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Marchés - 20/05/2019

La SIA, un think tank de la filière auto essentiel pour anticiper les mutations

La SIA (Société des ingénieurs de l’automobile) a depuis un an revu son fonctionnement et transformé ses sections techniques en communautés d’experts en les réorientant sur les vrais enjeux. Elle vient de renouveler largement son conseil d’administration et a renouvelé le mandat de son président Jacques Graizon.

"La SIA, c’est une société savante où le cœur de la machine sont les communautés d’experts", résume Jacques Graizon. Après une carrière très riche chez Renault qui l’a amené à travailler aussi bien sur les moteurs F1 à Viry-Châtillon, que dans plusieurs usines et sites (Le Mans, Rueil-Malmaison, Lardy, Flins), et au siège (à la direction produit, direction qualité puis direction ingénierie), cet ingénieur au départ spécialisé dans l’acoustique a été élu président de la SIA en avril 2016. Une mission qu’il accepte à l’époque pour prendre sa retraite en douceur et "par reconnaissance pour Renault qui lui a permis de faire une très belle carrière".
Depuis son arrivée et celle d’Hervé Gros (nommé directeur général de la SIA en mars 2017), l’association a entamé une profonde modernisation. "Avec Hervé nous avons calé l’organisation d’experts avec l’actualité. Nous sommes passés d’une organisation avec des sections techniques classiques à une organisation en communautés dont les thèmes ont été réactualisés en accord avec les patrons des ingénieries de Renault et PSA et des grands équipementiers" nous a expliqué Jacques Graizon.
Les changements en cours dans l’industrie automobile vont à une telle vitesse que toutes les organisations et a fortiori celles des chercheurs doivent s’y adapter. "Les entreprises recrutent aujourd’hui des profils qui n’existaient pas il y a encore peu de temps. Quand nous avons eu besoin d’experts en cybersécurité, la formation n’existait même pas dans les écoles et il fallait embaucher des hackers pour protéger nos voitures", se souvient-il.
L’enjeu c’est aussi de réfléchir sur les savoir-faire au cœur de leur activité : "Chez les constructeurs et les équipementiers, le sujet est de savoir quels savoir-faire garder ou intégrer par rapport aux prestations qu’ils achètent", note Jacques Graizon. Ainsi, par exemple, après avoir beaucoup sous-traité ces sujets, les constructeurs intègrent à nouveau des compétences pour le software.

Treize communautés d'experts
Dans les comités d’experts, il a donc fallu redéfinir les sujets d’aujourd’hui et de demain.
La SIA compte 13 communautés d’experts des principaux domaines de l’industrie auto en France : Adas et véhicule autonome, architectures électroniques, bien-être à bord, fiabilité/qualité/sécurité, éclairage, gestions des énergies à bord, IA et Bigdata, matériaux et carrosserie, nouveaux usages et services, process production, simulation/testing, technologies des chaînes de traction, véhicule connecté/gestion des données/cybersécurité, véhicule électrique et écosystème énergétique.
Ces communautés sont animées par des spécialistes et experts aux sein des entreprises de la filière : "Chaque communauté, formée des meilleurs experts présents en France, dans leurs domaines, capitalise sur l’expertise métier afin de réfléchir aux vastes enjeux de la seconde révolution automobile et de la transformation profonde de la mobilité", explique Hervé Gros.
Chacune a pour mission de participer "au développement de la connaissance, à la détermination des positions communes sur les technologies de demain, à la préparation des compétences de demain, et la réalisation de rencontres internationales (congrès, journées d’études, ateliers)".
Dans chaque communauté, le bureau est animé par des personnes qui reçoivent un mandat de leur société de rattachement. Chaque communauté doit rendre compte de ses travaux.
Pour diffuser ces connaissances, la SIA a développé une expertise dans l’organisation d’événements qui s’appuient sur les travaux des communautés. Chaque année ont lieu 10 à 20 congrès et journées d’étude (nationaux ou internationaux), une vingtaine de conférences et d’ateliers (ouverts à ses membres individuels et aux collaborateurs des sociétés et écoles membres de la SIA).
Dans le cadre de sa mission centrale de "transmission des savoirs", la SIA élabore également des formations en collaboration avec les constructeurs et les équipementiers et chaque communauté réalise des études pour le Comité emplois et compétences de la PFA

Des travaux sur les sujets très en amont
Les travaux communs sont des sujets de moyen et long terme "pré-compétitifs" en amont du produit. Ils portent sur les technologies, les composants, les systèmes, les outils ou les processus de conception produit et process. "Nous sommes dans le pré-compétitif et nous avons cette neutralité qui permet de discuter de façon libre. J’y veille et je veux que l’on soit irréprochable. Nous devons être dans notre rôle de think tank d’où l’importance que ces communautés d’experts soient dans l’actualité", nous a dit Jacques Graizon. Cette neutralité est formalisée par une charte qui cadre les rôles et missions des experts et des communautés de la SIA.
La SIA s’intègre dans l’écosystème de représentation de la filière automobile et participe aux travaux des directions de programme de la PFA pour laquelle elle assure le secrétariat technique du Comité technique automobile (CTA), du Conseil de la recherche automobile (CRA) et du Conseil de standardisation technique automobile (CSTA) avec les communautés d’experts concernés.
La SIA a également une mission "d’attractivité de la filière". "Nous faisons de très gros efforts pour être en relation avec les écoles et pour rendre le secteur automobile attractif. Pendant des années, l’automobile n’a pas recruté et a quitté la ‘shopping list’ des étudiants. La SIA a repris la main pour parler des métiers passionnants de l’automobile aux futurs ingénieurs avec l’opération ‘Mon job auto’", explique Jacques Graizon.
L’organisation fonctionne avec un bureau exécutif opérationnel qui oriente  les équipes de permanents (5 personnes), valide les actions opérationnelles et propose des actions stratégiques. Il est contrôlé par un conseil d’administration qui valide ses grandes orientations et compte des représentant de PSA, Renault, des équipementiers (PO, Michelin, IAV, Faurecia, Continental, Bosch, Valeo, AVL) et des personnalités qualifiées (dont des dirigeants de la PFA et de la Fiev).
Lors de son assemblée générale en avril dernier, la SIA a accueilli de nouveaux membres au sein de son conseil d’administration (totalement renouvelé en 2 ans pour être plus représentatif de la filière) avec notamment l’élection de Nadine Leclair (EVP Expert Fellow du Groupe Renault et présidente "elected" de la FISITA, la fédération internationale des sociétés d’ingénierie), Yann Vincent (EVP Manufacturing et Supply Chain du Groupe PSA), Mehdi Ferhan (Plastic Omnium et Président du Conseil de la Recherche Automobile de la Filière), Peter Zilm (membre du Board de Robert Bosch), Yves Arbeille et Luc Marbach en tant que personnalités qualifiées.
Jacques Graizon a été réélu président de la SIA, de son Conseil d’administration et du Bureau exécutif.
Florence Lagarde

Composition du bureau exécutif
Président : Jacques Graizon
Vice Président délégué à l’international : Yves Arbeille
Vice Président délégués aux CE (communautés d’experts) : Luc Marbach
Vice Président - Trésorier : Philippe Aumont
Représentant les constructeurs et équipementiers -sociétés d’ingénierie  :
Eve Marie Bertomeu–Groupe PSA
Frédéric Martin –Groupe Renault 
Patrick Sega –Valeo
Représentant les personnalités qualifiées
Marc Mortureux - PFA
Claude Cham - FIEV
Directeur Général SIA : Hervé Gros

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