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Equipementiers - 05/06/2019

Michelin annonce un pneu tourisme increvable pour 2024

Le prototype de pneu Uptis présenté en avant-première au sommet mobilité durable Movin’On sera la première application concrète du concept Vision que Michelin avait présenté il y a deux ans. Il sera mis au point dans le cadre d’un partenariat avec General Motors.

"Plus de mobilité pour moins d’impact". C’est pour travailler cette question que Michelin est à l’initiative du sommet Movin’On, a dit Florent Menegaux, son nouveau patron, en introduction de cette troisième édition ce mardi 4 juin à Montréal.

"Plus de mobilité pour moins d’impact", c’est aussi le sens de ce pneu tourisme increvable que le manufacturier y a présenté en avant-première. Baptisé Uptis pour Unique Puncture-proof Tire System, l’architecture de cet "objet" (ainsi que l’appelle le dirigeant de Michelin) comporte des sortes de rayons qui permettent au pneu de se déformer en fonction de la configuration du sol.
Même s’il est dit "sans air", ce n’est pas tout à fait exact puisque l’air est présent dans la structure, la différence avec un pneu étant que les flancs ne sont pas fermés, l'air pas sous pression, et donc pas sensible à une crevaison.

Cela fait plusieurs années que Michelin travaille à cette innovation pour obtenir un confort de conduite et un type d’usage identique à un pneu traditionnel. Le pneu increvable existe en effet déjà dans sa gamme mais pour des applications "sur basse vitesse et sans les mêmes caractéristiques de confort", précise Eric Vinesse, directeur R&D de Michelin. Baptisé Tweel, il est commercialisé sur des tondeuses et engins de chantier.
L’innovation c’est d’apporter un fonctionnement identique avec des performances similaires à un pneu pour une utilisation sur des voitures. "Nous aurons le niveau de performance que l’on attend d’un pneu Michelin sans compromis sur la sécurité et l’efficacité énergétique", assure Eric Vinesse.

Dans les avantages annoncés on trouve évidemment la sérénité (pas de crainte de crevaison), la suppression de la maintenance pour les flottes (pas de contrôle de pression) et aussi des avantages en termes de consommation. Le sous gonflage est une source de surconsommation de carburant qui disparaît et on se situe donc toujours à l’optimum, soit 20% de la consommation.
Il n’y a pas non plus de déformation due à un sous-gonflage ce qui garantit une durée de vie qui ne sera pas prématurément écourtée et donc un gain matière. "200 millions de pneus par an sont remplacés pour ces deux raisons", a dit le directeur de la R&D.
Une autre source d’efficacité est le gain de poids (et aussi de place) de la suppression de la roue de secours, soit en moyenne 6 kg de moins pour un ensemble monté qui sera de 20 kg.

Le manufacturier a donné peu de détail sur la composition de cet "objet" si ce n’est que "les matériaux sont assez proches de ceux utilisés dans les pneus actuels" et qu’un des composants clés est une "résine" qui a nécessité 10 ans de recherches.
Michelin passe désormais à la phase de mise au point avec un partenariat avec General Motors. Cet accord s’inscrit côté GM dans sa vision 000, pour 0 crash, 0 émissions et 0 embouteillage a expliqué Steve Kieffer, SVP global purchasing & supply chain de GM.
En étant increvable, ce pneu résout en effet une contrainte de la voiture autonome dont GM est l’un des fervents partisans pour améliorer la sécurité routière. "Le prototype Uptis, repensé pour les voitures d'aujourd'hui, est particulièrement adapté aux formes émergentes de mobilité. Les véhicules et les flottes de demain - autonomes, électriques, partagés ou autres – équipés en Uptis ne nécessiteront aucune maintenance liée aux pneus, ce qui optimisera leur productivité", explique Michelin.

"Nous allons travailler avec GM pour tester tous les protocoles et explorer tous les cas d’applications, a expliqué Eric Vinesse. Des tests déjà réalisés sur la Chevrolet Bolt EV, seront déployés en conditions réelles sur une flotte de ces véhicules dans le Michigan, aux Etats-Unis.
Il faudra encore attendre 5 ans pour une mise sur le marché. Un délai qui paraît encore bien lointain dans le contexte actuel. "Oui, c’est vrai. Il faut du temps pour ce type d’innovation. Dans le service et dans le digital, on croit que l’on peut tout faire de manière instantanée mais la matière, l’agencement de la matière, la physique, c’est compliqué", nous a répondu Florent Menegaux.
Est-ce qu’un partenariat avec GM sera suffisant ? "Si on a une matrice porteuse européenne ce sera très bien aussi", a dit Florent Menegaux. Il n’a cependant pas dit si le manufacturier était à la recherche d’autres partenaires.
Florence Lagarde

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