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Constructeurs - 23/10/2018

Hyundai a déjà vendu son quota 2018 de Kona électriques

Hyundai organisait la semaine dernière les essais de la version électrique du Kona, premier SUV 100% électrique. Les clients sont au rendez-vous et ce sera la production qui en limitera les ventes.

Alors même que le décollage des ventes de véhicules électriques en France pose question (20 223 immatriculations à fin septembre, 1,22% du marché), le lancement du Hyundai Kona semble montrer que c’est en partie l’étroitesse de l’offre actuelle qui explique cette situation.

Après le Ioniq qui existe également en version hybride et hybride rechargeable (1 801 immatriculations à fin septembre dont 418 en version électrique), le Kona est le deuxième véhicule électrique proposé par Hyundai après avoir été lancé en essence l'année dernière (4 794 immatriculations à fin septembre dont 4 641 en version essence, le Diesel sorti en juin dernier étant prévu pour représenter 20% des ventes du modèle).
C’est surtout le premier SUV de segment B disponible en version électrique.
Il reprend l’essentiel des caractéristiques de la version thermique avec quelques points spécifiques : une calandre fermée pour en améliorer l’aérodynamique, une seule taille de jantes en 17 pouces pour les mêmes raisons, et une console centrale sans levier de vitesse avec commandes par bouton qui libère un espace de rangement en dessous.

170 km supplémentaires d'autonomie valent 4 000 euros
Deux capacités de batteries (lithium-ion, fournies par LG) sont proposées : 39 kWh, 136 ch pour une autonomie de 312 km (en cycle WLTP) ; et 64 kWh, 204 ch pour une autonomie de 482 km (en cycle WLTP).
La batterie (refroidie par eau) est placée sous le plancher (passagers avant et arrière) ce qui permet de garder quasi intacte la capacité du coffre (moins le rangement des câbles de recharge).
Comparée à la Zoé 40, leader du marché français (10 840 unités à fin septembre), le Kona affiche une autonomie légèrement supérieure dans la configuration 39 kWh puisque la Zoé affiche 300 kilomètres d’autonomie en homologation WLTP avec une batterie 41kWh.
En revanche, côté prix, l’avantage est à la Renault même si les deux véhicules ne sont pas tout à fait comparables puisque la Kona est d’un gabarit un peu supérieur avec une longueur de 4,18 m, quand la Zoé est à 4,08 m.
La Zoé démarre à 32 100 euros batterie incluse (23 200 TTC euros, hors batterie et 8 900 euros pour la batterie). Dans la motorisation 39 kWh, la Kona est disponible en une seule finition (Créative) à 38 400 euros, la version 64 kWh est disponible en deux versions : Créative à 42 400 euros et Executive à 44 900 euros.
Cette tarification montre que les 25 kWh supplémentaires qui apportent 170 km d’autonomie supplémentaires se paient 4 000 euros.

La Kona propose quatre modes de conduite : confort, sport et deux modes économiques, éco et éco plus dans lequel la vitesse est limitée à 90 km/h. Il est équipé d’un système de freinage à récupération d’énergie réglable (sur 3 niveaux) commandé par des palettes au volant qui permettent d’aller jusqu’à l’arrêt complet du véhicule.

Lors de notre essai nous avons pu constater l’efficacité de la gestion de l’énergie. Nous avons roulé (campagne et autoroute) en mode éco avec récupération du freinage en niveau 3 et alors que nous avions une autonomie annoncée à 396 km, nous avons pu parcourir 73 km, en ne consommant que 67 km sur notre autonomie.
Le véhicule embarque un large éventail de sécurité active : régulateur de vitesse adaptatif, freinage d’urgence autonome avec détection de piéton, aide au maintien de trajectoire, surveillance des angles morts et alerte de circulation transversale arrière, détection de la fatigue du conducteur, reconnaissance des panneaux de circulation.

Un écart de 14 800 euros entre l'essence et l'électrique
Le Kona électrique a les atouts pour séduire le plus grand nombre, ne serait-ce son prix puisque la version électrique est 14 800 euros plus chère que la version thermique essence en finition équivalente (Creative, 1.0 T-GDi 120 à 23 600 euros). Cela fait cher la baisse des émissions de CO2, même avec déduction du bonus de 6 000 euros ou 8 500 euros dans le cas d’une prime à la conversion (ce qui ramène l'écart à 8 800 ou 6 300 euros). Ainsi, comme le souligne Lionel French-Keogh, directeur général de Hyundai France : "Il vaudrait mieux que l’on fasse des véhicules électriques à 15 000 euros avec une autonomie de 100 km pour faire du massif. Le problème est que personne ne les achèterait." Pourtant, 100 km d’autonomie ce serait suffisant, estime le dirigeant, dont la propre expérience de rouleur en Kona électrique le prouve : "Je fais une dizaine de kilomètres par jour et seulement une recharge par mois", explique-t-il. "Le véhicule électrique est en général la deuxième voiture, elle est utilisée tous les jours mais elle fait moins de kilomètres", ajoute-t-il.

