Analyse - 20/03/2020

Quels sont les premiers impacts du coronavirus pour l'industrie automobile ?

12 ans après la dernière crise du marché automobile, le coronavirus entraine un confinement des populations. Pour l'industrie, la première conséquence est la mise en arrêt des chaines d'assemblage. Après la Chine, les constructeurs ferment temporairement leurs sites de production en Europe et Amérique du Nord. La question est de savoir qu'elle pourrait être la suite en termes de redémarrages et de conséquences pour l'industrie à moyen et long terme.

Quels sont les premiers impacts du coronavirus pour l'industrie automobile ?

Auteur : Bertrand Rakoto

Partagez cet article     

L’épidémie de coronavirus a contraint la Chine à mettre en arrêt une majorité de son activité industrielle avec des fermetures pouvant atteindre presque deux mois. La mesure s’est avérée efficace car depuis plus d’une semaine, le nombre de cas de d’infections ne cesse de baisser. L’industrie automobile a été une des principales touchées au niveau mondial par cet arrêt de la production en Chine.
 
En effet, le coronavirus (ou Covid-19) a mis en évidence l’aspect incontournable de la Chine en matière de production automobile. Parmi les 10 000 pièces qui constituent un véhicule, au moins une est sourcée quasi exclusivement en Chine. En Europe et en Amérique du Nord, les constructeurs ont pu compter sur les stocks existants et les pièces en transit pour éviter les ruptures d’approvisionnement et poursuivre leurs productions. Alors que les constructeurs redémarrent leur activité en Chine, ils sont désormais contraints de fermer leurs usines en Europe et en Amérique du Nord. Les prévisionnistes pressentaient un recul des productions contenu en 2020 après une année 2019 en net retrait par rapport à la précédente. Finalement, cette année devrait marquer la plus importante chute de la production automobile mondiale depuis la crise de 2009.
 
Premier épisode, la suite ?
Face à l’ampleur de l’épidémie de Covid-19 et à la nécessité absolue de la freiner, les gouvernements ont pris de nombreuses décisions liées au confinement des personnes et à la limitation des déplacements aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe. Ce même type de mesure a permis de réduire la propagation du virus en Chine. Les constructeurs automobiles ont suivi l’évolution de la situation et ont, à leur tour, pris différentes mesures pour protéger leurs employés. D’une part ils leur ont proposé ou imposé de se mettre en télétravail, dans la mesure du possible.
D’autre part, ils ont pris la décision, cette semaine, de faire cesser les chaînes d’assemblage pour permettre aux ouvriers de rester également chez eux. L’impact sur le volume annuel est certain. Un recul de la production de l’ordre d’un à deux millions de véhicules aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord est parfaitement envisageable car cela représente entre un et deux mois de production en comptant la trêve estivale où les chaînes sont à l’arrêt.
 
L’idée de décaler la trêve estivale a d’ailleurs été évoquée par un équipementier mais elle ne peut être considérée qu’avec deux bémols. Premièrement, la trêve estivale correspond à une période de maintenance pour les sites de production. Deuxièmement, certains constructeurs profitent de ces moments pour initier la mise en production de nouveaux modèles. La situation économique actuelle se prête plus à repousser des lancements, qu’à les anticiper et brûler les étapes. En effet, un lancement en période d’incertitude a plutôt tendance à faciliter les "fours" que les succès.
 
Le ralentissement de l’activité économique du fait des confinements va tenir les acheteurs éloignés des showrooms et les ventes vont fortement baisser pendant au moins un mois. Par ailleurs, les consommateurs vont rester frileux en matière d’investissement dans l’automobile tant que la situation économique ne sera pas rétablie. En Europe comme aux Etats-Unis, les constructeurs ont tout intérêt à mettre en arrêt les chaînes d’assemblage pour ne pas inutilement accumuler des stocks.
 
Enfin, il faut tenir compte des risques de ruptures de la chaîne d’approvisionnement. Le confinement et les arrêts d’activité vont mettre en pause l’ensemble de la logistique automobile et les constructeurs ne seront pas en mesure de pouvoir produire des véhicules avec des pièces qui viendront à manquer.
GM, Ford et FCA ont décidé de procéder à des arrêts pour une semaine ou plus. Pour des raisons de négociation, les 3 de Detroit ont attendu que l’UAW mette la pression sur les constructeurs. Les constructeurs européens et asiatiques se sont exécutés volontairement. Seul Tesla a fait de la résistance mais a fini par plier ce jeudi et va fermer son usine Californienne.
 
