13/05/2026
Un "code de la sortie de route" pour affronter les conséquences des accidents
Par Florence Lagarde
(AFP) - Responsabilité civile, indemnisation, droits... Une association d'aide aux victimes de la route, avec l'appui d'acteurs publics, a présenté mardi un "code de la sortie de route" pour mieux informer sur les différentes conséquences d'un accident.
"On connaît les infractions, mais souvent, on ne se rend pas compte qu'on peut se retrouver aussi en difficulté en lien avec la compagnie d'assurance", note lors d'une conférence de presse Julien Thibault, président de l'association Victimes et Citoyens qui a initié le projet.
Ce "code", qui a reçu le soutien notamment de la Sécurité routière et de la mairie de Paris, enseigne les "bons réflexes" à avoir immédiatement après l'accident, mais aussi sur le long terme.
On y rappelle qu'il faut déclarer l'accident à la Sécurité sociale et sa mutuelle dans les cinq jours, qu'on peut soi-même désigner un médecin-conseil outre l'expertise médicale demandée par l'assurance, ou encore qu'on peut faire de nouvelles demandes d'indemnisation si l'état physique se dégrade, même après plusieurs années.
L'initiative se fait le miroir du code de la route, que "tout le monde connaît de près ou de loin", relève son concepteur, Antoine Defayes.
Et d'ajouter que contrairement au précieux sésame des aspirants conducteurs, "le but" ici "n'est pas de faire un bon score" mais plutôt de faire face à son propre manque d'informations.
Amal Shalabi, 32 ans, en formation dans un centre de l'Ecole de conduite française (ECF) pour devenir enseignante dans ce secteur, se prête à l'exercice. A la question "Alcoolisé à vélo, je provoque un accident, je risque...", elle choisit les réponses "B. une condamnation pénale" et "D. de rembourser les dommages subis et causés".
Les deux choix sont bons, mais Amal n'a pas le point : il fallait aussi répondre "A. une suspension de mon permis voiture". Résultat final: 3/10.
"Je m'attendais à 7", confesse-t-elle, admettant que "clairement, il y a pas mal de choses à faire en cas d'accident dont je n'étais pas au courant".
Le président de l'ECF, Patrick Mirouse, prévoit de proposer que le "code de la sortie de route" intègre le contenu de la formation des moniteurs, que plusieurs auto-écoles appellent à réforme.
En avril, la mortalité sur les routes de France hexagonale a grimpé de 15%, avec 285 personnes tuées, tandis que le nombre de blessés graves a augmenté de 8%, pour atteindre 1.533 personnes, a indiqué mardi la Sécurité routière.
La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a pointé la "vitesse excessive", l'"alcool", les "stupéfiants" et le "téléphone au volant", des "dérives" qui "mettent directement des vies en danger".