Un potentiel pour 4 000 unités en 2019
Malgré ce coût élevé lié à la nécessité de proposer un véhicule avec une autonomie supérieure à 300 km, la demande client sera supérieure à l’offre. "Nous avons des contraintes d’approvisionnement sur les véhicules électriques, hybrides et hybrides rechargeables qui sont fabriqués dans la même usine", explique Lionel French-Keogh. Ainsi, la marque avait une allocation de 500 Kona électriques pour 2018 et a déjà dépassé les 600 commandes. La situation sera probablement identique en 2019 : "J’aimerais en avoir 4 000 mais je sais que je ne les aurais pas", nous a dit Lionel French-Keogh qui espère avoir l’allocation la plus élevée possible (à ce jour c’est 2 000), celle-ci étant contrainte par les capacités de production de batterie.

Le déploiement de sa gamme électrique, intervient dans un contexte de croissance pour la marque en France. Depuis le début de l’année, ses immatriculations sont en hausse de 27,5% à 26 683 unités, et la mise aux normes WLTP de sa gamme ayant été gérée par anticipation ("nous avions le renouvellement des modèles bien avant l’été", a dit Lionel French-Keogh) sa croissance s'est même accélérée en septembre à +36,4%, ce qui sur un marché à -12,8%, lui a permis d'atteindre 2% de part de marché.
La marque est également en train de se repositionner auprès de la clientèle entreprise (qui fait 15% de son mix de ventes) et l’arrivée d’un SUV électrique dans sa gamme est aussi une manière de la conquérir.
Florence Lagarde

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Réactions

Je dis ici frontalement à Monsieur Lionel French-Keogh que du point de vue sociétal et économique que ces propos sont irresponsables quand il préconise l’usage d’une deuxième voiture avec son VE pour les français et pas seulement, mais cela n’engage que moi.
Le productivisme à outrance de sa marque en déployant de multiples gammes pour finalement faire la même chose est écologiquement très incorrect, mais l’industrie allemande fait la même chose.
Les contructeurs français sont plus sages et plus responsables avec une gamme à venir (hybride et hybrides rechargeables) largement suffisante et nous devons leur donner la priorité!
Deux voitures par foyer fiscal en France est un non sens et anti économiqe!
Avec la pénurie de batteries il y a un immense danger pour le consommateur automobiliste, qu’en cas de défaillance de la même hors garantie, celles-ci deviennent non seulement ruineuses à l’achat mais pire un monopole pour chaque constructeur qui peut faire un prix sans contrôle, au point qu’il devienne de manière perverse plus avantageux de jetter la voiture à la casse que remplacer la batterie!
Les administrations chez nous doivent légiférer là dessus pour éviter les abus.
Même avec des contraintes le VE doit à terme devenir le seul véhicule d’un ménage, et c’est á cette raison que l’automobiliste ne devrait acquérir toujours que le VE le plus puissant et celui qui a la plus large garantie.
La maturité technologique du VE est très loin d’être atteinte et il doit être extrêmement prudent dans son choix!
Le business et la croissance de l’énorme conglomérat Hyundai ne doit pas ce faire sur le dos des français, même si le protectionnisme strict d’une nation n’est pas la solution...
Les consommateurs avisés ne se laisseront pas duper!
Jo Duchene, Le mardi 23 octobre 2018

Très surpris par votre discours..
Quand papa bosse à Paris comment fait maman pour emmener les gosses à l'école au fond de son village de campagne s'il n'y a qu'une voiture par foyer ??
;0)
Lucos, Le mardi 23 octobre 2018

Les enfants ne peuvent donc pas aller à l'école à pied??
Jean MAURICE, Le mardi 23 octobre 2018

Lucos, peuvent pas comprendre, citoyens urbains totalement hors sol.
Un de mes nombreux beaux-frères habite le lieu-dit La Poitevinière. La "ville" la plus proche s'appelle Riaillé.
Je vais lui dire de remplacer ses deux bagnoles : une archi-vieille C5 première génération (la archi-moche) et l'AX de sa femme qui doit avoir mille ans mais qui fonctionne à la perfection, par une Tesla Model S. Oui, Duchêne dit qu'il faut choisir une VE puissante.
Je pense que ses enfants continueront à se lever à l'aube, mais encore plus tôt, pour que leur mère les accompagne à pied - bein oui, elle n'a plus son AX - jusqu'à l'arrêt de car scolaire le plus proche. En rentrant de l'école le soir après l'étude, ils mettront une petite lumière rouge à l'arrière de leur cartable pour qu'un automobiliste en Porsche Panamera Hybride ne les butte pas.
Zonka déménager dans le 19ème ces grands couillons là. Faut dire, habiter La Poitevinière, quel manque de goût ! C'est quasi une provocation adressée à la planète.
Totalement hors sol Duchêne et Maurice !
Bruno HAAS, Le mardi 23 octobre 2018