Les dénouements possibles
Tous les éléments ne sont pas encore disponibles pour disposer d’une vue claire et complète de la situation économique. En effet, nous ne connaissons pas la durée du confinement et donc celle de la mise au ralenti de l’activité.
De prime abord, il ne semble pas que les récentes évolutions économiques soient dues à des éléments structurels comme ce fut le cas en 2007 et 2009. L’effondrement actuel des marchés financiers tient principalement à la crainte de voir l’économie plonger avec la nécessité de recourir aux confinements, à l’arrêt des usines et au télétravail quand cela est possible.
 
Les coûts pour les entreprises et les Etats ainsi que la perspective de voir les dettes augmenter au fil des plans d’aides ont fait fuir les investisseurs et plonger les cours. 
En Amérique du Nord, les constructeurs ont connu des chutes vertigineuses puisque les 3 constructeurs de Detroit ont perdu entre 50 et 60% de leur valeur entre janvier et aujourd’hui.
 
Tesla perd aussi énormément puisque l’action avait atteint $900 il y a à peine un mois et elle navigue désormais autour de $350. Il faut dire que le constructeur californien accumule les déconvenues. Les ventes et les commandes stagnent en Amérique du Nord, l’Europe a désormais livré l’essentiel des réservations et profite encore des aides gouvernementales pour enregistrer des commandes.
Ce premier trimestre est surtout marqué par la Chine. Le pays devait générer une part importante des revenus pour Tesla et les ventes de véhicules ont fortement chuté puisqu’en février elles étaient inférieures de 80% aux volumes de l’année passée.
 
La seconde conséquence du coronavirus et du confinement tient au fait que les entreprises dans l’impossibilité de poursuivre leur activité vont devoir licencier. Or, le taux de chômage est un indicateur primordial. Pour l’industrie automobile, il indique la capacité des ménages à investir pour acquérir ou renouveler leur véhicule. Aux Etats-Unis, faute de revenus et ne bénéficiant que d’aides partielles, de nombreuses PME vont être contraintes de licencier leurs employés, au moins temporairement afin de transférer les coûts sociaux vers l’Etat le temps que la crise passe.
 
Les plus optimistes parlent de quelques semaines et les plus pessimistes de plusieurs mois voire une année ou plus. Si on se réfère à la situation en Chine et sans que d’autres problèmes structurels ne se révèlent, le ralentissement et le confinement pourraient durer deux mois. Il faudra ensuite plusieurs semaines ou plusieurs mois pour retrouver un niveau normal d’activité.
Seulement, la hausse du taux de chômage pourrait retarder ce redémarrage, d’où l’importance de communiquer et d’anticiper les conséquences du ralentissement, chose qui n’a pas réellement été faite ni en Europe, ni en Amérique du Nord. La question devient alors de savoir à quel rythme les investisseurs vont reprendre confiance et alimenter de nouveau l’économie.
 
Pour l’automobile, le décalage entre l’Europe, l’Amérique du Nord et la Chine pourrait permettre de réapprovisionner les stocks aux différents stades de la chaîne logistique pour faciliter le redémarrage sans heurt des chaînes d’assemblage d’ici plusieurs semaines. En revanche, en matière d’investissement, il se pourrait que l’automobile soit un peu plus prudente quant aux nouvelles technologies. Après 10 ans d’investissements, la connectivité des véhicules est là mais les promesses de revenus sont toujours insatisfaites.
Les nouvelles solutions de mobilité ont ajouté du trafic et leur usage fréquent reste souvent plus onéreux que de posséder une voiture neuve ou d’occasion selon la ville analysée. Ces solutions doivent être intégrées dans les offres de transport des agglomérations et non se superposer. La conduite autonome et les robotaxis ne feront pas leur entrée sur scène avant au mieux 2030 et certainement même plus tard.
Enfin, l’automobile électrique est dans une phase transitionnelle et doit évoluer vers de nouvelles technologies pour devenir viable.
 
