Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Constructeurs - 31/10/2019

Faut-il s’inquiéter du rapprochement de PSA avec FCA ?

Les deux entreprises ont confirmé lundi être en pourparlers pour créer l'un des principaux groupes automobiles mondiaux. Après l’échec du projet FCA/Renault, Carlos Tavares aborde cette négociation en position de force.

Dévoilées mardi par le Wall Street Journal, les discussions entre FCA et PSA en vue d’un rapprochement ont été confirmées mercredi matin par les deux entreprises dans les mêmes termes par un communiqué laconique : "Suite aux récentes informations presse sur le possible rapprochement de Groupe PSA et FCA Group, Groupe PSA confirme que des discussions sont en cours en vue de créer l'un des principaux groupes automobiles mondiaux."

Ce n’est pas la première fois que des discussions ont lieu entre les deux entreprises, mais c’est la première fois qu’on en a une confirmation officielle. On a également appris qu’un conseil de surveillance de PSA avait eu lieu ce mercredi après-midi et avait donné son feu vert à un rapprochement.
Entre les discussions précédentes et celles qui ont lieu actuellement, il y a eu l’échec du projet de fusion de FCA avec Renault qui a remis l’hypothèse PSA en piste.
L'accord qui se dessine prévoit que la gouvernance sera composée de 11 membres, dont six pour le groupe français et cinq pour l'italo-américain, selon une source citée par l’AFP.
Le président du directoire de PSA Carlos Tavares deviendrait directeur général de la nouvelle entité, dont le conseil d'administration serait présidé par le patron de FCA John Elkann, héritier de la dynastie Agnelli.

La question potentiellement épineuse du siège de la future entité n'a pas été tranché, mais l'hypothèse des Pays-Bas est sur la table, selon la même source.
La valorisation boursière de l'entité fusionnée est évaluée à environ 50 milliards de dollars (45 milliards d'euros).
Selon l'AFP, les entreprises pourraient annoncer rapidement qu'elles sont en négociations exclusives, voire confirmer la transaction dès jeudi.

Si les deux constructeurs ont chacun leurs raisons de souhaiter ce rapprochement, la nécessité apparaît cependant plus pressante pour FCA que PSA.
FCA fait la majorité de ses ventes et l'essentiel de ses profits en Amérique du Nord (54% des ventes en Amérique du Nord, 26% en Europe) mais le constructeur ne peut décemment pas déserter l’Europe, compte tenu de son histoire, où il n’est pourtant pas en mesure de relever le défi de la réduction des émissions de CO2.
Le sous-investissement chronique de ces dernières années (6% de son CA en R&D et Capex alors que la moyenne du secteur est à 11% et PSA à 8% selon les chiffres 2018) en a fait le constructeur le plus éloigné de son objectif CO2 (en 2017, il est près de 30 g/km au-dessus de son objectif spécifique de 91,8 g/km en 2020). Cela pourrait lui coûter 95 millions d’euros pour chaque gramme au-dessus de l’objectif (à raison de 95€ par g pour 1 million de véhicules vendus chaque année).
PSA qui se trouvait dans une situation analogue depuis le rachat d'Opel (avec un objectif de 93 g/km dont il est éloigné de près de 20 g) a mis en place une stratégie d’électrification à marche forcée et d’optimisation de ses moteurs thermiques compte tenu de son exposition en Europe (90% de ses volumes). Le groupe apparaît finalement aujourd'hui en meilleure posture pour relever ce challenge en 2020/2021. Pour les étapes suivantes de 2025 et 2030, un partenaire pour partager les investissements sera cependant nécessaire.

Sur la base des chiffres de 2018, le rapprochement de FCA et PSA pèserait 22,5% de part de marché en Europe (respectivement 6,5% et 16%) soit une taille comparable à celle du groupe Volkswagen (23,9%).
Sur les 8 millions de véhicules que représenterait le nouvel ensemble, il y aurait 4,5 millions de véhicules en Europe et des volumes qui permettent d’envisager des synergies.