Faut excuser le "chef" Duchene ...car
Dit-on un jour Dieu aurait fait le Monde à son image ...
Pour le visionnaire en haut de la tour du 19e c'est à peu près pareil ...
Le bonn choix (messieurs dames)
...C'est le CH-R (une sorte de martingale en vérité je vous le dis)
..La boite à bretelles
...La mono motorisation
.... Le Portugal à bas coût
Un chouette "patriote" qui dispense aux "bas de plafond" ses conseils avisés et(tellement désintéressé) tel le grand barbu sur son nuage ...la tour est parfois embrumée aussi mais pas que .
;0)

ADEAIRIX, Le mardi 23 octobre 2018

Oui Bruno, nous sommes dans du Parisianisme exacerbé de boboïsme hidalgesque !
Jean soyez sérieux voyons et sortez de chez vous, juste une fois pour voir..
Quand la première primaire est à 9 km et qu'il n'y a pas de bus scolaire vous le faite aller à pied le long de la départementale 18 km A/R à 6 ans ?
Quand le collège est à 7 km et que le bus scolaire qui passe devant chez vous mets 56 min pour y aller (pas de bol, fin de tournée..) vous faite lever votre fille de 14 ans à 5 H du matin ?
Et bien non vous emmenez tout le monde en voiture.
Je vous passe le supermarché à 12 km et les grands commerce à 30 km...

La campagne c'est monomodal question déplacement.
;0)
Lucos, Le mardi 23 octobre 2018

Oh là là, que je suis terriblement chagriné... le bobo parisien a choisi sa condition de vie... et le baba cool fromage de chèvre aussi... c’est bête non?
Qui achète le plus grand nombre de voitures? Les grandes agglomérations urbaines tentaculaires de part le monde ou les babas à la campagne? Choisissez la campagne sans rien prévoir comme un oiseau sur la branche... et venez vous plaindre! Moi parisien depuis cinquante ans, j’assume de renoncer à deux voitures même si j’ai les moyens!
Je ne vais pas à la manif inutile quand Hidalgo me tape sur la tête... j’essaIe de m’adapter aux catastrophes futures!
Hidalgo vient de perdre son procès mais elle a déjà dit qu’elle ne rendra pas les quais au autos... donc elle s’assoie sur la loi!
Je maintien, en général deux voitures par foyer surtout en ville c’est du gaspillage sauf cas de force majeure!
Je suis admiratif quand même de la sagesse des « campagnards » car ils ne changent pas de voiture et s’ils en ont deux ou plus dans leur cours, que s’ils sont véritablement obligés... et ce sont les citadins les véritables gaspilleurs dans cette affaire!
Beaucoup méritent qu’on leur tape sur la tête et cela va être encore pire dans l’avenir.
Jo Duchene, Le mardi 23 octobre 2018

Cher Jo, soit vous êtes stupide, soit vous êtes de mauvaise foi ; peut-être les deux ?
Vous écrivez "Je suis admiratif quand même de la sagesse des « campagnards » car ils ne changent pas de voiture et s’ils en ont deux ou plus dans leur cours, que s’ils sont véritablement obligés."
C'est exactement ce que j'essaie de vous mettre dans le crâne : ils sont OBLIGES d'avoir deux bagnoles et ils n'ont pas assez de pognon pour en changer. Ce beau-frère adore les belles bagnoles et croyez-moi, c'est un pensum que de rouler dans une vieille trapanelle à bout de souffle.
Il n'a pas les moyens d'acheter une Zoé et il entretient lui-même ses deux poubelles.
C'est un "sale pauvre de merde" en quelque sorte, vocabulaire que vous comprenez surement.
Il n'a pas choisi de foutre le camp à la campagne pour élever des chèvres. Le traiter de baba cool fromage de chèvre démontre un mépris hallucinant de votre part. C'est odieux. Il est brillant en informatique si vous voulez tout savoir.
Et des couples de Français comme ça, il y en a des millions, oui des millions.
Quant au taux de motorisation des "campagnards" il est beaucoup plus élevé que celui des franciliens, contrairement à ce que vous affirmez.

La France vue de Paris par le Parigot moyen, c'est quand même terrifiant.
Bruno HAAS, Le mardi 23 octobre 2018

Erreur je ne m’adressait à quelqu’un de particulier mais à la vieille image des deux France depuis 68... qui a évolué bien sûr et presque personne fait du fromage comme à l’époque... il faut être diplômé maintenant ou avoir une formation pour faire quelque chose qui tienne la route...
Quand un type fait une activité qui vous paraît bizarre.. je me pose toujours la question: d’où il tire ses revenus Pour vivre?
Je suis plus conscient que vous pensez que les choses sont compliquées... et donc je ne me formalise des noms d’oiseau que vous m’attribuez!!
Jo Duchene, Le mardi 23 octobre 2018

Alors merci Jo.
Vous avez failli me faire de la peine.
Bruno HAAS, Le mardi 23 octobre 2018



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