Dans ce contexte et après une période de récession de plusieurs semaines ou plusieurs mois, le besoin de coupe budgétaire pourrait toucher à tout ce qui ne rapporte pas ou pas assez. L’effondrement de la bourse pourrait faire disparaitre quelques start-ups ou des nouveaux participants dans l’industrie de la mobilité comme l’évoque le management de Nio.
Dans les mois qui viennent, les acteurs de l’industrie pourraient bien utiliser le prétexte d’une récession pour couper certains projets technologiques faute de profitabilité. Ce n’est pas une conclusion ou une certitude mais un risque bien réel puisque les rétropédalages sont devenus réguliers dans les discours et les actes ces derniers mois.
 
Detroit, le retour de l’Arsenal de la Démocratie
La fin de l’épidémie semble se profiler en Chine mais l’Europe et l’Amérique du Nord entrent à peine dans le confinement et les déplacements devront rester limités pendant encore plusieurs semaines ou plusieurs mois pour limiter une reprise de l’épidémie. 2020 sera donc une année de baisse pour l’industrie automobile. Face aux nombreuses incertitudes et questions qui resteront sans réponse encore plusieurs semaines, les constructeurs sont en proie aux doutes et cherchent à limiter la casse.
 
Le scénario le plus plausible serait de voir l’économie reprendre son souffle au début de l’été. Le Salon de Detroit début juin est, pour l’instant, maintenu et pourrait marquer le redémarrage de l’activité automobile mondiale.
En attendant, les constructeurs de Detroit réfléchissent à des moyens pour limiter l’épidémie et surtout aider à soigner les malades. Les constructeurs de Détroit semblent vouloir participer à l’effort en produisant des appareils médicaux pour aider à soigner les malades et réduire le nombre de victimes. Si le Président Macron parlait de guerre, à Detroit, les constructeurs automobiles ravivent la mémoire de l’Arsenal de la Démocratie pour aider les hôpitaux à soigner les malades.
Tout dépendra de l’ampleur et de la durée de l’épidémie car réorganiser des usines et une chaîne logistique peut prendre beaucoup de temps. Mais cela ne doit en aucun cas nous négliger les élans de solidarité qui sont tous bienvenus dans cette période où créativité, audace, résilience et volontarisme sont plus que jamais nécessaires.

Partagez cet article     

Réactions

Envoyer cet article à un ami

Les champs suivis d’une astérisque sont obligatoires.

Si on veut se comparer à la Chine il faut se rappeler qu’elle a mis en place un confinement total à partir de 500 cas déclarés, en Europe nous avons attendu d’en avoir 5000 par pays pour ensuite laisser suffisamment de temps à chacun pour partir aux 4 coins du pays et répandre un virus à la propagation exponentielle
Alors ne croyons pas que notre situation est comparable à la Chine, nous avons pris un autre chemin

Renaud Vezier, Le 20/03/2020 à 07:15

Heureusement que la France est en situation d’indépendance alimentaire ,rien n’est importé,notre agriculture est présente ,merci à eux.
Que dire M Vezier des plateformes de location qui ont loués des maisons dans nos Îles avec les problèmes de cohabition,les Maires viennent de réagir en interdisant l’accostage des continentaux.
Le pire c’est que tous ce inconscients vont poser un problème de conscience aux soignants lorsqu’ils faudra débrancher un patient confiné ....mais âgé.
Pour revenir à l’article que dire d’Elon Musk qui refuse de fermer son usine car d’après lui il ne fabrique que des autos propres....ça donne une idée du personnage.
Que dire de tous ceux ici même qui comparait cette maladie avec une grippe saisonnière aille passer une journée avec ma belle Fille en réanimation !!!
Pas facile de rester ouvert ,y’a pas de pièces et pour ceux qui ont du personnel imaginons un patient contaminé au travail .....quelle responsabilité!
D’après vous quel sera le bilan à la fin de cette pandémie en matière économique,combien de morts ,de divorcés,de dépressions,de faillites.....et de naissances.
Bon courage à tous et bon confinement.

Alain Boise, Le 20/03/2020 à 08:36

De nouveau merci à l’équipe d’autocatu et à tous ceux qui sont sur le pont.

Alain Boise, Le 20/03/2020 à 09:33

Cher Alain, il ne faut évidemment pas minimiser les effets gravissimes de cette pandémie mais il ne faut pas non plus exagérer le phénomène.
De nombreux médecins, dont un de mes cousins urgentiste à Paris qui a malheureusement choppé le virus, demandent à ce que les journalistes et les réseaux sociaux "calment le jeu".
Il ne s'agit en effet pas d'une "grippette" tout simplement parce la grippe saisonnière n'est pas non plus une grippette ; elle tue chaque année 10 000 personnes, rien qu'en France, qui passent elles aussi par les salles de réanimation, avant de mourir...

