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Constructeurs - 13/12/2019

PSA : entre Mulhouse et Sochaux, des situations contrastées

La direction du site PSA de Mulhouse, qui emploie 5 000 personnes en CDI, a présenté ce jeudi le plan à moyen terme (PMT) pour la période 2020-2022.

Sans surprise, l’usine de montage connaîtra un gros trou d’air l’an prochain avec une production qui chutera à 90 000 véhicules, contre 230 000 voitures assemblées en 2019. La raison de cette chute est due à l’arrêt de la fabrication, le mois dernier, de la Peugeot 2008 dont le nouveau modèle est désormais assemblé à Vigo en Espagne. Il faudra attendre 2021 pour qu’arrive sur la chaîne de production du site alsacien une remplaçante à la 2008. Le groupe PSA n’a pas encore officialisé qu’il s’agira de la nouvelle 308, aujourd’hui connue sous le code P50.

Attendue au milieu de l’année 2021, la future 308 rejoindra sur la ligne de production mulhousienne la Peugeot 508 (berline et SW) et DS7 Crossback. Ce sont ces trois dernières silhouettes qui doivent assurer le volume de 90 000 véhicules produits l’an prochain à Mulhouse. Grâce à l’apport de la 308, la direction table ensuite sur une production de 150 000 voitures en 2021 et 280 000 véhicules en 2022. Ce qui devra permettre d’approcher de la saturation. Faisant suite à un investissement global de 90 M€ en 2019, PSA prévoit d’investir 125 M€ sur les trois années à venir au montage.

Si l’usine terminale s’apprête à réduire la voilure avec l’arrêt de la demi-équipe de nuit dans les prochains jours et une production en deux équipes en demi-cadence (29 véhicules par heure), les usines de mécanique, ainsi que forge-fonderie, qui fournissent l’ensemble des sites du groupe PSA, vont pour leur part monter en régime. Malgré les incertitudes liées aux ventes des véhicules hybrides rechargeables, la direction mulhousienne prévoit une hausse de 10% de l’activité en mécanique, notamment en raison de la montée en puissance de l’atelier d’assemblage des trains arrière hybrides qui équipent tous les véhicules PHEV du groupe PSA. L’effectif en mécanique, aujourd’hui composé de 930 personnes, devrait dépasser la barre symbolique du millier de salariés en 2020. "Mulhouse veut être le référent industriel dans les liaisons au sol et la technologie hybride", indique une source interne. Après 8 M€ d’investissement en 2019, dont 5 M€ consacrés à l’industrialisation du PHEV, 17 M€ sont encore prévus sur la période 2020-2022 à l’usine mécanique.

En forge-fonderie, ce sont 68 M€ qui seront investis et s’ajouteront aux 21 M€ de l’année 2019. Là encore, la hausse moyenne d’activité est estimée à 10% et atteindra même 20% en fonderie avec un objectif de production de carters de 2,5 millions d’unités. Une nouvelle presse de 6 000 tonnes, contre 5 000 tonnes aujourd’hui, est attendue. Là encore, la hausse des effectifs en forge-fonderie (950 salariés aujourd’hui) sera d’autant plus bienvenue que l’usine terminale de Mulhouse tournera au ralenti.
"La direction est restée très évasive en termes d’emplois", a d’ailleurs regretté, à l’issue du CSE, le responsable de la CFE-CGC, Laurent Gautherat, par ailleurs secrétaire du CSE central du groupe PSA.

Des transferts temporaires de salariés de Mulhouse à Sochaux, deux sites distants de 65 km, sont prévus. "Ce sera au détriment des intérimaires de Sochaux mais pour les salariés de Mulhouse, c’est un moindre mal", note le syndicaliste alsacien qui s’interroge sur une possible stratégie de vases communicants à long terme.

Le plan à moyen terme de PSA Sochaux (8 741 salariés, dont 1 800 intérimaires) ne sera présenté que la semaine prochaine pour la partie R&D et en janvier pour ce qui concerne la production. Mais, selon nos informations, il prévoit une production de 420 000 véhicules en 2020, contre 500 000 en 2019. La baisse se poursuivrait les années suivantes du fait du transfert de la production de la 308 vers Mulhouse. La production devrait chuter à 380 000 véhicules en 2021 et 330 000 en 2022 et 2023. Une baisse qui s’explique aussi par les lourds investissements (475 M€, s’ajoutant à 64 M€ en 2019) prévus dans le cadre du projet d’usine du futur Sochaux 2022.
Laurent Bodin

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Réactions

Peugeot poursuit sa montée en gamme et en prix. La délocalisation de tout le segment B y compris les SUV (aux DS3 près dont les ventes sont bien faibles) et de quasiment toute la gamme Citroen permettra d’engranger encore plus de profits. Triste.
JL S, Le dimanche 15 décembre 2019



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