07/10/2026
La voiture reste un "espace privilégié" pour la radio, selon Médiamétrie
Par Agence de presse AFP
(AFP) - La voiture demeure "un espace privilégié pour l'écoute de la radio", dont elle représente un tiers du volume d'écoute en 2025-2026, a souligné mardi l'institut de mesure Médiamétrie, au moment où les stations se battent pour garder leur place dans les automobiles neuves.
La radio continue de fédérer dans un univers médiatique fragmenté, avec 66% des Français qui l'écoutent chaque jour, pendant une moyenne de 2 heures 47 par auditeur.
Sur ce total, "la voiture, c'est cette saison 34% du volume d'écoute de la radio. Donc, si on coupe l'autoradio, ce serait vraiment très négatif", a déclaré la directrice radio et total audio de Médiamétrie, Emmanuelle Le Goff, en présentant les chiffres de "l'année audio 2025-2026".
"Il faut préserver la place de la radio dans la voiture quelle qu'elle soit, ça peut être la place sur le tableau de bord ou avec l'autoradio", a-t-elle commenté.
Les radios publiques, privées et associatives se sont unies en septembre pour demander aux pouvoirs publics en France et en Europe de rendre obligatoire l'installation de récepteurs dans les voitures neuves. Elles pointent le fait que certains constructeurs, notamment américains et chinois, ne proposent plus qu'un accès aux plateformes de streaming comme Spotify.
La voiture reste "un espace privilégié" dans un contexte d'écoutes très varié.
"Radio en direct, podcasts, streaming, contenus gratuits ou payants : les usages se complètent plus qu'ils ne se substituent", relève Cécile Bertrand, directrice audio de Médiamétrie.
Ainsi, sur les 43 millions de Français qui consomment de l'audio chaque jour (radio, streaming musical, podcasts natifs...), le temps d'écoute se fait presque autant en direct (47%) que par des contenus à la demande (53%). Et 77% des auditeurs cumulent les deux.
Le podcast (radio et hors radio) continue de progresser, avec près d'un Français sur deux qui en consomme (48%), contre 39% en 2023.
Médiamétrie souligne aussi que les frontières se brouillent, puisque 47% des auditeurs quotidiens de podcasts disent choisir "souvent" leur version filmée.

