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Analyse - 17/09/2018

Le plan vélo : une bonne nouvelle pour l’automobile

La chronique de Bernard Jullien, Maître de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire "Distribution & Services Automobiles" du Groupe Essca.

Le gouvernement a présenté vendredi à Angers son "plan vélo" (1) qui vise à faire en sorte que la « part modale » de ce moyen de déplacement triple dans les années à venir : 3% des déplacements sont aujourd’hui réalisés à vélo ; les pouvoirs publics considèrent que, à l’instar de ce que l’on observe chez certains de nos voisins et dans certaines métropoles françaises, il serait possible d’atteindre 9% en 2024.
De fait, comme l’indique la FUB (Fédération Française des Usages de la Bicyclette) sur son site :
"La France, avec ses 2 à 3 % de part modale vélo, fait pâle figure comparée à nos voisins. Par exemple, aux Pays-Bas, 29 % de déplacements urbains se font à bicyclette. Et en Allemagne, 10 %. Malgré un climat bien plus rude que le nôtre, les Danois apprécient ce mode au point qu'à Copenhague, quelque 50 % des trajets domicile-travail se font à vélo. À Amsterdam, c'est plus de 40 %, à Bâle, 25 %, à Bologne et à Florence (comme à Tokyo et à Munich), 20 % !". (2)

En France, les villes les plus volontaristes en cette matière, ont obtenu des résultats qui rendent crédibles l’objectif du gouvernement : Strasbourg, championne hexagonale du vélo affiche 16% sur la ville centre et 8% sur l’agglomération ; des chiffres équivalents seraient atteints à Bordeaux dont la dernière enquête ménages sur les déplacements situe la part du vélo à 15% sur la ville et à 7,7% pour l’agglomération "le double de qui était relevé en 2009". Grenoble atteint des chiffres proches. Ensuite, selon le palmarès établi par l’INSEE sur la base du recensement, le score du vélo descend de 5 points :
Rennes (quatrième) y est donné à 7,3% et Angers (dixième) à 5,9%, Tours, Toulouse, Nantes, Montpellier et Lyon occupant les places 5 à 9.

Comme le notait Olivier Razemon en commentant ces résultats :
"Toutes ces villes ont mis en place, de manière plus ou moins assumée, une politique cyclable. Nantes en a fait des tonnes (…) avec un résultat finalement mitigé : à peine 0,3 points de plus que sa discrète voisine Angers. Toulouse fut en pointe dans les années 2000, mais a tendance désormais à privilégier les transports motorisés. Rennes demeure assez routière, mais plusieurs de ses élus ont intégré le vélo comme solution aux embouteillages." (3)

De fait, la métropole rennaise publiait cette semaine les résultats de l’enquête déplacements (4) effectuée cette année et constatait que "la part de l'utilisation du vélo dans l'ensemble des déplacements est stable à Rennes, et en légère diminution dans la métropole, à l'instar d'autres métropoles comme Nantes". Elle notait toutefois que les distances parcourues à vélo augmentaient sensiblement (de 34% par rapport à 2007) et que – grâce à l’assistance électrique probablement - le nombre de déplacements à vélo sur les distances de 3 à 10 kms avait doublé.

Ces difficultés à faire grimper la part modale du vélo peuvent être interprétées comme un signe de la vanité des mesures volontaristes. Elles peuvent également indiquer que beaucoup reste à faire pour que l’alternative deux roues devienne davantage crédible. C’est le pari que fait le gouvernement en considérant qu’il est possible de diminuer la dangerosité des trajets à vélo, de limiter les vols et de faciliter leur stationnement sur la voierie, au domicile ou au travail. De fait, lorsque l’on considère un cas comme celui de Paris, on conçoit que les usagers ne se précipitent pas sur les vélos. C’est ce que note Simon Labouret, le représentant de l’association Paris en selle :
"Le principal frein à l’usage du vélo à Paris, c’est un environnement urbain très hostile : des voitures et des scooters omniprésents, beaucoup de circulation, peu d’infrastructures cyclables et très peu de rues apaisées. On est vite dans un contexte urbain qui ressemble à un enfer de bitume et de moteurs."  D’ailleurs, les chiffres de la sécurité routière pour août publiés ces jours ci le montrent : "la mortalité a baissé pour les automobilistes, mais a augmenté pour les cyclistes. Quelque 24 cyclistes ont perdu la vie, le pire chiffre des cinq dernières années." (5)

