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22/07/2026

General Motors voit l'année 2026 plus rose, malgré des charges dans l'électrique

Par Agence de presse AFP

General Motors voit l'année 2026 plus rose, malgré des charges dans l'électrique

(AFP) - Le constructeur automobile américain General Motors (GM) a relevé mardi plusieurs prévisions annuelles, anticipant une poursuite au moins jusqu'en 2027 de la dynamique actuelle, même s'il continue de pâtir du coup de volant donné dans les véhicules électriques.

Le géant de Détroit a annoncé un bénéfice net de 1,30 milliard de dollars (-31,10% sur un an), nettement en deçà des attentes du consensus de Factset (2,96 milliards).

Il a été amputé par une charge de 2,28 milliards de dollars liée au réalignement stratégique dans les véhicules électriques (EV) engagé en 2025.

Non seulement la transition a été moins marquée qu'anticipée, mais la suppression d'aides à l'achat de ce type de motorisation par l'administration de Donald Trump a donné un brusque coup de frein aux ventes, forçant les constructeurs à réduire la voilure au prix de charges importantes.

Lors d'une audioconférence avec des analystes, le directeur financier Paul Jacobson a chiffré à 10,9 milliards de dollars les charges dues aux EV depuis un an, dont environ 7,2 milliards en charges financières.

"A fin du deuxième trimestre, nous avons payé 4,5 milliards de ce montant", a-t-il indiqué, affirmant que le total devrait représenter le montant final du réalignement de la capacité de production à la demande, qui devrait "légèrement augmenter au second semestre".

Pour le reste, le groupe a dépassé les attentes du consensus, en particulier de bénéfice net dilué par action (BNPA) et hors éléments exceptionnels - variable privilégiée des marchés - qui ressort à 3,57 dollars (+41,3%), contre 3,19 dollars attendus.

Le chiffre d'affaires est resté relativement stable sur un an (+1,9%) à 48,03 milliards de dollars.

Vers 14H00 GMT, l'action General Motors bondissait de 3,81% à la Bourse de New York.

Mary Barra, patronne du groupe numéro un aux États-Unis en parts de marché, a qualifié ces résultats de "solides", dans une lettre aux actionnaires.

Elle s'attend à ce que "ces tendances continuent de renforcer [les] performances [du groupe] jusqu'en 2027 et au-delà", car GM dispose "de multiples moteurs d'accroissement des marges et de croissance tout en maintenant [sa] discipline en matière de capitaux".

Meilleurs résultats

Un optimisme qui s'est traduit par un relèvement de prévisions pour 2026, en particulier du BNPA à données comparables qui devrait se situer entre 12 et 14 dollars, au lieu de 11,50 à 13,50 dollars anticipés auparavant.

Le consensus de Factset attendait 12,97 dollars avant la publication de mardi.

Le groupe se montre également plus confiant concernant le flux de liquidités généré par ses activités automobiles (entre 9,5 et 11,5 milliards au lieu de 9 à 10 milliards).

Le bénéfice net annuel devrait, lui, ressortir entre 8,4 et 9,8 milliards, soit un niveau inférieur aux précédentes prévisions (9,9 à 11,4 milliards). Le consensus prévoyait 11,77 milliards avant la publication de mardi.

Paul Jacobson a souligné, sur la chaîne CNBC, qu'il y avait "beaucoup d'incertitudes macroéconomiques", mentionnant notamment le coût de la vie, l'augmentation des cours des hydrocarbures, les droits de douane ou le conflit au Moyen-Orient.

Selon Mary Barra, la demande aux États-Unis est restée "stable, y compris pour les pick-up et SUV, et les prix sont restés constants".

GM avait annoncé début juillet un recul de 4,2% de ses ventes aux États-Unis sur un an au deuxième trimestre. Il a ainsi livré 714.896 véhicules neufs entre avril et juin, contre 746.588 sur la même période de 2025.

Malgré les circonstances, le constructeur est parvenu à surpasser ses objectifs d'économies à 1,5 milliard de dollars sur un an au lieu d'un milliard prévu initialement, a précisé M. Jacobson.

Par ailleurs, Mme Barra a relevé que la branche GM Defence représentait une "intéressante opportunité de croissance", avec des perspectives d'un contrat quasiment décuplé avec l'Armée de terre américaine et une "dynamique sur d'autres produits et clients".

Elle a cité le Département d'État, le Secret Service (protection des personnalités) et le Canada, le Qatar, le Brésil, entre autres.

Par ailleurs, GM n'a toujours pas reçu le remboursement du trop-payé en droits de douane d'environ 500 millions de dollars qui a été inscrit dans ses comptes du premier trimestre.

General Motors ne devrait subir qu'un "impact minime" des nouveaux droits de douane de 50% annoncés lundi soir par le président Donald Trump sur certains produits canadiens, a encore estimé M. Jacobson.

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