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Analyse - 17/12/2018

Les comptes de la route et les gilets jaunes

La chronique de Bernard Jullien, Maître de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire "Distribution & Services Automobiles" du Groupe Essca.

Le 13 décembre, trois jours après les déclarations du Président Macron destinées à montrer aux gilets jaunes qu’il les avait entendus, l’Union Routière de France nous signalait par mail que l’édition 2018 de ses "faits et chiffres" était disponible . 

Comme n’ont pas manqué de le noter certains commentateurs avisés, la lecture du document permet de mieux cerner le décalage sur lequel le mécontentement a pu se nourrir. En effet, on y constate que les besoins de mobilité en France sont croissants et que, malgré les efforts faits par les politiques publiques, l’essentiel de ces besoins est satisfait par l’automobile.

Ainsi, entre 2007 et 2017, le "transport intérieur de voyageurs", mesuré en milliards de voyageurs x kilomètres a cru de 6,8% ce qui a correspondu à 60 milliards de voyageurs x kms supplémentaires : 13 ont été satisfait par le ferroviaire, 2 par l’aérien, 5 par les autobus et autocars et 39 par la voiture.
Deux tiers des besoins de mobilité supplémentaires exprimés par les ménages n’ont ainsi pu être couverts que par l’automobile. En termes de répartition entre les modes, il en résulte que l’automobile perd 1 point (de 81,5% à 80,5%) alors que les transports en commun en gagnent 1 (de 18,5% à 19,5%) mais le cœur des besoins continue et continuera d’être satisfait par les transports individuels.

Les ménages  dont le nombre a cru de 26,5 à 28,9 millions (+ 9%)  alors que le "nombre de personnes" par ménage décroissait légèrement (de 2,3 à 2,2) ont stabilisé le nombre de kms qu’ils font parcourir annuellement à leurs voitures un peu au dessus de 13 000 mais ont fait croître leur parc de 2 millions d’unités.
Il en est résulté une légère croissance du nombre de voitures pour 1000 habitants (de 494 à 503), du taux d’équipement et du taux de multi-équipement et ce pour toutes les tranches d’âges.  En termes de taille des communes, le constat est le même sauf dans les villes de plus de 200 000 habitants où le taux de multi-motorisation décroît très légèrement et à Paris où, depuis 2013, le taux d’équipement a baissé de 76% à 67% et le taux de multi-équipement à 24 à 20%.
Autre indicateur, le nombre de permis B délivrés annuellement est passé de 680 000 en 2007 à 861 000 en 2017 soit une augmentation de 26,6% ! Le décalage avec les discours sur le désintérêt croissant pour l’automobile est saisissant.

Globalement, le rapport de l’URF montre en détaillant les statistiques de la sécurité routière ainsi que celles qui concernent les émissions de polluants locaux, de gaz effets de serre et les consommations énergétiques que ce développement de l’automobile persistant n’a pas empêché que les externalités de la route se réduisent. Les courbes qui concernent l’accidentologie et la qualité de l’air sont de ce point de vue très claires. Celles qui concernent la consommation d’énergie et les émissions de CO2 sont un peu moins flatteuses mais montrent néanmoins que le développement du trafic s’opère dans le dernière décennie sans que ces indicateurs n’augmentent.
Les émissions de gaz à effet de serre de la circulation routière baissent ainsi en 2007 et 2014 de 132 à 125 millions de tonnes. Elles sont reparties à la hausse depuis en raison de la dé-diésélisation.