Le projet de cette alliance a été bien accueilli par les marchés : le cours de PSA a progressé de 4,5% à la Bourse de Paris et celui de Fiat Chrysler Automobiles a bondi de plus de 9% à Milan.
FO, première organisation syndicale du groupe PSA, a souligné "la dynamique industrielle positive du projet de rapprochement avec FCA".
Patrick Michel, secrétaire FO du Comité de groupe monde voit plusieurs avantages pour PSA : "l’accès au marché américain et une taille critique qui permettra de résister aux Japonais et Allemands". "PSA ayant fait preuve de son savoir-faire lors de l'alliance PSA/Opel en 2017 qui est une réussite aujourd'hui", souligne-t-il.
"Si le projet venait à se concrétiser, l'enjeu pour le groupe PSA est de conserver la maîtrise opérationnelle et industrielle de la nouvelle entité", a dit Olivier Lefebvre, délégué syndical central FO PSA.
L’Etat français estime aussi que les discussions "confirment le mouvement de consolidation mondiale de l'industrie automobile, qui est nécessaire et dans lequel la France veut prendre toute sa place".

On ne sait pas encore quelle sera la forme capitalistique de ce rapprochement et si Exor, le holding de la famille Agnelli (Giovanni Agnelli BV possède 53% du capital d'Exor NV) qui contrôle 29% du capital de FCA (28,98% exactement), deviendra l’actionnaire majoritaire de PSA.
La composition de l’actionnariat du groupe français ressemble assez à celle de Renault puisqu’aucun de ses actionnaires actuels n’en détient plus de 12,23%. Les holdings de la famille Peugeot (EPF et FFP), le Chinois Dongfeng Motor International et l’Etat français (BPIfrance via Lion Participation SAS) étant chacun détenteur de 12,23% du capital de PSA.
Une fusion 50/50 comme dans le montage qui avait été imaginé avec Renault ferait de la famille Agnelli le premier actionnaire.
"La structure de l’actionnariat de FCA est hyper financiarisée. S’il s’agit pour PSA de rentrer dans une structure qui ressemble à celle de FCA, alors il y a beaucoup à perdre", estime Bernard Jullien.
"Il y a deux problèmes clés : la clarté du management et la patience de l’actionnariat. Est-ce que Tavares qui est pressenti pour être le dirigeant opérationnel de l’ensemble aura les coudées aussi franches que depuis qu’il dirige PSA ? Quelle sera l’attitude de l’actionnariat ? Alors que le taux de distribution est de 20%/25% chez PSA, les actionnaires de FCA veulent plutôt 60% ce qui obère la capacité d’investissement. Ils ne pourront pas tout faire, c’est ce qui est en balance", explique Bernard Jullien.
On peut imaginer que ces questions ont été des points de blocage dans les discussions qui ont déjà eu lieu et que l’échec de FCA dans sa tentative de rapprochement avec Renault a rendu la partie italo-américaine plus apte à faire des concessions.
Florence Lagarde

Partagez cet article :

Réactions

... Merci à Florence LAGARDE pour cette synthèse sur le sujet ...
On va vite savoir quelles sont les réponses aux différents points d'interrogation....
Tavares a plutôt réalisé un "sans faute" jusqu'ici, ce serait "ballot" de faire une grosse "boulette" après un si beau parcours ...
Faisons confiance au top management de PSA pour avoir évalué tous les risques afin de les réduire, en cas de " go to live" (balance opportunités /risques)... L'expérience du dossier Opel/Vauxhall doit les aider (?)... Pour autant le contexte de cette opération à "égalité" selon le qualificatif utilisé hier par différents observateurs, rend l'exercice délicat, c'est peu dire !
Effectivement, "on" imagine que du côté d' Exor , l'echec des discussions avec Renault a ouvert de l'espace pour des concessions rendant l'opération moins aventureuse pour PSA ... Moet & see !
;0)
ADEAIRIX, Le jeudi 31 octobre 2019

-8% à l'ouverture de la bourse !
Didier RECORD, Le jeudi 31 octobre 2019

La réponse est OUI (à la question posée dans le titre de l'article)

Merci Florence !
Bruno HAAS, Le jeudi 31 octobre 2019

... C'est que le vin est tiré...il va bien falloir le ...
ADEAIRIX, Le jeudi 31 octobre 2019

L’annonce fait part d’une fusion à 50/50,pouvez m’expliquer la différence entre Alliance et fusion.
Pourquoi ce qui n’était pas bon pour Renault d’après le château le serait pour PSA?
Gros temps chez Renault,plus de Boss,des relations tendues avec Tokyo.
Je ne sais si Goshn a le droit à une interview mais j’aimerais avoir son point de vue.
alain boise, Le jeudi 31 octobre 2019

