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Constructeurs - 15/05/2019

Saikawa renvoie à Ghosn la responsabilité des mauvais résultats 2018

Nissan a présenté hier des résultats financiers en forte baisse avec une marge opérationnelle tombée à 2,7% pour l’année fiscale 2018 (avril 2018/mars 2019) et une prévision encore pire à 2% pour 2019.

Hiroto Saikawa ne désarme pas et à chaque prise de parole déverse son fiel sur celui qu’il ne nomme pas mais désigne comme "l’ancien président". Carlos Ghosn a une nouvelle fois été la cible de ses critiques, lors de la conférence de présentation des résultats financier de l'exercice 2018. Le nouveau dirigeant de Nissan a justifié les mauvais résultats de l’année fiscale 2018 par les décisions qu’il avait prises à l’époque : "Nissan a fait d’énormes investissements dans des pays émergeants pour accroitre sa taille autour des années 2013/2014 plutôt que d’investir dans le développement de nouvelles voitures ce qui a conduit à repousser le calendrier des lancements et nous souffrons de ces répercussions", a dit Hiroto Saikawa.
Nissan annonce ainsi un âge moyen de sa gamme de 5,1 ans pour l’année fiscale 2019 (avril 2018/mars 2019), année qui doit voir le coup d’envoi du renouveau de la gamme (20 modèles nouveaux d'ici 2022) pour atteindre un âge moyen inférieur à 3,5 ans sur l’année fiscale 2022.
Si l’âge de la gamme est une des raisons de l’effondrement de sa rentabilité aux Etats-Unis et en Europe en 2018, ce n’est pas la seule. Il y a aussi dans la chute du résultat opérationnel "le taux de change défavorable, le coût de la réglementation environnementale plus stricte, principalement en Europe, ainsi que l’augmentation du coût des matières premières", expliquent les documents financiers. Il y a aussi "le coût du programme d’extension de garantie pour les CVT en Amérique du Nord". Une partie de la dégradation du dernier trimestre est aussi très certainement la conséquence du chaos déclenché par l'incarcération de Carlos Ghosn. "Il y a eu une période où nous n’arrivions pas à nous concentrer cela s’est reflété dans les résultats", a dit Saikawa.

L'Europe passe dans le rouge sur l'exercice 2018

Le constructeur est resté rentable au Japon, même si, là aussi, les résultats ont nettement chuté (avec une marge opérationnelle passant de 6,1% en 2017 à 3,7% en 2018), les profits ont fondu aux Etats-Unis où la marge est descendue à 1,2% (contre 3,1% en 2017). Le point noir, c’est incontestablement l’Europe : les ventes y ont baissé de 14,9% (à 643 000 unités) et la marge opérationnelle a été négative avec une perte de 0,9% (contre une marge positive de 0,7% en 2017).
Au final, les chiffres de l’année fiscale 2018 donnent une marge opérationnelle à 2,7% sans la Chine, ou 3,8% si l’on intègre la quote-part de la Chine qui est sa zone la plus profitable.
En résumé, en 2018, tous les indicateurs sont à la baisse avec -4,4% pour les ventes (5,5 millions de véhicules), -3,2% pour le chiffre d’affaires (11 574 milliards de yen, soit 94 milliards d’euros), -44,6% pour le résultat opérationnel (318,2 milliards de yen, soit 2,6 milliards d’euros), -57,3% pour le résultat net (2,6 milliards d’euros).
Le pire est encore à venir et Nissan n’a pas encore touché le fond puisque pour l’exercice fiscal 2019 le constructeur prévoit des volumes stables (5,54 millions d’unités), un chiffre d’affaires en recul (-2,4%) et une marge opérationnelle en forte baisse à -27,7% soit seulement 2% de son chiffre d’affaires. Il faut dire que la situation n'a cessé de s'aggraver puisque le quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2018 (janvier à mars 2019) a été catastrophique avec un recul de 10,2% des volumes et une marge opérationnelle (hors Chine) à 0,2%.