Après 4 mois de pandémie, ce nombre de 10 000 morts rien qu'en France n'est pas atteint dans les 146 pays touchés ! Il faut bien entendu maintenir le confinement, le plus possible mais vous avez raison, les dégâts collatéraux vont être hallucinants. Le risque est qu'ils soient supérieurs aux dégâts du Covid-19 lui-même. Un peu ce qui arrive avec le sur-accident consécutif à un accident routier.

Bruno Haas, Le 20/03/2020 à 09:51

Bruno, ce n’est pas l’avis des chefs de services,existe il un vaccin anti grippal ?oui!
Existe il un vaccin covid 19? Non
Près de 500 morts par jour en Italie des Hôpitaux débordés,on meurt dans les couloirs,la méthode Chinoise paraît la meilleure avec un confinement suivi,même Boris fait marche arrière.

Alain Boise, Le 20/03/2020 à 09:59

Et sous le pont aussi, pour ceux dont l'atelier n'est pas fermé.

Jl S, Le 20/03/2020 à 10:00

Oui Alain, de nombreux médecins ne pensent pas comme de nombreux autres médecins.
Personne ne détient la vérité. Immensité de l'inconnu.
Heureusement que les Chinois sont très disciplinés - j'ai entendu autour de moi des commentaires sur les bienfaits d'une dictature... bigre ! - ce qui leur permet d'endiguer le Covid-19 sans avoir de vaccin.
Pendant ce temps là, les Français veulent aller à la plage et négocient avec les forces de l'ordre le fait de pouvoir se promener dans les parcs.
Décidément le Gaulois est vraiment réfractaire.

Bruno Haas, Le 20/03/2020 à 10:11

Il ne faut pas maximiser mais il ne faut pas minimiser non plus. La moyenne annuelle des décès liés à la grippe saisonnière en France est de 1500 à 2000 en moyenne selon l'institut pasteur. Dans le monde selon l'OMS, c'est 300 000 à 650 000. Certes, on en n'est encore loin mais comme le dit Alain, il n'y a pas de vaccin pour covid19 et on ignore si le virus va disparaitre avec les "chaleurs" à venir.
Pour le volet économique, la grippe est responsable en moyenne de 2 à 12 millions de journées d'arrêt de travail en France. Aucun chiffre n'existe à ce jour pour C19 mais en partant sur 30 jours d'inactivité, il suffit de 400 000 travailleurs en chômage technique pour atteindre ce volume. 400 000 à rapporter à une population active de 30 millions de personnes. Les 12 millions de jours d'arrêt de travail sont atteints en 4 jours si 3 millions de personnes ne bossent plus...

Jl S, Le 20/03/2020 à 10:15

Nan pas réfractaire mais ça manque de clarté les ordres,non?
Le pire c’est les zones abandonnées,on a même verbalisés des SDF pour cause de non confinement.....allô quoi!
Allez je retourne au rameur

Alain Boise, Le 20/03/2020 à 10:19

Cher JI S, nous ne sommes déjà pas d'accord sur le nombre morts en France causés par la grippe saisonnière. A partir de là, toutes les hypothèses sont recevables, ou pas.

Bruno Haas, Le 20/03/2020 à 10:20

Chaque année, la grippe saisonnière touche entre 2 millions et 6 millions de personnes en France et fait 10.000 morts en moyenne. Au niveau mondial, la grippe saisonnière est responsable de 290.000 à 650.000 décès par an selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

Bruno Haas, Le 20/03/2020 à 10:23

Ça y est Tesla ferme ( le 24)enfin le Shérif à réussi à faire plier Elon au bout de son Colt,incroyable personnage

Alain Boise, Le 20/03/2020 à 13:58

… A propos d'un autre article, Bruno HAAS en vient à évoquer la mise en œuvre du fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) en cas de faillite de banques ... Et bien malin celui qui peut dire qu'il est pessimiste en l'évoquant, même si les banques centrales font le job … Alors le début du commencement de la reprise du secteur auto …
Qui, Où, Quand, Comment ... j'en passe et des meilleurs …
Dans les milieux auto risés on s'auto rise à penser ?
;0)

Ade Airix, Le 20/03/2020 à 16:03

… Je comprends que vous refermiez la page perso que vous aviez quand même un peu ouverte …

Vos inquiétudes sur l'économie de votre structure sont bien sûr légitimes et nous pouvons les partager … Bruno soulevait hier les possibles risques de mise en œuvre de la FGDR …il n’a pas parlé de la FGAP mais le « cœur y était » … C’est dire … !

