chine en 2020, l’Europe suivra"

Ingénieur en chef de l’Alpine A110 jusque début 2018, David Twohig s’est lancé tenter par la proposition d’un jeune constructeur chinois, Byton. Après vingt-six ans passés au sein de l’Alliance Renault-Nissan, l’Irlandais est désormais vice-président en charge de l’ingénierie. Il nous présente le tout nouveau SUV de la marque, baptisé M-Byte.

Sur le stand Byton du Salon de Francfort, trône le M-Byte, SUV électrique de 4,88 m de long, dont la ligne est très proche de celle du concept dévoilé au CES de Las Vegas de janvier 2018. Rien de vraiment original de l’extérieur. C’est à bord que la spécificité du véhicule saute aux  yeux : un écran géant de 48 pouces court sur tout le tableau de bord, le même que celui que Byton avait annoncé, toujours à l’occasion du CES, mais en 2019 cette fois. Au centre du volant, un autre écran de 7 pouces permet de contrôler les fonctions de conduite et, sur la console, figure une dernière tablette de 8 pouces que peut contrôler le passager avant.

"Nous voulons offrir le meilleur de l’industrie traditionnelle et des nouvelles technologies, explique David Twohig. Nous vivons actuellement la plus grande révolution que l’automobile ait connue depuis le tout début du 20e siècle. Et nous, chez Byton, nous voulons que notre interface homme-machine soit elle aussi révolutionnaire. Nous n’avons guère le choix de toute façon : pour les jeunes générations, la connectivité n’est pas un plus, ça fait partie intégrante de leur vie."

Le M-Byte va donc regorger de gadgets : reconnaissance faciale pour débloquer les données, reconnaissance vocale, reconnaissance gestuelle… Pour l’ingénieur, offrir le meilleur comportement possible ou le plus rapide moyen d’atteindre 100 km/h n’est pas une priorité. Deux packs de batterie seront toutefois proposés (le premier, de 72 kWh, promet une puissance de 272 ch et une autonomie de 360 km en normes WLTP et le second, de 95 kWh et 408 ch, de 435 km). "Tout va être dans l’expérience digitale. L’idée, c’est que le conducteur et les passagers soient connectés en permanence, que ce soit pour travailler, s’amuser, communiquer… et même s’acheter une pizza. Les limites de nos fonctionnalités, je ne les connais pas moi-même, peut-être à la façon d’un Steve Jobs qui, lorsqu’il a lancé le premier iPhone, ne savait probablement pas déjà ce que les smartphones seraient capables de faire dix ans plus tard."

Par exemple, le M-Byte sera équipé de caméras qui filmeront à 360°. "Votre voiture pourra donc surveiller les environs, c’est sécurisant. Elle sera même capable de cartographier les routes, comme les Google cars aujourd’hui." La conduite 100 % autonome sera pour plus tard : "Peut-être que dans dix ans, les constructeurs lanceront des modèles qui feront tout, tout seuls, sans la moindre intervention humaine. Mais ce n’est pas encore aujourd’hui", assure David Twohig.
Si Byton s’expose à Las Vegas, puis aujourd’hui à Francfort, c’est bel et bien pour montrer ses ambitions mondiales. "Nous sommes une marque premium, et je n’ai jamais vu une marque premium se limiter à quelques marchés, assène David Twohig. C’est pourquoi nous avons construit une usine, à Nanjing, capable de produire 300 000 voitures par an. Mais d’abord, nous commercialiserons le M-Byte en Chine au premier semestre 2020, puis en Amérique du Nord et enfin en Europe. Mais pas avant 2021." Son prix ne devrait alors pas dépasser 45 000 € hors taxes… Ce qui reste plus de 5 000 € de plus qu’Aiways, nouvel intervenant venu tout droit de l’empire du Milieu, lui aussi, et qui annonce son SUV pour l’Europe dès avril 2020.

Les acheteurs feront leur marché en ligne, et Byton se rapprochera de partenaires pour l’entretien et les réparations. "Dans les grandes villes, nous aurons des "Byton places", comme celui que nous venons d’ouvrir à Shanghai. Nos clients pourront donc aussi y découvrir nos modèles."
Des partenaires, Byton en compte déjà de particulièrement solides. Parmi ses investisseurs figure son propre fournisseur de batteries, le géant CATL. Côté production, la start-up s’est appuyée sur FAW, l’un des principaux groupes automobiles chinois (3,4 millions de véhicules produits en 2018), qui l’a largement aidée à décrocher son indispensable licence de production. Reste à savoir, dans la féroce compétition qui oppose déjà, en Chine, de très jeunes intervenants comme Byton, Aiways, NIO ou encore Lynk & Co, lesquels survivront.
Alexandra Legendre
 
Alexandra Legendre est journaliste automobile depuis plus de vingt ans et membre français du jury européen Autobest, qui élit chaque année la nouveauté « Best Buy » offrant le meilleur rapport prix-prestations.

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Réactions

Je vous le disais que l'avenir était de mettre 4 roues sur un smartphone..
C'est tout ce que les clients veulent...
;0)
Lucos, Le jeudi 12 septembre 2019

Vu mon expérience....longue du VE ,une autonomie de 272 kMs WLTP va donner dans le réel 170/180 si vous n’habitez pas une région montagneuse ( c’est pire ,rélief et température sont les ennemis du WLTP).
Quand à la qualité du matos Chinois.....on ne peut pas réclamer la bas sinon c’est goulag.
Je ne sais même pas si ils ont enfin adopter les fuseaux horaires ou si ils continuent comme avant à n’avoir qu’une heure officielle alors qu’ils ont 4 fuseaux
alain boise, Le jeudi 12 septembre 2019

Byton n'est pas une petite société et si sa survie peut ne pas être certaine, il restera certainement quelque chose de cette société dans un autre groupe industriel chinois.

Des noms connus comme Breitfeld, Jacob anciens cadres de BMW, ainsi que Tom Weisner de Tesla et plus récemment David Twohig, ancien responsable du développement de la Zoe puis de la division Alpine chez Renault ont crédibilisé cette entreprise. Il reste à concrétiser la fabrication.

Cette société "globale" car elle a ses bureaux en Europe, Amerique et Chine, prouve que notre industrie ne peux plus être localisée dans un seul pays ou une usine.

La propulsion électrique va encore accélérer les délocalisations:

--- La conception sera faite en réseau grâce aux applications de PLM devenues vraiment opérationnelles.

--- La fabrication se partagera entre les fabricants de composants externes qui créeront un marché immense pour les constructeurs et les petites usines d'assemblage final chargées de monter ces composants.


Bien sûr, ce marché encore plus global que celui que nous connaissons, s'installera dans les régions les plus propices et favorables à l'établissement des entreprises.

En ce sens, les délocalisations actuelles vers les pays d'Europe de l'est ne sont qu'un petit aperçu de ce qui nous attend dans cinq ou dix ans. D'ici là les plus anciennes usines européennes auront sans doute disparu.
Smarter, Le jeudi 12 septembre 2019

"David Twohig s’est lancé tenter par la proposition d’un jeune constructeur chinois..."

il s'est laissé tenter plutot, non ?
RL, Le jeudi 12 septembre 2019

Si on gare un M-byte à coté d'un Q2, il se passe quoi ?
;0))
Lucos, Le jeudi 12 septembre 2019



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