Une critique systématique de son prédécesseur
La conférence de presse de présentation de ces résultats par Hiroto Saikawa a été un véritable chemin de croix et le dirigeant a tenté de justifier la situation par des décisions antérieures. Il a mis en cause "l’héritage négatif de l’ancien leadership".
"Aux Etats-Unis nous avons poussé les ventes pour atteindre l’objectif du plan moyen terme", a-t-il dit, remettant en cause l’ambition de volume. "Nous avons acheté la part de marché". Nissan, a-t-il dit, y a dépensé beaucoup d’argent sans parvenir à accroître ses ventes, mais en augmentant le ratio des ventes flottes, ce qui a "abimé la marque, détérioré la compétitivité et provoqué la désaffection des dealers".

Saikawa a critiqué les investissements faits dans les compactes en Europe et dans les pays émergeants dont le constructeur a été incapable d’obtenir le retour attendu. "Nous avons des surcapacités et des opérations non profitables qui sont en train de devenir des charges énormes", a-t-il dit. Il a annoncé que des décisions seraient prises et annoncées en juillet. Il y aura notamment une réorganisation en Europe en plus de l’arrêt d’Infiniti déjà décidé et de la décision de ne pas produire le futur X Trail en Grande Bretagne.
Il a peu parlé de l’Alliance, sauf pour souligner qu’il pourrait y avoir des synergies avec Renault sur les véhicules des segments A et B et des VUL.

Retrouver la profitabilié de 2016 aux Etats-Unis 
Le retour de la profitabilité aux Etats-Unis est l’un des objectifs majeurs avec pour cible les résultats de 2016 grâce à une réduction du ratio des ventes flottes et un niveau d’incentives comparable à 2015. "Nous allons avoir des ventes plus saines en 2022", a dit Saikawa. "Cela prendra du temps nous devons être patients". "Dans le passé nous avons souffert d’une pression de haut en bas et c’est pourquoi nous sommes dans cette situation", a-t-il ajouté.
L’un des atouts de Nissan pour rétablir sa situation c’est le "Nissan Intelligent Mobility", programme qui désigne tout à la fois le développement des ventes de véhicules électrifiés (prévus à 30% des ventes globales pour l’exercice 2022 et même 50% en Europe) et aussi les technologies comme la conduite autonome de niveau 2 et 3 (ProPilot), les équipements de sécurité et la connectivité.
Interrogé sur les discussions en cours sur l’évolution de la structure de l’Alliance, Hiroto Saikawa a reconnu qu’il y avait entre lui et Jean-Dominique Senard des différences de points de vue. "Ce sur quoi nous sommes d’accord avec M. Senard est que ce n’est pas le moment de discuteur de ce sujet. Nous devons nous concentrer sur le rétablissement des opérations et de la performance."
Florence Lagarde

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Réactions

C'est amusant il m'avait pourtant semblé que M. Saikawa etait le président de Nissan?!! Il est donc resté stagiaire jusqu'à 66 ans... que fait l'inspection du travail japonaise ???
Hervé, Le mercredi 15 mai 2019

Sinon comme déjà ecrit à propos de l'excellent Saikawa ...
Quand tu veux noyer ton chien ...dis qu'il a la gale (?).
Et aussi
L'on comprend parfaitement la prudence de sioux de Jean Dominique Senard
dans sa revendication financière modérée des 400 000€ annuels
Il y a l'ambiance de fond contre les ultra remunerations certes, trancher avec le caractere disons bling bling de son prédécesseur, et la vision d'un possible fiasco sur la formalisation financière et juridique de "l"alliance"...

Une certitude ... le defaut de lancement ou de renouvellement des modèles est un des gros points faibles actuels de Nissan ...
Pour infiniti ...c'est encore autre chose ...Une stratégie à l'economie mal venue ...
Ou se situent les responsabilités... Un nombre limité de personnes le savent réellement
ADEAIRIX, Le mercredi 15 mai 2019

Le save réellement ...Plutôt
;0)
Le mercredi 15 mai 2019

Hervé,
vous m'avez arraché les mots des doigts !
Ou voit-on ailleurs un Directeur général dire : "C'est pas moi c'est le Président !"
;0)
Lucos, Le mercredi 15 mai 2019

Nissan n’innove plus et se font tailler des croupières avec Toto et ses hybrides et que dire d’Infiniti et ses moteurs de Clio...et c’est pas fini.
2.% de marge c’est pas tenable,reviens Carlos les sauver une deuxième fois!!
alain boise, Le mercredi 15 mai 2019