Pour saisir le mouvement des gilets jaunes dans ce contexte, certains indicateurs peuvent être parlants. Ainsi, l’URF fournit (page 17) les statistiques de la DGITM  (Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer) sur les encombrements routiers (en milliers d’heures-kilomètres de file de circulation) : il en ressort une augmentation de plus de 100% (131%) en Ile de France et de 55% en Province. 
Elle fournit également les statistiques du nombre de points retirés ou du nombre de contraventions (hors stationnement) : entre 2007 et 2017, le nombre de points retirés est passé de 9 547 à 15 131 (+ 58%), le nombre de radars de 1 858 à 4 700 (+ 152%) et le nombre d’infractions à la vitesse de 8,424 à 17,351 millions (+ 106%) pour des recettes qui sont passées de 447 millions d’euros à 844. 
Bien évidemment, on doit mettre en relation ces statistiques avec les objectifs des politiques publiques, la congestion est d’une certaine manière souhaitée pour générer du transfert modal et éviter, en facilitant la circulation automobile, de l’augmenter.
De même, il y a une relation entre l’augmentation des contrôles et la baisse du nombre de tués et de blessés.
Il n’en reste pas moins que, pour les 41% de français qui n’habitent pas dans les grands pôles urbains où se concentrent 70% des emplois, ces évolutions ne peuvent qu’être pesantes et donner l’impression qu’on leur en veut et que l’on prend "à Paris" trop volontiers des décisions – du type 80 km/h - qui sont aussi rationnelles "sur le papier" que pénibles au quotidien pour eux.

De ce point de vue, il faut lire également la cinquième partie du rapport de l’URF intitulée "économie des transports". Il en ressort que les ménages français parviennent malgré tout à stabiliser leurs dépenses automobiles aux alentours de 15% de leurs dépenses totales soit 5 000 euros courants par an : 1 500 pour leurs achats de véhicules, 3 200 pour les carburants et l’entretien-réparation et 300 pour l’assurance.
Leur dépense en transport en commun a, elle, cru de 25% passant de 800 euros en 2007 à 1 000 euros en 2017. Les sommes totales correspondantes ont évolué et sont passées (parce que le nombre de ménages a augmenté) de 130 à 145 milliards d’euros.

Dans le même temps les dépenses des administrations croissaient très faiblement de 49 à 52 milliards d’euros avec une légère baisse pour les administrations centrales mais une nette hausse pour les administrations locales.
Ces dépenses se décomposent en dépenses d’investissement et de fonctionnement. Au niveau des administrations centrales la réduction de la dépense a concerné l’investissement (en baisse de 2 milliards). L’URF souligne que : "En 2017, les dépenses de l’État pour le ferroviaire représentent environ 53% du total et pour la route 14%. En vingt ans, l’État a dépensé plus de 2,7 fois plus pour le ferroviaire que pour la route." 
Au niveau des administrations locales, l’effort d’investissement est en léger retrait et passe de 14,4 milliards à 12,3 avec une baisse de 30% pour la route, une stagnation pour les transports en commun et un triplement pour le ferroviaire. En termes de dépenses de fonctionnement, les dépenses annuelles pour les transports en commun augmentent de 41%.

En regard, les recettes spécifiques des administrations provenant de la route ont cru de 38 à 45 milliards d’euros alors que les dépenses des administrations pour la route décroissaient passant de 17,1 à 13,9 milliards : "En pourcentage du PIB, les dépenses pour la route diminuent de manière continue depuis 20 ans : alors qu’elles représentaient 1,2 % de PIB il y a 20 ans, elles ne représentent plus en 2017 que 0,6% du PIB." La part des recettes spécifiques liées à la route qui ne sert pas à la route est, elle passée, de 55% en 2007 à 69% en 2017.