Il y a indéniablement un problème de "vivre ensemble" sur la route et dans les rues et s’y atteler sérieusement peut se faire au bénéfice de tous à assez peu de frais. En effet, si on considère l’objectif de 9% de part modale aussi bien que la croissance de cette part modale (+ 6 points) et les sommes consacrées (350 millions sur 7 ans soit 50 millions par an), on doit avoir en tête ce que coûte le financement des transports publics et ce que les efforts faits pour le développer parviennent à obtenir en matière de "transfert modal". La dernière enquête déplacements bordelaise par exemple chiffre la part modale des transports en commun dans l’agglomération à 12% contre 11% en 2009  (6). Celle rennaise publiée cette semaine indique que les TC atteignent 13%, en augmentation de 1,3 point sur 10 ans  (7). Quand on sait les efforts faits autour du tramway à Bordeaux et du métro à Rennes, ces résultats sont certes importants mais ils indiquent aussi que l’investissement dans le vélo est plus que judicieux si l’on entend libérer les villes d’une part des voitures.

C’est ce que souligne encore Simon Labouret :
"Le vélo a le défaut de ses qualités — il n’est pas cher ! Résultat, il n’est paradoxalement pas pris au sérieux. Les pouvoirs publics n’ont pas de problème pour dépenser des millions voire des milliards d’euros dans des projets complètement absurdes, comme cette gare à Montpellier qui a coûté 150 millions d’euros pour quatre trains par jour ou ce projet de relier l’aéroport de Roissy à la gare de l’Est par un Charles-de-Gaulle Express de plus d’un milliard d’euros. Par contre, les infrastructures vélo ne font pas l’objet d’investissements. Même dans les villes à la pointe, comme Grenoble et Strasbourg, les montants alloués restent modestes !". (8)

Dans un contexte où ce sont les pollutions locales (particules et NOx) qui motivent une large part des mesures problématiques pour l’industrie et en particulier la prohibition du diesel et font repartir à la hausse les émissions de CO2, les professionnels de l’automobile ont tout intérêt à soutenir ces mesures et à en accepter le prix à payer pour les automobilistes (zones 30, meilleur partage de la chaussée …) : c’est leur intérêt bien compris que de limiter l’emprise de la voiture et sa part modale dans les zones les plus denses. Qu’ils ne s’inquiètent pas : dès que les densités baissent ni le vélo ni les transports en commun ne peuvent prétendre couvrir l’essentiel des besoins de mobilité. Or, les travaux du Commissariat Général à l’Egalité des territoires sont sans ambigüité à cet égard, "les espaces denses très connectés perdent de la population dans leurs échanges avec l’ensemble des autres territoires" ; "les espaces périurbains continuent d’attirer massivement la population en provenance des pôles urbains, provoquant un phénomène d’étalement urbain qui n’a cessé depuis la fin des années 1960" (9).
Les besoins de mobilité ont tendance à croître et à continuer de faire naitre des besoins d’automobile globalement croissants.
Bernard Jullien

(1) http://transports.blog.lemonde.fr/2018/09/14/10-choses-sequence-plan-velo/
(2) https://www.fub.fr/velo-ville/villes-qui-aiment-velo/villes-qui-aiment-velo-france-etranger
(3) http://transports.blog.lemonde.fr/2017/01/18/trois-capitales-du-velo/
(4) https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-metropole-les-habitants-pratiquent-de-plus-en-plus-la-marche-5966448
(5) https://reporterre.net/Le-plan-Velo-marque-un-progres-mais-trop-modeste
(6) http://gerardchausset.fr/sites/default/files/analyse_de_la_dg_mobilite_enquete_deplacement_2017.pdf
(7) https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/rennes-metropole-les-habitants-moins-accros-a-l-auto-13-09-2018-12077642.php
(8) https://reporterre.net/Le-plan-Velo-marque-un-progres-mais-trop-modeste
(9) Tiré de B. Baccaïni et M. Garnier (CGET), « La mobilité résidentielle : tendances récentes et obstacles », Cahiers Français, n°402, Janvier-février, 2018.