En 1999, Renault a sauvé Nissan de la faillite et un personnage haut en couleur a maintenu les troupes dans une unique direction. Ce n'est pas un management démocratique qui peut stabiliser une société en perdition. Le retour de CG est inenvisageable actuellement mais c'est bien son style de management qu'il fallalt à l'entreprise pour la sortir de l'ornière.
Après quinze ans, la situation plus confortable a donné envie d'en profiter plutôt que continuer à développer l'excellence de l'entreprise.
Seuls quelques hommes ont marqué de leur emprunte l'industrie automobile mondiale: H.Ford, Sloan, Lefaucheux, Dreyfus, Besse, Levy, Iacocca, Piech, Marchione. CG aura peut-être un jour sa place parmi eux.
Dataceodeux, Le mercredi 15 mai 2019

En parlant de CG "Il y a eu une période où nous n’arrivions pas à nous concentrer cela s’est reflété dans les résultats",
Quelle est cette excuse bidon ? Le premier impact serait côté Renault.

Quelle est la stratégie de M. Saikawa?
Revenir à l'ancien temps avec une 30 de plateforme dont aucune n'est rentable?
Revenir en 2016...soit mais avec quoi? Il y a un vrai problème d'attractivité des véhicules Nissan avec des gammes compartimentées par continent, une finition hasardeuse (on dit souvent que Nissan est le Fiat japonais) et un prix assez pédant.
Ne pas faire la course à être le numéro1 est louable, à vouloir toucher le soleil, tous se sont brûler les ailes. Mais il faut quand même un minimum d'idées.

Prôner le VE, soit mais là merci Renault pour le partage de technologie...
Prôner le véhicule autonome; c'est à se demander si l'interview est de début 2018 ou de mi 2019. Les projections sur le véhicules autonomes ont été grandement surestimées et l'on sait aujourd'hui que mis à part pour certains cas particuliers ce n'est pas quelque chose de majoritaire.
L'hybride?

M.Saikawa devrait se rappelerque pendant plusieurs années la R&D de Renault a été syphonée vers Nissan. Que Nissan qui devait se concentrer sur des moteurs essence n'a jamais été capable d'honorer son contrat. Que les innovations que Nissan devait fournir à Renault ont toujours été "retenues" le moment venu.
L'interdiction de fabriquer un QQ Renault alors que Renault fournissait 100% de ses plateformes à son partenaire.

Bref le problème de Nissan est que mis à part le marché local Japonais et un peu l'Asie proche, pour les japonais le Global Overseas c'est le tiers monde et ils n'ont aucune idée de ce qu'il faut y vendre.

@Alain
Pour infiniti le problème ce n'est pas l'utilisation d'un moteur Renault, Mercedes vend très bien ses voitures avec et le réseau est même agréablement surpris de la fiabilité de ce moteur.
Infiniti utilise aussi des moteurs Mercedes.
Le problème est le positionnement prix/luxe/performance/valeur résiduelle de la gamme. Oui à équipement équivalent c'est moins cher qu'un premium allemand, mais à équipement minimum c'est plus cher et la décote fait peur.
Grumly Ours, Le mercredi 15 mai 2019

Non mais il est sérieux le gars ? Il met à mal le sérieux qu'on mettait jusqu'alors au crédit des japonais, il n'y a pas à dire ! Il doit être syndicaliste à mon avis : jusqu’au-boutiste, jusqu'au bout de la bêtise ! a force d'aller jusqu'à outrance (overdose, même, je dirais), ils vont finir par nous faire apprécier ghosn, qui n'est pourtant pas blanc comme neige dans l’affaire
Frédéric LANGLOIS, Le mercredi 15 mai 2019

non non, alain boise, Ghosn (et Renault) ont tout intérêt à laisser tomber Nissan et laisser les nationalistes japonais mettre en faillite le constructeur japonais, ça va permettre de démontrer, une nouvelle fois, que cette vision du monde est une hérésie qui ne fait que prendre de mauvaises décisions, surtout quand elle tente de s’immiscer dans les affaires. Ils en ont trop fait pour tenter de minimiser leurs responsabilités. Il est temps qu'on arrête d'être les bonnes poires de cons finit à la pi**e qui ne voient pas plus au que leurs nez.
Frédéric LANGLOIS, Le mercredi 15 mai 2019

oua, Dataceodeux, lire ici que le mafieux Marchionne et le vénal Piesch (cf. dieselgate, monkeygate, ...) sont à mettre dans la liste des bons responsables d'industries automobiles, fallait oser, là.
Frédéric LANGLOIS, Le mercredi 15 mai 2019

