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24/03/2026

Ursula von der Leyen en visite en Australie, un accord de libre-échange dans le viseur

Par Agence de presse AFP

(AFP) - La présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen est arrivée lundi en Australie, avec l'ambition de conclure un accord de libre-échange après des années de négociations.

C'est la première visite de Mme von der Leyen dans le pays depuis son entrée en fonction, au moment où les deux partenaires font face à l'éventualité d'une crise énergétique en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Elle est arrivée lundi à Sydney pour une rencontre avec le chef de l'État australien et la gouverneure générale, ainsi qu'une cérémonie de bienvenue traditionnelle.

La présidente de la Commission européenne se rendra ensuite dans la capitale Canberra, où elle doit rencontrer le Premier ministre Anthony Albanese et s'adresser au Parlement.

Elle fait ce voyage accompagnée du commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, alimentant les spéculations autour de la signature d'un accord de libre-échange très attendu.

L'Union européenne est le troisième partenaire commercial bilatéral de l'Australie et sa deuxième source d'investissements étrangers.

Les deux parties doivent notamment trouver un terrain d'entente sur l'amélioration de l'accès au marché européen pour l'agneau et le boeuf australiens, un point de désaccord majeur.

L'Australie a déjà déclaré être prête à supprimer une taxe sur les voitures de luxe européennes en échange d'un meilleur accès au marché agricole de l'UE.

La Chine est le premier débouché des exportations australiennes et les États-Unis constituent sa principale source d'investissements.

Mais Canberra a redoublé d'efforts pour diversifier les marchés d'exportation agricoles lorsqu'un différend avec Pékin en 2020 a bloqué ces exportations pendant plusieurs années.

Le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a affirmé la semaine dernière à Sky News Australia qu'un accord avec l'UE permettrait à l'Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d'euros) en termes d'échanges commerciaux.

"Ils pourraient devenir notre deuxième partenaire commercial si nous parvenions à aller au bout, et il ne nous reste plus qu'à franchir ces derniers obstacles", a-t-il assuré.

La guerre au Moyen-Orient, qui fait notamment flamber les prix du pétrole, sera également au coeur des discussions.

À Canberra, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a déclaré lundi que le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies si le conflit n'était pas résolu.

Plus tôt ce mois-ci, Ursula von der Leyen a déclaré que le conflit avait servi de "rappel brutal" des fragilités de l'Europe.

En Australie, largement dépendante des importations de carburant, les prix à la pompe ont doublé en moyenne et des problèmes d'approvisionnement ont causé des pénuries dans plusieurs zones.

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Par Agence de presse AFP

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Réactions

J’entends la bronca d’avance ,oui Ursula fait du bon boulot,merci Madame

Dans les années 80 il y avaitbun excellent slogan publicitaire : Nos emplettes sont nos emplois...
Il est temps de le ressortir !
De l'agneau Australien... même pas en rêve. Déjà je n'achète pas celui de NZ...
Le consommateur a le vrai pouvoir : à lui dutiliser sa CB correctement !
Et le pouvoir denma CB est bien plus grand que le bulletin de vote....

Entre préserver les intérêts des agriculteurs français et ceux des constructeurs automobiles allemands, le choix de l'UE est déjà fait.
Ursula von der Leyen aurait quand même pu attendre que l'encre de l'accord du Mercosur soit sec pour saper à nouveau l'agriculture française, mais il est vrai que l'éviction de l'Allemagne du marché automobile chinois impose des mesures rapides pour défendre leurs intérêts.

Chers tous
Je vous rappelle que si nous sommes consommateurs de moutons Zélandais c’est grâce à la clique d’Hernu et les époux Turange qui sont allées couler le Rainbow chez les Beefs pour les sortir de taule ont est engagés à obligation d’acheter du mouton pendant des siècles.
Voyez votre CB n’y fera rien,les conneries on les paye tous pendant longtemps

Pas d'accord Alain... comme disait Coluche : "quand on pense qu'il suffirait que les gens arrêtent d'acheter pour plus que ca se vende..."
Tellement vrai.
Pour le mouton NZ, c'est pareil, si on ne l'achète pas... il a beau être importé semon des accords (forcés ou pas) il restera en rayon et donc non vendu.
Et c'est pareil pour les bagnoles... ce qui.ne se vend pas disparaît. Ilest donc de la responsabilité des consommateurs de decider. Encore faut-il qu'ils la prenne pleinement et de manie éclairée.

Hélas même si nous ne voulons pas en acheter la NZ nous mettra en justice avec l’accord Rainbow Warrior de la clique à Mitterrand et le frère de Ségolène qui était en cabane à Auckland

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