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Réactions

Deja 24 morts et combien d'estropiés ?c'est de la boucherie le velo en plus à Paris ils les font rouler à contre sens comme a l'abattoir .....que fait L 214.
bientot le shit và être légalisé .....un vrai stand de tir.
Pour le vol des vélib yen a pas mal en Afrique,un beau velo passe pas la nuit à Paris ,m'enfin aux US c'est pas mieux( Feu Bob Wolleck)
Plus je pedale moins vite et moins j'avance plus vite(Poulidor oû Virenque?)
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

Vous sortez du Balto ou du Macumba ??
;0)
Lucos, Le lundi 17 septembre 2018

Mais non , les casiers Lucos......
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

Venir travailler à vélo me tente assez, mais tant qu'il n'y aura pas un couloir réservé et protégé, je ne me risquerai effectivement pas.
Franck Isho, Le lundi 17 septembre 2018

Si le sujet traite du "multimodal" il manque un élément essentiel à cet article, la Moto...
;0)
Lucos, Le lundi 17 septembre 2018

Lâ aussi dans la Moto ce fut un été meurtrier ,des chiffres d'accidents effrayants pour les deux roues( oû 3) et le port des gants ne và pas changer grand chose
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

Développer le vélo : OUI
C'est un manque complet de lucidité de penser que la voiture autonome va régler les problèmes de circulation (ne parlons même pas de pollution) des villes et de leurs environs.
En Région Parisienne les limites de la ville gagnent la campagne. Les frontières ne sont plus aussi marqués et par faute d'un réseau de transport en commun non maillé transversalement c'est la voiture qui reste le moyen de transport privilégié.
La vitesse moyenne de déplacement atteint des valeurs qui sont celles d'un VAE.
Alors quel est le problème?

Les infrastructures!
Protéger l'usager faible. Comment expliquer que sur un départementale particulièrement employée (plus de 5000h veh/jours) suffisamment large pour faire une 3 voies on préfère garder 2 voies trop larges plutôt que de rajouter une bande cyclable sur les 2 côtés?

Oui au vélo en ville
Oui au vélo dans les abords des villes
Et comme cela ceux qui aiment prendre la voiture auront aussi le plaisir d'être sur des axes moins encombrés.
Partager la route c'est avant tout ne pas imposer mais laisser le choix.
Grumly Ours, Le lundi 17 septembre 2018

Amen
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

Bernard Julien en Monsieur vélo c'est zéro la tête à Toto !
Sur Paris et banlieue la pratique du vélo est pénalisée certes par le manque d'infrastructures (sur le route on se retrouve tout en bas de la chaine alimentaire lol) mais surtout par le fléau du vol. Les vélos un peu neufs ou chers se font systématiquement voler, et les gens sont obligés de rouler sur des rougnes, et même celles-ci se font dégrader ou voler.
La France, ce n'est pas le Japon ou le Danemark faut se réveiller un peu !
Jean-Luc NOBLEAUX, Le lundi 17 septembre 2018

Le premier problème du vélo est celui de l'exactitude des statistiques : les écologistes et les minorités visibles associées ont trop souvent menti en exhibant des chiffres faux, ou en dissimulant les vrais chiffres. Les 3% restent à démontrer et les 9 % en 6 ans sont grotesques. On ne fait pas changer de quotidien 6 % d'une population de 60 millions d'habitants en 6 ans. Ce chiffre est honteux.
Le deuxième est celui du réalisme : qui accepterait de faire une heure de vélo matin et soir pour aller bosser dans Paris, alors que la météo change de minute en minute ? Ordinateur portable et costard de rechange ou tailleur en bandoulière ? Par ailleurs, si Copenhague est d'une horizontalité "camarguaise", Marseille est parsemée de côtes à 10%.
Le troisième problème est celui du danger. À Paris, on a aboli nombre de règles du code de la route pour favoriser les vélos (sens interdit, etc.) : il y a des morts. En fait, le vélo perd son intérêt au fur et à mesure que la consommation d'essence baisse, et n'a d'avenir que chez ces utopistes parisiens qui donnent la priorité aux loisirs sur le travail, dans un pays où il est normal qu'un promeneur en bicyclette bloque sur la route dix conducteurs et dix conductrices qui vont bosser.
En définitive, l'idée vélo se résume aux ruineuses pistes cyclables : vides.
Pierre l'Alpin, Le lundi 17 septembre 2018

