Publicité
07/07/2026

Maserati : BYD ne discute pas d'un partenariat avec Stellantis, assure la dirigeante du groupe chinois

Par Agence de presse AFP

(AFP) - Le constructeur automobile chinois BYD n'est pas en discussions avec Stellantis concernant un éventuel partenariat sur la marque de luxe Maserati, en grande difficulté, a indiqué lundi la patronne du groupe chinois dans une interview aux Echos.

 Maserati est "une très belle marque. Mais est-ce que cela ne nous éloignerait pas trop de notre propre voie ?" s'est interrogée Stella Li, la dirigeante de BYD.

   Avant d'ajouter: "Nous avons de très bonnes relations avec les hauts dirigeants de Stellantis,  mais nous ne sommes pas en train de discuter de ce sujet-là".

   Devant le Parlement italien, Antonio Filosa, le directeur général de Stellantis, avait indiqué le 17 juin que des discussions autour de "partenariats" étaient en cours autour de Maserati.

   En grave difficulté, la prestigieuse marque de luxe n'est toutefois "pas en vente", avait-il affirmé, avant d'annoncer qu'une stratégie de relance serait présentée "à la fin de l'année" 2026 à Modène (nord de l'Italie).

   Interrogée sur ses ambitions en Europe, Mme Li a réaffirmé avoir pour "objectif de positionner BYD davantage comme un constructeur local. (...) Peut-être que dans dix ans, les gens auront l'impression que BYD est une marque européenne. C'est cette perception que nous visons".

   La dirigeante reconnait néanmoins que ce processus a "pris du retard" et qu'elle doit "monter en puissance" sur le marché européen.

   "En Chine ou au Brésil, cela nous prend deux ou trois mois. Mais ici, cela prend trop de temps. Cela ne me plaît pas, et je dois régler ce problème", a-t-elle déclaré, faisant état des incertitudes entourant les droits de douane.

   Concernant la construction d'une usine de batteries en Europe, Mme Li a indiqué avoir "effectivement un plan",  mais (devoir) encore "régler quelques détails pour savoir comment nous allons nous y prendre".

   "Comme il s'agit d'un investissement colossal, nous devons nous assurer que l'environnement est favorable aux affaires. Si le pays est ouvert, favorable aux investissements chinois, sans conflits, sans que la Chine soit prise pour cible, alors nous investirons sans hésiter", a affirmé la dirigeante.

   Enfin sur la question de faire entrer BYD en Formule 1, Mme Li dit "étudie(r) la question, mais aucune décision n'a été prise".

Partager cet article

Par Agence de presse AFP

L’Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse internationale indépendante qui produit et diffuse en continu dépêches, photos, vidéos et infogr... voir plus

Réactions

Aucun commentaire, soyez le premier à participer !

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Autres articles

Marchés

Taxe automobile : comment se situe la France par rapport à ses voisins européens ?

Avec un malus pouvant atteindre 80.000 euros, la France a tué une partie du marché VN et dynamisé le marché du VO ancien, annihilant en partie la réduction de CO2 du parc. Toutefois, comparée aux pays qui appliquent des taxes annuelles, la fiscalité supportée par les ménages français sur une durée de détention de 10 ans n’est pas si éloignée de ses voisins, dans la limite de 150 g de CO2.

Analyse

Face au choc chinois, les mesures radicales préconisées par Sander Tordoir et Brad Setser

Pour Sander Tordoir, chef économiste du Centre for European Reform, et Brad Setser, senior fellow au Council on Foreign Relations, l’Europe ne peut plus se contenter de mesures défensives limitées. Dans une note consacrée au "China shock 2.0", les deux économistes estiment que l’IAA va dans la bonne direction, mais reste trop prudent, trop lent et trop partiel pour répondre à la surcapacité industrielle chinoise. Ils plaident pour des mesures urgentes et un équivalent européen de la Section 301 américaine, permettant de répondre à des distorsions systémiques chinoises sans devoir instruire produit par produit.