-10% !
Didier RECORD, Le jeudi 31 octobre 2019

Moins douze pour la Peug et moins 3 pour Rino....elle aime pas la bourse !!!!!
alain boise, Le jeudi 31 octobre 2019

Une association de 2 constructeurs auto à 50-50% .... rien d'étonnant à ce que ça ne plaise pas à la bourse.
C'est une certitude d'échec comme l'expérience l'a démontré de nombreuses fois.
Il faut un leader absolut.
Chr$, Le jeudi 31 octobre 2019

j'ai des doutes sur la viabilité de cette alliance. Cela risque de se terminer comme avec Renault il y a quelques mois, et avant comme avec les autres alliances qu'a fait FCA. Tout cela ressemble à un chant du cygne, et que FCA panique. Tavares risque de s'en mordre les doigts. En espérant me tromper toutefois, mais avec FCA ...
Frédéric LANGLOIS, Le jeudi 31 octobre 2019

Comme la Vodka?Absolut
Carlos deuxième devenu premier,Empereur des Gaules et des plaines Teutonnes passant les Alpes pour s’offrir Naples.....et vive la bagnole,au moins on s’ennuie pas et FO est content....FO les syndicat qu’il vous faut( Michel Colucci dit Coluche)
alain boise, Le jeudi 31 octobre 2019

Cher Frédéric Langlois, pas toujours d'accord avec vous et quelques passes d'arme amicales, mais là, 100% d'accord avec vous.

Je défends souvent (qui a dit exagérément ?) Carlos Tavares mais je pense que c'est une grosse erreur que cette fusion, et, comme vous Frédéric, j'espère énormément me tromper.

Les familles Peugeot et Quandt ont laissé passer le train d'un rapprochement "évident" entre PSA et BMW. Quel dommage, ce mariage aurait été bénéfique aux deux groupes et à leurs marques.
Bruno HAAS, Le jeudi 31 octobre 2019

Il me semble qu'aux dernières nouvelles la bourse à plutôt baissée pour PSA !
Très bonne approche et analyse de Mme Florence Lagarde...
mais ne faut-il pas lire un peu plus d'infos qui sont publiées ce matin sur le net et sur la presse généraliste:
Voici une compile d'infos factuelles de ce qui semble pencher pour un oui d'inquiétude et un gros risque pour PSA:

"L'enjeu est de taille en Italie où 58 000 personnes sont salariées par Fiat-Chrysler dont les sites industriels sont en surcapacité chronique. Dans le contexte politique actuel, d'éventuelles fermetures d'usines pourraient avoir de lourdes conséquences pour la coalition gouvernementale italienne au pouvoir."
"Coté français, pas question, a fait savoir Bercy, d’imaginer la moindre fermeture de site industriel dans l’Hexagone. «La direction nous a confirmé ce point ce [mercredi] matin, lors d’un comité social et économique», indique Anh-Quan Nguyen, délégué central CGC de PSA."
"Or, parmi les actionnaires de poids de Peugeot-Citroën comme de Fiat, on trouve deux familles «capitalistes» au sens propre du terme : les Peugeot (12,23% de PSA) et les Agnelli (29% de FCA à travers leur holding familial)."
"Finalement, l'État français détient 12% de PSA via la banque publique BPI et une source de Reuters soulignait mercredi 30 octobre que le gouvernement serait vigilant sur la préservation des intérêts patrimoniaux de la banque publique."

Rien de nouveau concernant le capital des deux entités et très bien souligné déjà par notre Rédactrice en Chef.
Pour écouler 10 millions de véhicules il faut des marchés..et la Chine est en baisse des ventes...les US sont un grand continent et pour vendre il faut d'abord innover et investir !
Par contre si c'est pour faire UN COUP FINANCIER et de capital à deux larrons, Messieurs Tavares et Elkann...la Hollande est le pays rêvé pour faire des holdings.... et gruger États et petits actionnaires !
Les deux familles françaises et italiennes peuvent commencer à sabrer le champagne !! So far so good !
Jo Duchene, Le jeudi 31 octobre 2019

Oui enfin, monseigneur Duchene, le principe même de la Bourse étant de mal réagir quand une bonne nouvelle sur le front de l'emploi industriel est annoncé, et de bien réagir quand une mauvaise nouvelle sur le front de l'emploi industriel est annoncé car pour les investisseurs, ce n'est pas l'emploi qui importe mais les bénéfices de la spéculation, que la bourse réagisse mal à cette annonce ne veut strictement rien dire.
Frédéric LANGLOIS, Le jeudi 31 octobre 2019

Oui, un sacré coup capitalistique-financier :

Peugeot = - 13.2%
FCA = + 7.8%

à 13h....