Alain,
Voyons !
l'été a été "meurtrier" pour les piétons et les vélos.
Les autres catégories ont baissé significativement car il faisait principalement très beau par rapport à l'an dernier et qu'il y a toujours un effet psychologique pendant quelques mois à chaque nouvelle mesure de punition collective par une répression routière accrue, les 80 km/h Macron/Philippe ce coup-ci, que d'ailleurs seuls 20% des personnes respectent réellement sur les départementales.

Grumly,
les voies latérales vélo sur les départementales sont un pis-aller car elles restent largement plus dangereuses que les bandes d'arrêt d'urgence sur autoroute. Seules des vraies pistes cyclables sont et seront acceptables pour la sécurité.

Jean-Luc,
vous remarquerez que le vélo s'est surtout développé naturellement dans des villes plates et médiévales. Le vol n'est pas le PB, allez voir ce qui se passe à Amsterdam et les milliers de vélos foutus à l'eau pour le fun tous les ans par exemple. Amsterdam où le plus grand danger permanent est le choc piéton/vélo...
C'est pour cela qu'il montent tous des grosses sonnettes à 2 tons...
;0)
Lucos, Le lundi 17 septembre 2018

Bonne chance à nos donneurs d'organes
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

Oui Lucos a bien raison de rappeler cette difficulté du partage de l'espace urbain … Et si les "deux roues" grognent facilement contre les pratiques coupables des automobilistes, que dire de l'incivilité des cyclistes qui utilisent parfois allègrement les trottoirs ou grillent sans vergogne les feux rouges … il est vrai que le législateur leur a donné un "formidable signal" lorsqu'il fût décidé de leur "concéder" l'usage du sens interdit … On est plus dans le partage mais dans l'annexation … "C'est qu'on est les rois de la route nous" …
Ah quand des agressions d'automobilistes imprudents ?

En lien avec la chronique ...
… Voir figurer dans une étude Paris au même rang que Copenhague est toujours un sujet de « ravissement » … Copenhague (que je connais un peu pour y aller assez souvent, un membre de ma famille y résidant) doit se situer allègrement entre des métropoles comme Nantes ou Rennes et Bordeaux si l’on se réfère à la population de la ville « intra muros » et sa superficie ….
Comparons ce qui est comparable chers ….
Des capitales comme Londres, Rome ou Barcelone peuvent être étudiées valablement au regard de Paris et du coup je ne pas sûr que le bilan soit si défavorable à notre capitale …
L’honnêteté intellectuelle, çà commence comme çà, comparer des contextes qui le sont …

Après le Plan Vélo … l’on se souviendra que c’est sous la mandature de Hollande 1er que fût instillé le barême des indemnités kilométriques pour l’usage d’un vélo dans le cadre de l’usage domicile travail…
Bien sûr faut il envisager le développement de cet usage dans le cadre du plan de réduction des pollutions urbaines … Et donc déployer des infrastructures qui favorise ce développement … Cependant il me semble (mais je peux me tromper) que ces trajets ne peuvent dépasser 5 à 10Km pour tout à un tas de raisons … 5 à 10 Km c’est une distance pour les « happy fews » (qui parle de bobos) ceux qui ont la chance d’avoir un portefeuille un peu garni et d’avoir un « bureau » pas loin… La majorité des usagers pratiquent quotidiennement des déplacements d’une distance bien supérieure sur des parcours urbains ou suburbains (sans compter ceux qui le font dans un environnement rural) …

