Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Constructeurs - 02/01/2020

Les inquiétudes sur Nissan refont surface avec le départ surprise du numéro

(AFP) - Nouveau coup de théâtre chez Nissan: Jun Seki, le numéro trois du constructeur automobile japonais allié à Renault, va prochainement démissionner, a confirmé mercredi le groupe, dont les signaux d'apaisement ces dernières semaines s'en retrouvent considérablement affaiblis.

Le groupe "a accepté la volonté de M. Seki de démissionner", a indiqué Nissan dans un bref communiqué, laissant ainsi entendre que c'était un choix personnel de sa part.*
Agé de 58 ans, le vice-directeur opérationnel du groupe japonais compte rejoindre l'an prochain le fabricant nippon de moteurs électriques Nidec, où il prévoit d'exercer de hautes responsabilités, avait-il lui-même déclaré à plusieurs médias quelques heures plus tôt.*Cet ingénieur de formation a fait toute sa carrière au sein de Nissan. Et il était l'un des candidats au poste de directeur général du groupe après le départ fracassant de Hiroto Saikawa en septembre, rattrapé par une affaire de primes perçues en excès du temps où Carlos Ghosn était aux commandes.

"Désaccords" stratégiques
Mais le poste est finalement revenu à un autre cadre dirigeant, Makoto Uchida, et celui de directeur opérationnel (COO) à Ashwani Gupta, deux personnalités favorables au renforcement de l'alliance avec Renault. Celle-ci avait souffert de l'éviction de C. Ghosn, interpellé en novembre 2018 puis inculpé au Japon pour malversations financières présumées.
Proche de H. Saikawa, qui l'avait nommé responsable du plan de redressement du groupe ce printemps, J. Seki avait conservé cette mission dans la nouvelle direction, arrivée aux commandes le 1er décembre 2019. Il avait été associé à elle en prenant le titre symbolique de vice-COO.
Selon certains médias, M. Seki était probablement frustré de n'avoir pas été nommé directeur général.
"C'est possible", mais ce sont plutôt des "désaccords" avec M. Uchida et A. Gupta sur la manière de redresser l'entreprise, dont les bénéfices et les ventes sont en berne, qui auraient décidé J. Seki de partir, a confié à l'AFP une source proche du dossier.
"Quelque part c'est une certaine rationalisation, car J. Seki n'était pas considéré comme un pro-alliance. Et le duo formé par M. Uchida et A. Gupta fonctionne très bien", a assuré cette même source.
Ces dernières semaines, tant Nissan que Renault avaient multiplié les messages d'apaisement sur l'avenir de leur alliance, dont un autre constructeur japonais, Mitsubishi Motors, fait également partie.
Makoto Uchida, Ashwani Gupta et Jun Seki s'étaient par ailleurs présentés tout sourire à la presse dès le 2 décembre pour afficher leur volonté de travailler ensemble en bonne intelligence, alors que certains analystes et médias doutaient depuis le départ de la viabilité de ce triumvirat.

L'action Nissan décroche
Avec la défection de J. Seki, l'évolution du plan de transformation du groupe qu'il avait forgé plus tôt cette année devient plus floue. En juillet, Nissan avait notamment indiqué vouloir réduire de 10% ses capacités de production d'ici la fin de son exercice comptable 2022/2023, passant par la suppression de 12 500 emplois dans le monde d'ici là.
Les nouveaux dirigeants du groupe doivent s'exprimer sur leur future stratégie lors d'un conseil d'administration le 14 janvier, toujours selon la source interrogée par l'AFP.
Ce regain d'incertitudes faisait plonger l'action Nissan mercredi à la Bourse de Tokyo : vers 13H30 (04H30 GMT) le titre chutait de 2,96% à 634,2 yens, alors que l'indice vedette Nikkei reculait à peine de 0,16%.
J. Seki "était censé être une figure centrale pour conduire les réformes" du groupe, donc "il était inévitable" que son départ relance les craintes des investisseurs, a déclaré à l'AFP Makoto Sengoku, un analyste du Tokai Tokyo Research Institute. "Il est urgent pour Nissan de se restructurer mais il y a des doutes sur la stabilité de sa gouvernance".
"Nissan a fermement entrepris de restaurer la confiance et ses performances, ainsi que de travailler sur la transformation de ses activités", assurait mercredi le groupe dans son communiqué. Sa nouvelle direction veut "continuer de se concentrer" sur ces enjeux, qui demeurent sa "plus haute priorité".
AFP

Partagez cet article :

Réactions

Attendons de voir ce que vaudra une action de Nissan quand Carlos va parler mercredi.
A noter que le choix de la langue pour cette conférence sera un signe important.
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le jeudi 02 janvier 2020

…. Le "Monde est décidément petit" !**
… Car … Un moment donné (?), dans ses nouvelles fonctions chez Nidec, l'excellent Jun Seki aura à superviser le dossier de
la co entreprise, de production de moteurs elec, constituée avec PSA
;0)

ADEAIRIX , Le jeudi 02 janvier 2020

Savez-vous qu'est-ce que cela veut dire?
"Cul et chemise" et "Copain comme cochon" et "larrons en foire" ???
Le business mondial a crée une nouvelle espèce...les saqués et les démissionnaires qui passent à la caisse en entrée et a la sortie !
Au Japon ils célèbrent avec quoi ? Mais enfin, avec du saké !!!
Jo Duchene, Le jeudi 02 janvier 2020



Inde : Renault parmi les gagnants de 2019
Antoine Bois nouveau directeur de l’usine de Cuneo de Michelin en Italie



Copyright © 2020 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017