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Constructeurs - 21/04/2017

Les effectifs en France du groupe PSA ont fortement baissé en 2016

L’activité automobile du groupe PSA (hors Faurecia) emploie près de 90 000 personnes dans le monde dont 62 000 en France, soit 69% de ses effectifs.

Le groupe PSA n’en a pas fini avec l’ajustement de ses effectifs. Ceux-ci ont encore fortement reculé en 2016 en France, dans le monde et en Europe.
Ainsi, l’activité automobile du groupe (hors Faurecia) a supprimé en 2016 presque 6 000 emplois (5 742 exactement) avec à fin décembre 90 000 personnes (exactement 89 927) en CDI et CDD (hors intérim) sur le périmètre automobile (y compris PSA Retail, hors Faurecia) dans le monde.
L’essentiel de la baisse des effectifs a eu lieu en France (-3 773, soit -5,7%) mais les autres implantations du groupe ont aussi connu des suppressions de postes dans les mêmes proportions aussi bien en Europe (- 1468, -6,7%) qu’à l’international (-501, -6,4%).
2016 est dans la lignée des années précédentes et sur les 9 dernières années ce sont un tiers de ses effectifs qui ont disparu en France (soit 28 324 salariés) puisque ceux-ci s’élevait encore à 90 000 à fin 2007 (sur le même périmètre). Ainsi, à fin décembre 2016, l’effectif total de l’activité automobile de PSA dans le monde est au même niveau que les effectifs français de fin 2007. En 9 ans, le groupe aura supprimé pratiquement 47 000 emplois.
A la différence de Renault qui a ralenti la baisse de ses effectifs sur les 5 dernières années (avec même une croissance en 2016), PSA passé près de la faillite en 2012 et 2013 (années où le groupe a affiché 5 milliards puis 2 milliards de pertes) est toujours en phase de rationalisation. Depuis 2013, le groupe a vu ses effectifs automobile fondre à un rythme soutenu à une moyenne de 4 000 salariés par an (78 545 à fin 2012).

Une baisse des effectifs qui s'accompagne d'externalisation
Une partie de cette situation s’explique par l’externalisation de certaines activités. Sans en préciser le nombre, le document de référence de PSA signale qu'une partie de ces suppressions fait suite à l'engagement de "partenariats stratégiques (...) pour confier certaines activités à des opérateurs dont c'est le cœur d'activité".
En clair, PSA a transféré sur des sous-traitants une partie de ses activités pour alléger ses effectifs. L'un des objectifs assignés par Carlos Tavares dans son plan de redressement "Back in the race" en 2014 était de faire baisser fortement le ratio masse salariale/chiffre d'affaires. Il était à l’époque de 15,1% quand la moyenne des constructeurs était à 13,5%, soit très décalé des références de l’industrie automobile. L’objectif est largement atteint puisqu'il est passé à 11,4% en 2016, alors même que le chiffre d'affaires du groupe a baissé en 2016 et que le benchmark est 11%.
Les effectifs décrivent cependant un groupe encore très centré sur la France où sont basés 69% de ses salariés (alors que ce n’est le cas que de 37% de ceux de Renault). L’Europe concentre encore  92% des emplois du groupe, ce qui est cohérent avec sa présence commerciale puis que hors Chine (dont l'activité est dans des co-entreprises) et Iran (où le groupe n'est pas présent industriellement), l’Europe représente 90% des ventes de PSA.
Si l'on intègre Faurecia dans le périmètre du groupe (comme cela est présenté dans le document de référence) les effectifs 2016 de PSA doublent pratiquement et s'élèvent à 170 156 (dont 79 818 pour l'équipementier). Les effectifs de Faurecia en baissé en 2016 suite à la cession de l'activité Automotive Exteriors (qui représente 6 613 salariés) alors que, à périmètre constant, ils sont en hausse de 1,5%. Ce qui est encore une illustration du fait que l'emploi automobile se déplace aujourd'hui des constructeurs aux équipementiers.
Florence Lagarde

Lire le détail de l'évolution de l'emploi PSA et Renault en France depuis 2007 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

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Réactions

On ne fait d"'hommelette" sans casser des œufs ... ?
Pour être plus rentable il n'y a pas de mystère, la masse salariale fait partie des "boutons" qu'il faut savoir actionner (je sais c'est un constat froid qui ne plairait ni à VINCENT ni au camarade POUTOU .. mais avec les achats, l'ingénierie et la distribution, il n'y en a pas "36") .
Après cela semble pas trop maladroit vu les résultats obtenus avec le concours des collaborateurs du groupe, faut il le rappeler ...!

De l'externalisation ...
Elle avait déjà bien commencée sous l'ère SREIFF et s'est poursuivie ... Ce travail n'est pas pour rien d'ailleurs dans les résultats obtenus si rapides ... Le syndrome CALVET qui "hérite" des bonnes décisions de son prédécesseur ?
Après il y a la pertinence sur le déploiement de cette externalisation ... Et pour ma part je m'interroge sur celle qui a consisté à externaliser le service "essais" vers des prestataires.
Est elle bien porteur de valeur in fine ... Se méfier des économies à courts termes ... Il faut garder le "savoir" à l'intérieur ?

Cela dit si quelqu'un en charge de ce sujet chez un constructeur veut bien donner un avis çà peut être intéressant
ADEAIRIX, Le vendredi 21 avril 2017

Quelle bêtise crasse, embaucher dans nos entreprises des gens (grassement payés) pour venir DÉGRAISSER juste pour s'amuser de DÉGRAISSER et rien d'autre, c'est du grand n'importe quoi et conduit naturellement à des pertes de savoir faire comme dit sagement notre ami Adeairix !
En tant que client final, je n'est qu'un mépris souverain (et j’évite d'acheter leurs produits) à ces boites là merdeuses dirigés par des PDG gras et gros comme des "cochons" comme diraient trois ou quatre petits candidats aux élections de chez
nous, même si ce n'est qu'un argument électorale de saison !!
Jo Duchene, Le vendredi 21 avril 2017

La preuve...c'est qu'on voit maintenant la perte qu'à souffert et souffre Renault du départ de Carlos Tavares, perte en savoir faire et managérial, qui est aujourd'hui reproché à Garlos G. de ne pas savoir déléguer !
Jo Duchene, Le vendredi 21 avril 2017



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