Malgré cela, lorsque l’URF s’intéresse aux comptes des transports en commun urbain, il ressort que pour la RATP le fossé entre les dépenses courantes et les investissements réalisés d’une part et les recettes commerciales va croissant : la différence dépenses courantes – recettes commerciales était de moins de 1 milliard en 1987 ; on atteint en 2017 presque 2,5 milliards.
De manière plus frappante encore, dans les agglomérations de province de plus de 100 000 habitants, ce "taux de couverture" s’effondre et passe de presque 40% en 2007 à 33% en 2016. Il était de 53% en 1994. "On constate, écrit l’URF, une divergence croissante entre l’offre de transport (mesurée par des indicateurs physiques et financiers : longueur des lignes, effectifs des compagnies de transport, dépenses de fonctionnement) et la demande de transport (mesurée par le nombre de voyages effectués par les clients et les recettes commerciales)."
Le rapport précise : "Cette divergence est due notamment au fait que les périmètres desservis s’étendent progressivement à des secteurs périurbains de moins en moins denses, donc moins adaptés à ce type de transport. Selon l’UTP, la « population desservie » totale est passée de 15 millions d’habitants en 1994 à 19,6 millions en 2016." Pour y surseoir, le versement transport croît considérablement : il rapportait 2,5 milliard en 1992, 5,7 milliards en 2007 et a dépassé les 8,5 milliards en 2017.

Il ne s’agit pas ici pour nous de nous lancer dans un très poujadiste "we want our money back" et de contester toute politique publique des transports.
S’il est un domaine où la gestion des externalités exige taxations et subventions, c’est en effet bien celui là.
La question qui se pose est une question politique qui consiste à se demander qui est bénéficiaire de ces politiques et investissements et qui en pâtit sans que les transferts ne puissent leur bénéficier. Très clairement, le mouvement des gilets jaunes est venu rappeler que les automobilités contraintes par des choix résidentiels de plus en plus déconnectés des lieux d’emploi sont considérées comme des fautes que les ménages concernés doivent expier.
De la même manière que la doxa nous dit qu’investir dans la route ou les parkings et limiter la congestion renforce le "tout automobile", elle suggère ces jours ci que faire bénéficier du versement transport des automobilistes pour les aider à préserver leur mobilité et, éventuellement, à améliorer leur équipement ou – a minima – l’entretien de leurs véhicules, ne ferait que stimuler l’insupportable "étalement urbain".
Il est sans doute temps de se libérer de ce joug intellectuel et de cesser de laisser le rêve rationalisateur des élites urbaines régler le sort de chacun.
Bernard Jullien

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Réactions

"C'est jamais bon de laisser dormir les créances, et surtout de permettre au petit personnel de rêver..."
Fernand Naudin
;0)
Lucos, Le lundi 17 décembre 2018

Excellent article très bien documenté.

Le phénomène des gilets jaunes a permis de mettre en évidence les erreurs concernant le développement des mobilités: Bien trop d'efforts financiers ont été consacrés ces trente dernières années aux transports en commun et trop peu aux infrastructures routières.

Il faut que les élus des grandes villes, à commencer par celle de notre capitale, rééquilibre ces investissements. Nos grandes villes ont, pour la plupart, une architecture qui date du moyen âge et n'est absolument pas adaptée à la mobilité. Pourtant, la mobilité moderne permettrait de mieux répartir les densités des centres vers la périphérie si les voies de circulation étaient mieux pensées. La condition est de revoir complètement les infrastructures et re-développer ce qui a été commencé dans les années 70: la construction de "villes nouvelles" rassemblant les emplois et les résidences.

Je voyage souvent en Europe du Nord et suis surpris par la bien meilleure répartition des zones à forte densité de population en Suisse, Autriche, Allemagne, Hollande, en comparaison de la France qui possède de très grands déserts et quelques métropoles hyper denses.
Dans ce contextes, les revendications des gilets jaunes sont tout à fait justifiées car ils représentent toutes les régions de notre territoire.
Joran Namet, Le lundi 17 décembre 2018

… ? C’est curieux ce changement de ton ces dernières semaines chez le chroniqueur … Beaucoup moins techno … Beaucoup moins « multi mobilités » … Beaucoup moins apôtre du GIEC …Etonnant … Euh …
A cet égard, la conclusion du chroniqueur : « Il est sans doute temps de cesser de laisser le rêve rationalisateur des élites urbaines régler le sort de chacun. »
sous sa plume (dans sa bouche ?) vaut son poids de caca huètes !… Toujours du bon côté ? .0)