Certes, il y a bien les VAE qui autorisent des distances plus ambitieuses mais l’électrification du vélo ne résout pas les problèmes d’intempéries … Au passage, j’en reviens à Copenhague … Le centre ville est beaucoup plus ramassé qu’à Paris et ni la topographie ni l’échelle des distances ne sont comparables …
Donc, OUI, il faut favoriser cet usage parce qu’il vient s’insérer à priori dans un programme plus large de réduction d’émissions de CO2 ou de polluants … Au même titre qu’il faut ne pas mésestimer trop vite le Diesel qui demeure pertinent pour de longs trajets intercités comparativement aux autres types de motorisation … A bon entendeur …

Avec raison, Lucos rappelle régulièrement l’usage de la téléconférence pour éviter des déplacements professionnels intempestifs (sans compter le temps consacré à ces transports et la sécurité qui va avec …) . Citons le télétravail qui est aussi une autre réponse à la réduction des déplacements … J’étais récemment entre Brive et Tulle… Le maire d’une petite commune située en altitude entre les deux villes (30km environ) a développé un lotissement qui a rencontré quelques succès … Un certain nombre de ménages séduit par les « prix » du M2, la beauté des paysages et la tranquillité s’y est installé …
Si pour au moins une fraction d’entre eux la téléconférence ou le télétravail sont des solutions envisageables (partiellement au moins), l’usage du vélo, même électrifié (…), pour le trajet domicile travail me semble totalement inadapté vu les dénivelés pour des raisons évidentes …

Quant à considérer que le plan vélo est une bonne nouvelle pour l’automobile (sous entendu le secteur ou l’activité ?), le raisonnement me paraît terriblement spécieux …
Une spécialité de l’universitaire, me semble-t-il ? …
Mais c’est, sans doute, qu’on a le front un peu bas not’ mait’ !
ADEAIRIX, Le lundi 17 septembre 2018

Encore un fantasme de politiques français qui sont dans le dogme et le « Yaka-faut que »
Vivez en Allemagne et vous comprendrez pourquoi le vélo est si développé comme mode de transport: un nombre impressionnant de pistes cyclables de qualité identique aux routes pour automobile. Séparation complète de la piste cyclable par rapport aux voitures. Le premier scooter sur une piste cyclable se fait arrêter et verbaliser sans ménagement.
Priorité absolue du vélo dans le code de la route; les voitures s’arrêtent à chaque croisement avec des pistes cyclables et inversement les cyclistes sont respectueux des signalisations dont les feux tricolores. En France, c’est l’anarchie complète et le laxisme bienveillant envers les cyclistes
Résultat: je laissais mes enfants aller à l'école en toute sérénité en Allemagne. Depuis le retour en France, le vélo est réservé exclusivement aux balades en foret. Pas envie de retrouver une de mes tetes blondes sur le capot d'une voiture !
J’oubliais, voitures et velos cohabitent parfaitement la-bas, donc arrêtons d’opposer stupidement velo vs voiture
LD, Le lundi 17 septembre 2018

Beaucoup de réfractaires dans les commentaires...mais c'est sûr qu'à faire comme on a toujours fait on a les résultats que l'on a toujours eu...alors surtout ne changeons rien. Et coulons avec honneur. :)

@Pierre l'alpiniste
On parle déplacements urbains donc pas de 55M de français.
Mais j'attends vos chiffres factuels pour justifier vos ressentis...
Pour ce qui est de la météo; à Paris elle est moins changeante qu'en campagne grâce à la pollution la T° y est aussi plus élevé de 2-3 degrés.
Enfin un vélo de ville protège parfaitement des intempéries modestes et rien n'oblige à prendre le vélo toute l'année par tous les temps.
Mais quand on ne veut pas voir; peut importe les lunettes on ne voit pas.

@Lucos
Pas d'accord avec les voies séparées seules gage de sécurité.
Pour cela il faut savoir de quoi l'on parle...
En 100% urbain; et encore plus en capitale oui. C'est bien préférable.
En inter urbain en revanche je préfère une piste sur route. Car nos routes étant encore souvent parsemées d'arbre une piste cyclable séparée c'est l'assurance d'une piste cyclable sale. Et donc de risque de crevaison.
Je vis cela près de chez moi pour faire du vélo de route. Nombre de mes "collègues" sportifs préfèrent du coup rouler sur la route et non sur la piste cyclabe chargée de terre; feuille et cailloux au gré des saisons.
Grumly Ours, Le lundi 17 septembre 2018

