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Marchés - 03/01/2020

Ivan Segal, DCF Renault, dresse un bilan positif d’une année 2019 "pas toujours simple", confiant pour 2020

Avec 698 690 immatriculations VP et VUL en 2019, les ventes du groupe Renault progressent de 1,3% ce qui représente son meilleur niveau depuis 9 ans. Renault a repris la tête des ventes aux particuliers en décembre (mais pas sur l'année) avec un niveau de VD "très peu impacté par les niveaux tactiques", nous a dit Ivan Segal. En 2020, le dirigeant vise le bon équilibre entre part de marché, volume, rentabilité et respect de la réglementation CO2.

Texte corrigé sur le classement canal particulier.

Le directeur du commerce France du groupe Renault, Ivan Segal, qui a pris ses fonctions en cours d’année (au 1er avril) dresse un bilan positif pour 2019 avec trois motifs de satisfaction : le volume global d’immatriculations le plus haut des 9 dernières années, la première place pour la marque Renault en VP à la fois sur le marché global, le segment des flottes et sur le marché VUL et la première place de la Clio (au cumul des générations 4 et 5).
Ainsi, sur l’ensemble de l’année, le groupe Renault aura immatriculé en France 698 690 véhicules (dont 407 134 Renault VP et 139 000 Dacia VP), "pas loin du record de 2010 qui avait dépassé 700 000 unités", souligne Ivan Segal, "ce qui aura un impact positif sur les résultats du réseau puisque ce sont les volumes qui font la rentabilité".

En VUL, la marque Renault reste de très loin le leader avec 30,8% de parts de marché (149 407 immatriculations, à +4,5%) toujours nettement devant Peugeot dont la part de marché a progressé pour atteindre 17,79% (85 358 immatriculations, à +8,69%).
Le groupe concède cependant un léger recul de sa part de marché globale (VP+VUL, Renault et Dacia) passée de 26,2% en 2018 à 25,94% en 2019. "Nous sommes en ligne avec ce que nous nous étions fixés même si nous avons perdu un peu de part de marché. L’année n’a pas été simple avec la phase de transition de plusieurs modèles. Nous avons eu un trou d’air en mars/avril/mai sur Twingo qui a affecté les ventes sur le canal des particuliers. Nous avons également eu une transition compliquée sur Clio 5 dont nous n’avions pas l’ensemble des motorisations, versions et finitions au démarrage", nous a précisé Ivan Segal.

Renault a également conservé sa place de première marque en France en VP avec 407 134 immatriculations (tous canaux, 18,39% de PDM) devant Peugeot (379 602 immatriculations, 17,14% de PDM). Renault n'a cependant pas repris la tête du canal des particuliers avec encore quelques unités de retard. En 2018, Renault avait été nettement devancée par Peugeot (avec respectivement 162 640 unités contre 169 535, soit 7 000 unités de moins).
En 2019, l’écart est serré (223 unités d’écart selon les données Autoways) et c'est Peugeot (avec 142 455 unités contre 142 232 pour Renault) qui garde l’avantage alors que le segment des particuliers a accusé un sévère recul (-6%).

Sur un marché où la part des VD a été en hausse tout au long de l’année pour atteindre 18,5% des immatriculations de l’année, le groupe Renault n’échappe pas à ce contexte : les VD ont représenté 18,8% des immatriculations VP de Renault et 14,7% de celles de Dacia. "Nous avons une règle : la part de marché du canal tactique doit toujours être inférieure à notre part de marché globale, ce qui a été le cas en 2019. Nous avons eu des VD qui sont purement naturels dans le cadre du renouvellement de nos modèles Twingo, Clio, Captur, des renouvellements de véhicules de courtoisie en fin d’année et des VD plus tactiques en fin d'année", détaille Ivan Segal.
Le dirigeant confirme "des immatriculations VD en novembre/décembre de véhicules qui auraient eu des malus importants en fonction de leurs émissions de CO2 pour ne pas mettre en difficulté le réseau" et pour préparer l’objectif CO2 de 2020. Mais ajoute qu’il y en a eu "très peu".

Quant à la Clio (au cumul des générations 4 et 5), elle a représenté 131 520 immatriculations VP, soit presque 6% de parts de marché (5,94%) nettement devant la Peugeot 208 (105 600 immatriculations VP, 4,77% de parts de marché). Le dirigeant n’a pas voulu commenter le niveau des commandes. "Les commandes se passent plutôt bien et progressent au fur et à mesure des lancements des versions business et certains moteurs. Nous avons mis beaucoup de temps pour avoir un mix équilibré et notamment les versions business et société qui sont arrivées en novembre/décembre". La gamme ne sera d’ailleurs complète qu’à la fin du premier semestre avec l’arrivée de la version hybride.

Comme tous les constructeurs, Renault doit relever cette année la première étape du monitoring des émissions de CO2 avec l’application de la réglementation Cafe (corporate average fuel economy) et le respect par chaque constructeur d’un niveau maximal de CO2.
"Le premier levier pour le Cafe ce sera le véhicule électrique avec Zoé et Kangoo dont les immatriculations vont compter double. Nous avons un niveau de commandes très intéressant avec la nouvelle Zoé que nous avons lancé en octobre", souligne Ivan Segal.