ADEAIRIX, Le lundi 17 décembre 2018

L'article de La Tribune (le second lien) commence bien mais fini très très mal.
Je cite "Il s'agit de sortir du modèle de l'étalement urbain pour adopter notamment une stratégie de réhabilitation des centres-bourgs, et remettre en cause le modèle du lotissement très consommateur d'espace".
Donc en gros : arrêtez d'habiter en banlieue, revenu au centre et surtout pas en maison mais en appartement bien entassés !
C'est sidérant et z'ont rien compris...
En ce qui me concerne (et je ne suis pas le seul) le fait d'habiter en ville serait une contrainte induite par la proximité du travail. C'est d'ailleurs pour cela que je refuse d'habiter en ville. Et quand vous n'êtes pas en ville, la voiture est obligatoire. D'autant que l'ensemble des services publics des campagnes ont fermé. Plus de poste, d'école, de docteur, d’hôpital ... plus rien... Ah si il reste un truc : des impôts. C'est de cela que les gilets jaunes veulent parler. Ils payent (nous payons) mais ne voient rien en retour. Même les routes ne sont plus entretenues.
Frederic, Le lundi 17 décembre 2018

… Euh les trésos à la campagne ?… Patience ...
Plus pour très longtemps, le sinistre Darmanin s'en occupe …
Pour ce dernier : RDV fin janvier …
Pourrait bien être celui par qui le scandale reprend … (?°
"Y ferait un bon nuisible" chez les Tonton Flingueurs" celui là
ADEAIRIX, Le lundi 17 décembre 2018

@Adeairix : non pas de trésorerie à la campagne non plus : de toute façon il n'y a plus de trésor...
Juste des impôts... qui demain seront ponctionnés directement sur votre fiche de paye, comme ça pas de risque d'impayé.
Frederic, Le lundi 17 décembre 2018

Les statistiques sur les excès de vitesse sont intéressantes.
Brutes de coffrage, on pourrait penser que les Français font plus d'excès de vitesse "qu'avant". L'URF mentionne + 58% de retraits de points sur 10 ans et +106% d'infractions à la vitesse.
Combien de voitures en plus sur ces 10 années et surtout combien de kilomètres en plus sur ces 10 années ?
Sans compter le + 152% de radars ! En raisonnant bêtement, si on supprime tous les radars, il n'y aura plus un seul excès de vitesse !
Il est donc très clair que les Français roulent considérablement moins vite aujourd'hui qu'il y a 10 ans, les statistiques "brutes" indiquant le contraire dans des proportions effrayantes.
Une fois de plus on fait vraiment dire ce que l'on veut aux chiffres.
Bruno HAAS, Le lundi 17 décembre 2018

Quand je pense qu'on mettait le régulateur à 200 sur les autoroutes à 3 voies dans les années 90, et que maintenant à 131 km/h on tremble de peur un œil sur la route et l'autre sur le coyote.
Oui la vitesse moyenne a considérablement diminué.
;0)
Lucos, Le lundi 17 décembre 2018

J'invite Monsieur Jullien à vérifier la cohérence des chiffres qu'il avance, s'agissant des excès de vitesse et de leur coût moyen pour les persones sanctionnées.
On peut en effet douter qu'il n'y ait eu que 17351 excès de vitesse en 2017 en France et que la recette correspondante pour l'Etat soit alors de 928 Millions d'Euros, ce qui placerait le montant de l'amende individuelle à 53483 €.
Polémiquer est une bonne chose, mais faisons le sur des bases crédibles.
SC
Stéphane CHANIOT, Le lundi 17 décembre 2018