Nos routes communales sont deja entièrement a refaire....alors les pistes cyclables,oui L'ourson a raison c'est encore pire.
Qu'on repare deja nos Ponts pour pas finir comme les Génois ,Courbevoie aurait du tirer la sonnette d'alarme
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

Des millers de gens en France sur des vélos sans éclairage à l’avant et à l’arrière pllus sans gilet de sécurité et sans casque...et beucoup diront c’est bien fait pour certains morts!
Grosse amende dans certains pays pour un cycliste qui roule dans ces conditions!!! Pareil pour le marquage des vèlos!
La France est le pays de la liberté...des cimetières...avec le choix, icinération ou sous terre! Mort aux cons en plus!
Jo Duchene, Le lundi 17 septembre 2018

Grumly,
C'e n'est pas ça, puisque vous en êtes, vous savez bien que les cyclistes de "route" ou coureurs cyclistes refusent par principe de rouler sur les pistes cyclables qu'il considèrent comme étant réservées au beaufs cyclistes et n'étant pas assez nobles pour leur sport élitiste du vélo qui se pratique sur la route, la vraie..
Syndrôme du Tour de France ?
;0)
Lucos, Le lundi 17 septembre 2018

Incroyable pres de 20 commentaires à la mi temps sur un site auto qui parle de velo et que personne ne prend pour aller au boulot......c'est ca aussi lâ France que j'aime
alain boise, Le lundi 17 septembre 2018

@Alain bien vu pour le score à la mi-temps :)
Pour la route oui nos départementales sont bien mieux que celles de nos voisins belges mais bien pire qu'il y a 10 ans.
Par contre le bon sens voudrait que lorsque l'on refait 1 route on se pose la question d'y adjoindre une piste cyclable. Et ça malheureusement dans les faits je ne le vois pas.
Pire c'est l'installation d'une piste après coup à grand frais.

@Lucos
J'emprunte moi même ces pistes (et je ne suis pas le seul) considérant que c'est toujours moins dangereux qu'une voiture qui me frôle à moins de 20cm à plus de 90km/h. Pas glop.

@Jo
On a les mêmes au volant de BAR (boite à roue) ou de 2RM.
Hier je me suis fait doubler en zone 30 car je ralentissais trop sur un casse vitesse de 15cm. J'ai klaxonné. Et la passagère m'a répondu par un doigt d'honneur. Classe.
Il faut arrêter de pointer les autres pour justifier son propre immobilisme ;)
Grumly Ours, Le lundi 17 septembre 2018

Eh oui les ralentisseurs sont comme le 80 km/h Macron, créateurs d'incivilités et de conflits humains...
Zavez remarqué le nouveau danger sur départementale, une voiture à 80 km/h et une dizaine qui poussent derrière pour dépasser au moindre pointillé.
C'est chaud et nerveux en ce moment !
Avant on se cassait la gueule tout seul, maintenant ça va être carambolage comme sur le périf !
Faut dire qu'une loi faite par des Parisiens pour les ruraux, pas possible que cela soit compris, et donc appliqué.
;0)
Lucos, Le lundi 17 septembre 2018

… Euh Lucos … Notre 1er Ministre, s’il ne vient pas de la campagne pur jus, peut valablement se prévaloir en revanche de la province (né à Rouen, études sur site, ex Maire du Havre … )

