Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Marchés - 03/05/2019

Voitures électriques : Paris et Berlin mettent un coup d'accélérateur à l’Airbus des batteries

 (AFP) - La France et l'Allemagne ont mis un coup d'accélérateur jeudi à leur projet de consortium européen de batteries de voitures électriques, auquel Bruxelles a donné son accord de principe, jugeant urgent de combler le retard de l'Europe face à la Chine.

Au total, "5 à 6 milliards d'euros seront investis" dans cette initiative, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse à Bercy avec son homologue allemand Peter Altmaier et le Commissaire européen à l'Energie Maros Sefcovic.
Cette somme sera constituée à hauteur de "1,2 milliard d'euros au maximum" de subventions publiques, auxquelles la Commission européenne a donné son accord de principe, et de "4 milliards d'euros environ d'argent privé", a ajouté le ministre.
Ce projet, lancé voilà 18 mois, devrait déboucher selon M. Le Maire sur la construction d'ici 2020 d'une usine pilote de 200 emplois en France, puis d'ici 2023 de deux usines de production, l'une en France, l'autre en Allemagne, susceptibles de créer 1 500 emplois chacune.
"C'est une étape majeure dans la longue histoire de notre industrie européenne", a souligné M. Le Maire, pour qui ce projet montre que l'Europe "n'est pas condamnée à dépendre des importations technologiques des deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine". 

PSA, Saft...
Selon Peter Altmaier, plusieurs entreprises européennes ont d'ores et déjà fait part de leur intérêt pour le futur consortium, à l'image du groupe automobile PSA et de sa filiale allemande Opel, et du fabricant français de batteries de haute technologie Saft, propriété du groupe Total.
"Aujourd'hui, nous avons un intérêt plus élevé que jamais pour ce projet de filière européenne, qualifié d’Airbus des batteries", a déclaré M. Altmaier, en assurant que Paris et Berlin au cours de leurs échanges avaient obtenu "35 réponses positives, y compris de grands producteurs automobiles".
"Les consortium ne sont pas composés par l'Etat, ils ne sont pas composés par les ministres ou par la Commission", a toutefois souligné M. Altmaier, en rappelant que le choix d'intégrer ou non l'alliance revenait aux industriels et constructeurs, par ailleurs "à l'origine de ce projet".
Contacté par l'AFP, PSA - qui n'a toujours pas officialisé sa participation au consortium - a assuré que le dossier était "à l'étude" via sa filiale Opel, "dans un contexte de sécurisation à long terme des approvisionnements de batterie".
"Aucune décision n'a été prise à ce stade et ne sera prise tant que l'Union européenne n'aura pas pris un engagement formel", sur les aides, a déclaré un porte-parole du deuxième constructeur automobile européen à l'AFP.

"Susciter des vocations"
Selon le Commissaire européen Maros Sefcovic, le feu vert de Bruxelles à l'octroi de subventions publiques à cette filière européenne de batteries pourrait être donné avant la fin du mandat de l'actuelle Commission, à savoir octobre.
"Le temps presse si nous voulons que notre production européenne soit en place d'ici à 4-5 ans", a souligné M. Sefcovic, en promettant que la Commission, critiquée par Paris et Berlin pour avoir empêché le grand mariage industriel franco-allemand d'Alstom et Siemens, allait jouer un "rôle de facilitateur".
Il faut que ce projet "puisse susciter des vocations", a insisté de son côté Bruno Le Maire, en appelant les pays "ayant manifesté" leur intérêt à le rejoindre formellement. "Je pense à l'Italie, à la Belgique, à la Pologne, à l'Autriche, à la Finlande", a-t-il souligné.
La production de cellules de batteries est aujourd'hui contrôlée par une poignée de groupes asiatiques, tandis que l'industrie automobile ne développe pour l'instant que les moteurs électriques et certains composants électroniques.
Mais l'Europe souhaite combler ce retard abyssal, notamment face à la Chine, afin de réduire la dépendance des constructeurs automobiles européens et alors que les ventes de voitures électriques devraient décoller dans l'Union européenne, dopées par les restrictions d'émissions.
Actuellement, seul 1% de la production mondiale de cellules lithium-ion émane de l'Union européenne, alors que le marché mondial des batteries auto pourrait atteindre 45 milliards d'euros en 2027, dont 20% à 30% en Europe, selon BCG.
AFP

Partagez cet article :

Réactions

Une approche certainement nécessaire qui ne gomme pas la problématique de l'approvisionnement en métaux rares ….

Continental et Bosch semblent avoir bien compris qu'il ne fallait pas mettre tous les œufs dans le même panier …
;0)
ADEAIRIX , Le vendredi 03 mai 2019

Et si les clients n’en veulent pas des VE.....on fait quoi des déchets.
Relisez l’article de B Rakoto parlant de la stagnation du marché,laissons les Chinois avec leurs dechets
alain boise, Le vendredi 03 mai 2019

@alain boise: Audi, BMW, Hyundai/Kia, Mercedes, Volvo, tous les constructeurs ont des délais de livraison très longs pour cause de pas de piles. Aujourd'hui le problème ce n'est pas la demande mais l'offre.
Arnaud C., Le vendredi 03 mai 2019

Bien Arnaud rdv l’année Prochaine ,c’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens.
Et pour les locs n’oubliez pas qu’elles reviennent .....et sans les 6000€ pour revendre .
Je dis ça je dis rien
alain boise, Le vendredi 03 mai 2019

Oh oui ne dites rien...
;0)
Lucos, Le dimanche 05 mai 2019



Etats-Unis : le ralentissement du marché en avril inquiète les analystes
Le marché de la batterie verrouillé par l'Asie



Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017