Génial...tous nos cadors spécialistes qui écrivent ici...face aux événements et au protestations de gilets jaunes se révèlent de plus en plus lucides et avoir du bon sens.
Lucos comme d'habitude ne plaisantant qu'à moitié...nous donne la vrai dimension du "truc" concernant la vitesse qui est en baisse partout dans les pays du Nord dit "développé" ...nous roulons de moins en moins vite et les pauvres restreignent leurs déplacements...et les riches les augmentent...surtout avec l'aide du "kérosène" pas taxé !
Pour faire plaisir à nos cousins teutons (bien sûr les gars, c'est ma spécialité) je vais parler d'eux...en piquant un article de "Capital Automobile", je sais ce n'est pas un maximum en info...mais permets de vous mettre au courant si vous allez lire sur le net, des déboires de nos amis de chez BMW qui ont les avocat au cul aux US (une "class action" quand même) pour cause de BMWGate là bas sur les trucages de diesel X5 et autres gros 325XX...en normes de pollution pas trop catholiques !!
Alors dites vous, pourquoi passer sa vie à taper sur les cousins teutons, mais c'est simple...ils n'ont pas changé et ne changeront jamais et il faut absolument faire des voitures pour les abrutis qui roulent sur leurs autoroutes à vitesse illimitée !!
Sortez votre chéquier car BMW vient de sortir une nouvelle X5 à moteur affublé de 4 TURBOS pour la modique somme de 126.000 euros !
C'est bon pour la planète les gars...il n'y a pas de quoi hésiter...il faut faire cela chez nous. Des caisses à 6 turbos, merde !
Passer les garanties contractuelles à 1 ans seulement comme il y a un projet à Bruxelles.
Nous serions en avance comme eux et quelle classe entre 80/130km/h.
Il faudra éviter pas mal de ronds points...et l'équiper à l'avant et à l'arrière de "pare gilet jaunes" pour passer (forcer en écrasant quelques vieux inutiles) rapidement.
Capital automobile nous dit aussi en exagérant que la MOITIE de nos radars en France sont bousillés...mais pas loin de la vérité sans compter qu'ils ne flashent pas en attendant.
Profitez pour acheter des diesels à un tiers du prix (enlevez le macaron marqué diesel) et le tour est joué, car en rase campagne personne n'y voit que du feu...et le carburant est au même prix !
Faites des pots de fleurs de celle qui ne passeront plus au CT.
Les chrysanthèmes vont prendre de la valeur...
Pour revenir au sujet...ce qui est obligatoire et orthodoxe, je vous recommande de lire attentivement les derniers paragraphes de notre Professeur Julien et j'ajoute que pour résoudre les problèmes de mobilité à la campagne...il faut mettre sur toute la France et à tout heure des bus scolaires (les bus Macron c'est douteux comme efficacité) qui ramassent tout le monde et pas que les écoliers...mais ils doivent être gratuits et PRIORITAIRES comme aux US.
Jo Duchene, Le lundi 17 décembre 2018

Merci à Stéphane Chaniot
Effectivement, j'ai omis de préciser que les 17351 nous indiquent le nombre "en milliers" : il s'agit donc de 17,35 millions d'infractions qui ont rapporté en 2017 - après vérification - non pas 928 millions (chiffre 2018) mais 844 millions d'euros. Ceci correspondrait, calculette en main, à une valeur moyenne de l'amende un peu en dessous de 50 euros.
Bernard JULLIEN, Le lundi 17 décembre 2018

A Stéphane CHANIOT et Bernard JULLIEN,
Nous avons fait la correction dans le texte.
Florence LAGARDE, Le lundi 17 décembre 2018

Youpi plein de chiffres. L'évolution des émissions de CO2 est basée sur les valeurs d'homologation des VN je suppose. Donc très en dessous de la réalité et bien plus en dessous qu'il y a 10 ans
Contrairement au bien pensisme actuel ou GJ loving, je pense que de nombreux déplacements en voiture pourraient être évitables et évités. L'énergie la moins chère est celle qu'on ne dépense pas.
JL S, Le lundi 17 décembre 2018



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