J’ai pointé plus haut l’énorme contradiction à s’apercevoir que les « petites mains » sont essentielles pour la continuité de l’approvisionnement de la nation et le peu de reconnaissance dont « celles-ci » bénéficient socialement … Que dire des comportements de défiance vis-à-vis des transporteurs routiers au long cours … Sans stigmatiser personne l’ extrait d’un témoignage de l’un deux …

« J'ai livré en Bretagne on m'a proposé de me laver dans une baignoire parce que j'arrivais du Grand-Est, c'était de l'humour mais c'était de l'humour noir, je suis dégoûté", raconte Francis la gorge nouée. »
La suite est ici
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/coronavirus-et-confinement-on-nous-considere-comme-du-betail-temoigne-un-routier-7800279573

… Cette pandémie exacerbe les réflexes grégaires de la nature humaine … Pour avoir largement circulé dans la France profonde ces dernières années, je sais combien la relation à « l’autre venu d’ailleurs » est « compliquée » … La xénophobie n’est jamais bien loin … Alors quand surgit une crise sanitaire semblable à celle que nous vivons actuellement, les vieux réflexes ne demandent qu’à resurgir …

L’esprit civique n’est pas ce qui singularise le mieux notre peuple …. Et vous-même cher Alain, vous invitez les lecteurs du site à « manger leurs réserves » … Terrible aveu en somme ( ?).

Prenez soin de vous … et des « zautres » et oui merci à "Autoactu" de permettre la continuité de ces échanges durant cette funeste période, au delà de la mission d'information !
;0)

Ade Airix, Le 21/03/2020 à 12:55

Non j’incite simplement à consommer ses réserves pour favoriser le confinement,nos pechous ne repartiront pas lundi ,les cours ne payent pas le Fioul( et oui c’est Diesel la Marine)
Bravo à notre Marine et nos Armées pour l’aide aux civils dans les hôpitaux,le pic aura lieu le 28/29 d’après ma belle Fille( infirmière en Réa)....est ce fiable? Rien n’est moins sûr.....pas de cas aujourd’hui en Chine.
J’ai du mal à imaginer la fin ....et le redémarrage,combien sur le carreau?

Alain Boise, Le 21/03/2020 à 21:35

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Mot de passe oublié

Autres actualités

Edition du 20/03/2020

L’assisteur IMA passe son call-center au télétravail

A l'exception des équipes en charge des appels d'urgence générés par l'e-call, les salariés des call-centers d'Inter Mutuelles Assistance travaillent depuis mardi de chez eux. L'activité d'assistance automobile est mécaniquement en forte baisse tout comme le nombre de partenaires, loueurs et garages, ouverts.

Services

Catégorie Analyse

On ne passe plus au salon

Alors que nous sommes contraints de faire salon à domicile pour une durée indéterminée, les amateurs d’automobile pourraient bientôt ne plus avoir de lieu où visiter le leur. Et ce n’est pas que la faute du virus.

26/03/2020

Renault face au Covid 19 : la fragile hypothèse de la parenthèse

Les déclarations de E. Philippe et de B. Le Maire cette semaine indiquant que l’Etat pourrait aller jusqu’à nationaliser des entreprises françaises fragilisées ont donné lieu à de folles rumeurs concernant Renault. D. Senard s’est empressé de démentir et de rassurer mais n’a pu lever toutes les interrogations que la pandémie fait peser sur l’avenir de Renault-Nissan après la crise.

23/03/2020

Le mal Alfa

Après le Corona, c’est d’un autre virus dont j’ai décidé de vous parler, beaucoup plus sympathique celui-ci, mais qui ne m’en pose pas moins de grandes inquiétudes.

19/03/2020

Les Peugeot remontent au capital de PSA : faut-il s'en inquiéter ?

Le fait que la famille Peugeot souhaite remonter au capital de PSA avec l’assentiment apparent de la BPI est volontiers perçu comme une bonne nouvelle. L’examen des dernières années de la vie de PSA devrait rendre les observateurs moins enthousiastes.

16/03/2020