09/04/2026
À Paris et en proche banlieue, des voitures moins nombreuses et vieillissantes
Par Agence de presse AFP
(AFP) - Les habitants de Paris et sa proche banlieue possèdent de moins en moins de voitures et laissent vieillir leur véhicule plus longtemps, révèle mercredi une étude du parc automobile par l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur).
D'après cette agence d'urbanisme de la métropole du Grand Paris, le pic aura été atteint en 1999, avec 0,73 voiture par ménage. Depuis, la tendance est à la baisse, jusqu'à 0,65 en 2022.
"La démotorisation des ménages s'installe durablement", estime l'Apur. Il ne détaille pas les raisons de cette désaffection, sinon "une diminution de l'usage de la voiture", avec moins de véhicules et moins de distances parcourues par chaque véhicule.
Les Parisiens possèdent 31% de voitures de moins qu'en 1990. Pour les banlieusards, la baisse sur la même période n'est que de 5%.
Cependant, la population de cette métropole a crû sur la période. La baisse du total de véhicules est une tendance plus récente, ayant démarré en 2016.
"Depuis cette date, le parc recule d'environ 18.000 véhicules par an", soit de 0,8% en moyenne, explique l'Apur.
Cette baisse "est la plus forte à Paris et ses communes limitrophes", des villes dont les habitants peuvent davantage compter sur les transports en commun.
L'autre tendance est "l'allongement de la durée de vie des véhicules". Les voitures des ménages avaient en moyenne 11 ans et quatre mois en 2025, contre huit ans et demi en 2011.
Ces voitures ont été achetées d'occasion dans 88% des cas en 2024, un pourcentage qui ne cesse d'augmenter.
Dans le même temps, "la croissance du parc des professionnels se poursuit". Elle a été de 4,1% par an en moyenne entre 2011 et 2025.
Toutes ces voitures possédées par des entreprises de Paris et sa banlieue ne se retrouvent pas cependant sur les routes franciliennes. Elles sont en effet enregistrées au siège social, et une partie d'entre elles, difficile à quantifier, roule dans d'autres régions.

