11/09/2026
Transports en commun : l'Ile-de-France voudrait une centaine de navettes autonomes d'ici 2030
Par Agence de presse AFP
(AFP) - Une centaine de minibus sans chauffeur en circulation sur les routes franciliennes en 2030 : l'autorité organisatrice des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM) a présenté jeudi ses objectifs de développement du transport collectif autonome dans la région capitale.
"Notre ambition, c'est vraiment de devenir la référence des transports collectifs autonomes dans le monde", a déclaré Valérie Pécresse, présidente d'IDFM et de la région Ile-de-France lors d'une conférence de presse.
"Pour nous, l'objectif c'est de développer une filière de transport public autonome afin de transporter le plus de monde possible et de réduire la congestion du trafic", a-t-elle ajouté.
Pour l'instant, le projet en est encore au stade de la définition des critères qui permettront de choisir les minibus, les logiciels de conduite et systèmes autonomes lorsque l'appel d'offres sera lancé en 2027.
L'arrivée de la première navette autonome de transport collectif à la demande est programmée en 2028 sur le territoire de Paris-Saclay, Versailles Grand Parc ou Saint-Quentin-en-Yvelines, au sud-ouest de Paris, territoire qui concentre de nombreux établissements d'enseignement supérieur et de recherche.
A travers ce projet, dont le budget atteindra 20 millions d'euros par an pendant la phase de déploiement, IDFM voudrait structurer une véritable filière industrielle, avec des navettes de transport collectif fabriquées en série.
Objectif : une vingtaine de robonavettes en circulation fin 2029, pour une généralisation du service à horizon 2030, avec plus de 100 véhicules.
Les robotaxis autonomes pour le transport individuel, en plein essor aux Etats-Unis et en Chine, commencent à émerger en Europe. Mais ils restent sous-utilisés notamment en Californie, fait valoir Mme Pécresse, sur la base d'une analyse américaine.
Elle souhaiterait intégrer à l'avenir l'utilisation des robonavettes dans l'abonnement Navigo, pour offrir une solution complémentaire au réseau existant.
Ces minibus autonomes d'une douzaine de places permettraient par exemple d'améliorer la desserte de zones peu desservies, aux heures creuses ou en horaires décalés, a expliqué Mme Pécresse.
Pour la présidente d'IDFM, la fiabilité technologique et la sécurité seront évidemment un critère capital pour choisir un consortium.
"On aimerait évidemment, dans l'idéal, que ce soit une offre européenne, bien sûr. Ce serait notre objectif. Encore plus idéalement française. Mais le premier critère, c'est la fiabilité technologique", a averti Mme Pécresse.
Ce projet est réalisé en partenariat avec l'institut de recherche Vedecom, spécialiste des solutions de mobilité décarbonées et autonomes.