Il semble déjà y avoir des gagnants et des perdants à la bourse ... 8-)
Chr$, Le jeudi 31 octobre 2019

… Alea jacta est !
Quand même, je rejoins la déception de Bruno HAAS concernant une possible alliance PSA / BMW (ou l'inverse …) mais il semble que les familles Quandt et Peugeot ne s’entendent pas (passé sulfureux des Quandt ?, crise d’égo ?) …
Par ailleurs, contrairement à la famille Peugeot, l’actionnariat de la famille Quandt au regard de BMW est en quelque sorte « récent » … Eu égard au sauvetage de BMW en 1959 au bord de la faillite par les deutsche marks apportés par Herbert Quandt … Bob Lutz, Paul Bracq et quelques autres firent le restant du boulot ou peu s'en faut.
Un rapprochement entre ces deux opérateurs avait pourtant beaucoup de sens concernant les complémentarités de gammes et les rayonnements « régionaux» … Il y a 10 ans, déjà, alors que Fiat avait déjà des souhaits de rapprochement avec PSA, j’avais (modestement) argumenté sur cette possible alliance entre l’hélice et le Lion … Il y a des traces … Ceux qui …

Comme écrit précédemment, ce rapprochement « entre égaux », il va falloir faire avancer la « Troïka », et comme le laisse entendre, justement, duchene dans sa revue de presse, le volet social italien n’est pas le moindre dossier délicat à gérer pour le pilote "opérationnel" du nouvel ensemble … D'ailleurs il faudra attendre un peu plus d'informations sur les modalités de cette "fusion à 50/50 que ce qui circule à cet instant …
L’efficacité des processus et des grilles d’analyse mis en œuvre pour le redressement de PSA puis d’ Opel/Vauxhall pourront ils resservir face aux « particularismes » italiens ? Nous le verrons bien !

En tant que « bagnolard indéfectible », même si c'est le bout de la lorgnette au regard de l'amplitude de ce rapprochement … incidemment, sans croire à une résurrection en grande pompe de la marque Lancia ( ?), au moins faut-il souhaiter que cette opération redonne des raisons d’espérer aux amateurs du quadrifoglio …

Oserai je un cuistre « Ave, Carlos, morituri te salutant » …
C'est un peu déplacé d'autant que pour l'instant l'opération contient au moins autant de risques que d'opportunités pour les gens de PSA. … En tous cas pour un simple observateur … !
;0)

ADEAIRIX, Le jeudi 31 octobre 2019

Alleluhia, Allelluhia, le miracle capitaliste commence à porter ses fruits.
Si vous n'avez jamais cru que les actionnaires gagnent de l'argent en dormant..en voici la PREUVE:
Certains ne sont pas d'accord qu'on fasse ici une revue de presse...et on ferait comment, certains n'aiment pas la lumière du jour.
C'est Le Monde de cet après-midi, extrait:

"...Pour un partage à parts égales des synergies et des avantages de la fusion, FCA va distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros en liquide et ses parts dans le fabricant de robots Camau.
De son côté, PSA va céder aux siens les 46 % qu’il détient dans l’équipementier Faurecia pour un montant de l’ordre de 3 milliards d’euros."
Ce PAYER SUR LA BÊTE tant qu'elle gigote encore.
Jo Duchene, Le jeudi 31 octobre 2019

Mouais..
La lecture de tous ces messages me fait visiblement penser que vous prenez vraiment les actionnaires et le patron de Peugeot pour des incapables et des pigeons !
Debat etonnant car les 2 groupes n'ont absolument pas d'autre choix pour survivre et nous retiendrons que ceci fut un mariage de raison...et qu'il fallait le faire...
;0)
Luc Os, Le jeudi 31 octobre 2019