Remarque 1 : « J’adore » cette époque qui oppose, en toutes choses, les anciens contre les modernes, les vieux contre les jeunes (ou plutôt l’inverse), les pauvres contres les riches, les provinciaux contre les parisiens, les cultos contre les zurbains … comme on le voit la liste est longue et non exhaustive … Cà sent bon le « bien vivre ensemble » Nan ?
On a parlé beaucoup des méchants lobbys cet été (et on va continué) … Cette décision de limitation à 80Kmh (totalement atypique dans le régime des limitations de vitesse : 30/50/70/90/110/130) défendue avec beaucoup de « bien pensance », sans péril aucun et beaucoup d’emphase par le camarade Pierre ARDITI (dont j’apprécie les talents par ailleurs) lors d’un ONPC de rentrée …Car en effet qui peut-être raisonnablement pour la survenance de 300 ou 400 décès annuels (sans compter les estropiés à vie) … Raisonnablement personne ! Une posture qui ne mange pas de pain …
Pourtant, cette décision prise par Edouard Philippe contre l’avis de beaucoup, sans aucune base d’observation objective véritable, doit énormément à la technocratie (ce qui est différent quand même du parisianisme …) … En tête des splendides technos, l’« excellent » délégué à la sécurité routière… j’ai nommé Emmanuel BARBE et pas loin, derrière, la non moins pertinente Chantal PERRICHON présidente de la ligue à la violence routière … N’oublions pas dans cette mesure « gagnante gagnante » la faiblesse de son coût immédiat (çà peut rapporter gros et çà coûte pas grand-chose)…. En tous cas, cela coute beaucoup beaucoup moins cher qu’entretenir convenablement le réseau routier et ses ouvrages d’art, réduire les points noirs, améliorer la signalisation, former convenablement les nouveaux conducteurs, pacifier la route, élaborer un observatoire de l’accidentologie un peu pointu … j’en passe et des meilleures.

Remarque 2 : je suis toujours pantois de voir ce site connoté « pros de l’auto » fréquenté assidument par des anti bagnoles (qu’ils changent de métier déjà si ils le peuvent …) …

Ah oui c’est vrai …j’oubliai le journal du 20H00 « et ses copains » qui nous ont bien seriné ces temps ci que les catastrophes naturelles de l’été relevaient du réchauffement climatique (si si on vous le dis) parce que, petit bolide imprévoyant tu faisais trop pétarader ton moteur sale… tsss petite tête va
… Sans compter… l’écolo de référence (faut voir un peu) qui décrète sobrement qu’écologie et libéralisme sont antinomiques … Qui a dit pastèque ?

Et donc c’est le citoyen du monde qui s’exprime avant l’automobiliste inconséquent …Oui Môssieur !
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » a dit un "gars" qui a fait tellement de bien pour notre beau pays … La preuve on est pas du tout dans l’embarras …!

Dans un pays où les prélèvements obligatoires nous valent quasiment la coupe du monde (çà fait trois étoiles ?), les déficits publics prospèrent où il n’est de liberté de penser que si elle va bien dans le sens de la « bien pensance », où l’hygiénisme technocratique réduit un peu plus chaque jour les libertés individuelles, cà n’est finalement pas trop étonnant …

ADEAIRIX, Le lundi 17 septembre 2018

@Druide
"Remarque 2 : je suis toujours pantois de voir ce site connoté « pros de l’auto » fréquenté assidument par des anti bagnoles (qu’ils changent de métier déjà si ils le peuvent …) … "
Pouvez-vous partager avec nous vos sources ?
Car dans les différents commentaires afférents à cet article je ne vois nulle part de discours anti-bagnoles.

En résumé, toute votre tirade n'a pour but que de monter les gens les uns contre les autres non? Ce que vous critiquez en "Remarque1".

A quel moment proposez vous quelque action positive du "bien vivre ensemble"?
Grumly Ours, Le lundi 17 septembre 2018

Cher Grumly l'Ours … quel blagueur vous faites !
.."Monter les gens les uns contre les autres" écrivez vous … Vous me prêtez des intentions qui me sont étrangères en tant que "druide"
Restons simple ! ADEAIRIX suffit bien ...
… Au demeurant, relisez mes deux commentaires en lien avec cette chronique, vous pourriez y trouver des éléments de réponse sur le "bien vivre ensemble" notamment …

En revanche, curieusement, c'est vous qui avez (sur)réagi sur le discours "anti bagnoles" de certains contributeurs … Etonnant !

Pour ce qui est de l'aménagement des pistes cyclables (plutôt en environnement urbain ou suburbain si j'ai bien suivi) simultanément à la réhabilitation du réseau routier défectueux ne manquez pas d'en faire la suggestion "poste restante" à la Ministre en charge de …
Nul doute que …
ADEAIRIX, Le lundi 17 septembre 2018

@Druide
Bref aussi utile à l'écrit qu'un h aspiré à l'oral...Merci quand même pour vos commentaires. :)
Grumly Ours, Le mardi 18 septembre 2018



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