Alors que le groupe affiche une moyenne CO2 élevée pour les marques Renault (111 g/km selon des données Autoways à fin octobre, en ne comptant qu’une fois les véhicules électriques) et Dacia (119,6 g/km), le dirigeant est confiant dans la nette amélioration de ce résultat en 2020. "J’attends avec impatience le calcul CO2 atteint par toutes les marques fin janvier en comptant double les véhicules électriques", nous a dit Ivan Segal.
La succession de deux barèmes de malus (sur les émissions CO2 en NEDC corrélé en janvier et février, et WLTP¨à partir du 1er mars) compliquera la tâche des réseaux au premier trimestre. Pour autant, pas question de se démobiliser assure le dirigeant. "Nous serons très concentrés dès janvier. La préparation du Cafe se fait dès le premier mois. Nous voulons réaliser nos objectifs de part de marché, de Cafe et de rentabilité sans en sacrifier un seul et nous avons tout fait pour être bien embarqué", nous a dit Ivan Segal.

Le lancement de la nouvelle génération du Captur (dont les commandes ont été ouvertes en décembre) et un bon portefeuille en Zoé sont deux des éléments importants de ce début d’année.
Alors que la gamme Dacia, si l’on se réfère à ses niveaux d’émissions de CO2 de 2019, va subir un malus important, Ivan Segal assure que le sujet est maîtrisé. "Nous pouvons avoir le business model de Dacia et respecter la réglementation CO2. Ce n’est pas un sujet qui nous préoccupe : des ré-homologations ont été faites, nous aurons le WLTP qui nous sera plus favorable au 1er mars et nous allons travailler le sujet énergie pour optimiser les grammes de CO2. Très clairement nous allons embarquer les investissements nécessaires", nous a-t-il dit.

L’abaissement du bonus VE à 3 000 euros pour les entreprises annoncé par le gouvernement le 17 décembre confirmé par la parution du décret le 31 décembre est en revanche une mauvaise nouvelle pour atteindre ces objectifs. "Nous arrivons au point critique pour le décollage du marché du véhicule électrique, au moment où les pays européens comme l’Allemagne ou l’Espagne ont des plans ambitieux et bizarrement, la France fait le chemin inverse", déplore Ivan Segal. "Nous sommes sur la même ligne que ce qu’a dit Luc Chatel et c’est un sujet qui nous préoccupe". (voir réaction de la PFA) "Nous sommes en contact avec beaucoup d’entreprises sur le véhicule électrique et nous allons découvrir comment elles vont se positionner."
Compte tenu de l’application du barème 2019 sur les véhicules commandés avant le 31 décembre et immatriculés avant le 31 mars, ce n’est pas avant le deuxième trimestre que l’on devrait pouvoir mesurer les conséquences de cette baisse du bonus aux entreprises.

Pour 2020, le groupe Renault ne nous a pas communiqué ses ambitions mais nous a dit s’attendre à un marché en recul assez net de l’ordre de -4% à -5%. "Nous pensons que le marché français a atteint un point haut et sera plus en difficulté en 2020", nous a dit Ivan Segal. "Notre enjeu n’est pas seulement la part de marché. Nous voulons une bonne combinaison de la part de marché, des volumes et de la rentabilité en incluant celle du véhicule électrique. Et nous n’avons pas l’intention de payer des pénalités Cafe. Nous allons jouer sur l’ensemble des tableaux."
Florence Lagarde

Dans la version mise en ligne ce matin, nous avions inversé les immatriculations entre Renault et Peugeot sur le canal des particuliers. Selon les données Autoways que nous utilisons les immatriculations à Particuliers de Renault sur les 12 mois 2019 sont de 142 232 unités, celles de Peugeot sont de 142 455.

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Réactions

Vu le marché VP à 2,2 M d'unités, il y a un problème dans les immatriculations globales VP de Renault ou Peugeot pour être en cohérence avec leur pdm respective. 1% d'écart fait 22 000 unités, or l'écart est proche de 90 000.
JL S, Le vendredi 03 janvier 2020

Merci JLS pour votre vigilance. En effet, les parts de marché sont exactes et le volume de Peugeot est de 379 602 immatriculations totales VP (et pas 319 602 écrit par erreur). Correction faite.
Florence LAGARDE, Le vendredi 03 janvier 2020

…. RDV lundi (?) avec le debrief du DCF de Peugeot … Autosatisfait ?
Pour Citroën, ce devrait être nettement plus simple …

En 2020, avec les récentes nouveautés et celles annoncées, çà promet d'être assez "féroce" (?) une fois passé le mou (relatif ?) des deux premiers mois ….
;0)
ADEAIRIX , Le vendredi 03 janvier 2020

Je n'ai pas bien saisi un truc en lisant l'article
Suivent-ils bien les objectifs CO² au jour le jour chez Renault ou marcheront-ils à vu à partir de fin janvier ?
C'est pas clair.
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le vendredi 03 janvier 2020



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