Cher Centre de Gravité,
Saviez vous ce matin, avant de lire Autoactu, que Colucci c'était Coluche ?
;0)
Luc Os, Le jeudi 31 octobre 2019

Commençons par ce qui a parfaitement fonctionné avec Opel :
- GM-Opel avait déjà commencé à industrialiser quelques véhicules sous plateformes PSA. Ca date de l'épisode GM-PSA. Le virage pris par Opel était donc déjà amorcé.
- A l'instant où PSA a repris 100% d'Opel, C.Tavares a imposé l'arrêt immédiat de toutes les études de nouveaux véhicules Opel basés sur des plateformes autres que PSA. Les prototypes roulants de la nouvelle Corsa furent ainsi mis au rancard et Opel forcé à reprendre ses études de zéro sur la base de la nouvelle 208.
La conséquence logique est que comme les GMPs Opel (moteur & boites) ne rentraient pas dans les plateformes PSA (architectures incompatibles), et bien PSA a imposé leur remplacement par les GMP PSA. Boom.
PSA a donc investit depuis 2018 dans de nouvelles lignes de production moteurs et boites d'origine PSA chez Opel. La dernière sera très bientôt opérationnelles à 100% , date à laquelle TOUS les GMP d'origine Opel seront arrêtés en production.
L'ensemble PSA+Opel a donc bénéficié d'un effet énorme de standardisation permettant de négocier de nouveaux contrats avec ses fournisseurs et de diluer les coûts de développement sur des volumes supérieurs.
Opel bénéficie également des nouvelles plateformes PSA flexibles Essence / Diesel / Hybride / BEV permettant d'adapter la production aux impératifs réglementaires CAFE et WLTP en temps réel.

Maintenant, si PSA applique la même recette avec FIAT en Europe, c'est parfait, mais sommes-nous certains que nos amis de Turin réagissent de façon aussi pragmatique que ceux de Rüsselsheim ?

Il faut également savoir qu'une partie des GMP FIAT sont des co-conception d'avec GM-Opel....et donc fort probablement aussi incompatibles d'avec les plateformes PSA.
Pour moi, cette fusion 50/50 telle que décrite dans la presse aujourd'hui, risque bien de finir en Renault-Nissan bis.....bon courage aux équipes de PSA ..... elle vont en avoir bien besoin ..... a moins que PSA ait déjà imposé des conditions industrielles ?
Chr$, Le jeudi 31 octobre 2019

Cher Carlos, pardon pardon Cher Lucos
…En fonction de votre commentaire, j'avais été "inspiré" d'écrire ...
"Faisons confiance au top management de PSA" pour avoir évaluer...
;0)
Arnold ROUX, Le jeudi 31 octobre 2019

Oui et pardonnez moi d'avoir fait un "global" pour les commentaires.
Pendant qu'on discute la fusion vient d'être signée à 50/50
Alea jacta est....
;0)
Luc Os, Le jeudi 31 octobre 2019

Evidemment beaucoup d'articles de presse sur l'événement et nombreux sont les commentateurs qui comparent le rachat d'Opel/Vauxhall par PSA et qui extrapolent cette "réussite" au futur succès de la fusion.

Faut-il leur rappeler qu'un rachat 100% / 0% n'a strictement rien à voir avec une fusion 50/50 ?
Faut-il leur rappeler que Carlos Tavares avait les mains totalement libres pour imposer ses choix qui se sont révélés judicieux (pertes d'un milliard de $ chaque année pendant 19 ans à un résultat positif en deux ou trois ans !)
"PSAtisation" de toute la gamme Opel sans que le moindre management allemand ne vienne y mettre des bâtons dans les roues.

Ca va être une autre paire de manches quand des gros bras italo-américains et des bras beaucoup plus raffinés comme ceux du sieur Elkan, président du conseil ET actionnaire, voudront calmer les ardeurs du "simple Chief Executive Officer" que sera l'admirable -à mes yeux- Carlos Tavares.

Le Tout Puissant Carlos G l'a appris à ses dépens alors qu'il était pourtant "Chairman/Président/CEO/PDG" de la demi-douzaine de boîtes composant la Sainte Alliance.

