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08/06/2026

Voitures électriques : la France appelle l'UE à maintenir ses ambitions face aux vélléités allemandes

Par Agence de presse AFP

(AFP) - Pour éviter une "erreur stratégique", sept pays, dont la France, appellent l'Union européenne à maintenir une "trajectoire ambitieuse" en faveur des véhicules électriques, dans un document consulté vendredi par l'AFP et qui ouvre un bras de fer avec l'Allemagne et l'Italie.

   Poussée par l'Allemagne, la Commission européenne a proposé en décembre de renoncer à l'interdiction à la vente des voitures thermiques neuves en 2035, afin d'offrir davantage de flexibilités à l'industrie.
   A la place, les constructeurs devront réduire de 90% les émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 2021 et compenser les 10% d'émissions restantes.
   Mais la coalition allemande voudrait aller plus loin encore, selon la presse, pour accorder davantage de place aux véhicules hybrides.
   En réaction, le Danemark, l'Espagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède défendent dans leur texte "une trajectoire 
forte d'électrification"
des véhicules.
   "Porter atteinte à l'intégrité et à la prévisibilité" de la loi sur la réduction du CO2 dans l'automobile constituerait "une erreur stratégique", insistent-ils en amont d'une réunion des ministres de l'Environnement des Vingt-Sept fin juin.

   Les pays signataires invoquent la crise énergétique depuis la guerre au Moyen-Orient, une "démonstration claire que la réduction de la dépendance 
européenne aux combustibles fossiles est une nécessité absolue".

   Ils soulignent aussi les "incertitudes" entourant les carburants dits "renouvelables", une solution poussée par l'Italie, et qu'ils suggèrent de 
réserver en priorité au secteur aérien et maritime et non à l'automobile.

   Si l'Allemagne ou l'Italie voulaient aller plus loin que la proposition de la Commission européenne, ces sept pays sont en capacité de former une 
minorité de blocage.
   "On est suffisamment pour retarder le texte" européen, "voire le bloquer", prévient le cabinet de la ministre française de la Transition écologique 
Monique Barbut, à l'initiative de ce texte. 
   "On va un peu remettre l'église au centre du village" pour rester au moins au niveau de ce que propose la Commission européenne, ajoute-t-on au ministère.
   Avec la crise énergétique, "tout le monde se rue" sur les véhicules électriques, c'est un "changement de paradigme" qu'il faut prendre en compte, 
martèle encore l'équipe de Monique Barbut.

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