Le tribunal d’Autoactu est ouvert ,que de dirigeants qui s’ignorent!
2% de marge ça va saigner,Leaf et Zoé arriveront elles a sauver tout cela.....vite des subventions!!!!
alain boise, Le mercredi 15 mai 2019

Oh mon dieu, alain est jaloux ! Pensez donc, d’habitude, le tribunal d'Autoactu, c'est lui qui l'ouvre, là, il c'est fait grillé" la politesse ! Crime de lèse majesté ... pourquoi avons nous osé remettre en cause sa prééminence ? Les coupables serons châtiés, qualifier d'hystériques devant la papauté pour s'assurer l'élimination totale, une telle concurrence est inadmissible
Frédéric LANGLOIS, Le mercredi 15 mai 2019

Voilà ce qui arrive quand on joue dans la cour des Grands…
;0)
Lucos, Le mercredi 15 mai 2019

pas d accords avec Dataceodeux, Marchione n est pas a classer dans la liste des grands patrons.... qd on est pas foutu de remonter la marque la plus importante du groupe c est a dire Fiat et que en plus on acheve une marque de legende comme Lancia et pour finir on ne sait pas comment remettre en selle une marque de passionés comme Alfa.... franchement je ne vois pas ce qu il a de grand dans ce type... a part l ego....d ailleurs le résultat est que FCA est sur la voie de la revente dc l Italie va perdre la propriété de ttes ses marques de voitures grace a Machione !!!

De plus il est qd meme difficile de ne pas mettre Schweizer comme grand patron alors que c est lui qui a fait le plus monter Renault et la meme sauver en créant l alliance avec Nissan !!!!!! CG n était que numéro 2 a cette époque
JU CA, Le mercredi 15 mai 2019

La cour des grands......grand par quoi ?la taille ?le salaire?Roberval et son fidèle Sancho s’imaginent à la place de CG ou Brutus et distribuent les satisfécits....mdr.
Présentez vous chez M Bolloré tous les deux .....ils recherche des stratèges ...vous avez le profil à n’en pas douter et même le Melon.
alain boise, Le mercredi 15 mai 2019

Jaloux ET vexé...
;0)
Lucos, Le mercredi 15 mai 2019

avec un soupçon de complexe de calimero en plus !
Frédéric LANGLOIS, Le mercredi 15 mai 2019

Un soupçon....c’est vous qui quantifiez maintenant .
Dire que vous êtes payés tous les deux pour passer votre journée sur Autoactu.....changez rien rassurez vous la retraite arrivera....et vous fermerez la porte de votre bureau.
Quel beau métier vous faites...j’espère Que ça paye
alain boise, Le mercredi 15 mai 2019

alors celle-là elle est exceptionnelle : je ne suis intervenu ici que sur deux créneaux horaires (le reste du temps ayant été passé au boulot), tandis que monsieur boise est intervenu 4 fois en une seule journée (c'est-à-dire dés qu'il venait et voyait qu'on le chatouillait un peu, et qu'il se disait qu’il devait répondre pour sauver son honneur ... enfin, croit-il) mais, selon ce brave boise, se sont les autres qui passent leurs journées sur autoactu ! Décidément, il n'est plus à ça prêt !
Frédéric LANGLOIS, Le jeudi 16 mai 2019

C'est à ça qu'on les reconnaît...
Sans compter qu'on retrouve la copie de tous les messages du sieur Boise sur tous les sites auto et SUV du net.
C'est une addiction.
;0)
Lucos, Le jeudi 16 mai 2019

Eyh, what did you expect ?
Et c'est Uma qui le dit ;)
Frédéric LANGLOIS, Le lundi 20 mai 2019



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