L'Actionnaire te vire quand il le souhaite. Ca s'appelle Révocable ad nutum !
Bruno HAAS, Le jeudi 31 octobre 2019

Un qui doit faire la gueule c’est Elon qui avait pris goût aux 500M€(baby?) que Fiât lui offrait en droits à polluer....du bon argent pas trop dur à gagner.....
alain boise, Le jeudi 31 octobre 2019

& Bruno et Chr$ notamment… Toutes vos objections et "craintes", notamment sur "l'égalité prétendue", les "méchants" italo américains sont parfaitement fondées et je les partage, le cas échéant …

Simplement, on peut faire confiance aux acteurs de ce projet chez PSA (Tavares, Gallois, le DAF et les autres) pour les avoir identifier et évaluer … Donc si çà se fait, comme c'est confirmé aujourd'hui, c'est que d'une certaine manière, comme l'écrit Luc Os "ce mariage de raison" était nécessaire …
Une sorte de pire des solutions à l'exception de toutes les autres …

PS : manquerait plus que la commission européenne retoque cette fusion … La situation monopolistique est encore loin, il est vrai !
;0)
ADEAIRIX , Le jeudi 31 octobre 2019

Où sera le siège ?chez les protestants où plus proche du Saint?
Comment va s’appeler cette nouvelle entité ?Peufiat ou Fiatpeug?
Qu’en dit Lemaire?trop occupé avec la grille du Loto.
Vive la bagnole qui bouge
alain boise, Le jeudi 31 octobre 2019

... Pour cause de moins disance fiscale (merci à nos élites fainéantes ...) il serait bien étonnant que la hoding siège socialement ailleurs qu'aux Pays Bas ...
Bonjour donc FcaPsa.nv ou PsaFca.nv ou autre acronyme.nv à venir ...qui sait ?

Après comme précédemment ecrit viendra le temps des modalités pratiques de cette fusion ...Que donnera notamment la revue du portefeuille des marques des deux groupe, particulièrement celles qui sont en difficultés sur le marché, allez savoir ? ...Hein vous le savez ! Tant mieux pour vous ...
Une piste quand même Vw arrive bien à faire vivre un portefeuille de marques assez "velu" qui couvre tous les usages automobiles avec une certaine réussite (voir l'article sur Vw ce jour) si l'on se réfère aux derniers indicateurs de performance publiés ... Les dirigeants de la nouvelle entité devraient donc y arriver dès lors qu'une réflexion est menée sur le positionnement respectif (sa valeur ajoutée ) concernant chacune de ces marques.. On se doute que certaines ne sont pas d'emblée dans "l'oeil du cyclone" ...

La dessus, bon WE et faites de beaux rêves...
;0)
ADEAIRIX, Le jeudi 31 octobre 2019

Moi je vous dis que derrière toute cette affaire personne ne voit que notre gouvernement si prompt à torpiller l'alliance avec Renault, a bien laissé faire cette fusion en 3 jours et approuve maintenant celle-ci par l'intermédiaire du ministre des finances.
Sachant que PSA négocie depuis le mois d'Août, n'y a-t-il pas ici une ingérence politique inacceptable ?
Ne soyons pas dupes et hypocrites.
Bien vu PSA en tout cas..
;0)
Luc Os, Le jeudi 31 octobre 2019

Trop petit pour survivre ?! Ahahah. Ça fait fait trente ans qu'on dit ça de PSA mais ils sont toujours là ( je peux retrouver des articles dans mes très vieux automobile magazine). Et il me semble qu'on disait pareil pour Alstom. On a vu ce que ça a donné. Ces fusions / acquisition n'ont pour but que la casse sociale, la fermeture d'usines, des dividendes exceptionnels et immédiats pour les (gros) actionnaires et renforcer l'ego et le compte en banque de grands patrons qui ne vivent pas dans le même monde que leur salariés et ouvriers.
JL S, Le vendredi 01 novembre 2019

Ah, c'est vrai, alain boise. D'ailleurs, est-ce grâce à cette manne que Tesla est devenu bénéficiaire cette année ?
Frédéric LANGLOIS, Le lundi 04 novembre 2019

En effet, il faut s'en inquiéter, car contrairement à Midas, tout ce que touche FIAT est loin de se transformer en or (doux euphémisme) !


PS : désolé pour mon précédent messager qui n'a pas été posté sur le bon sujet
Frédéric LANGLOIS, Le lundi 04 novembre 2019



Machinerie à l’arrière toute !
Sécurité routière : les constructeurs se rebiffent



Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017