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07/05/2026

Droits de douane : BMW confiant sur la conclusion d'un accord entre les USA et l'UE

Par Agence de presse AFP

(AFP) - Le constructeur allemand de voitures haut de gamme BMW s'est montré confiant mercredi quant à un relâchement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et l'Union européenne, alors que les droits de douane ont fortement lesté ses résultats financiers du premier trimestre.

Malgré les nouvelles menaces douanières brandies la semaine dernière par Donald Trump, qui veut relever les taxes sur l'exportation de véhicules européens vers les Etats-Unis à 25%, le président du directoire de BMW Oliver Zipse s'est dit "optimiste" sur la réussite des négociations  entre l'UE et les USA lors d'une conférence téléphonique.

"La pression sur l'Union européenne s'accroît grandement", a-t-il justifié, ajoutant qu'il n'était "pas surpris" que le président américain agite de nouveau la menace de droits de douane supplémentaires.

M. Zipse a rappelé que la partie américaine avait appliqué l'accord conclu en juillet 2025 mais "pas l'Union européenne" qui n'a pour le moment pas réduit les droits de douane à 0% sur les importations de véhicules des USA vers l'Europe.

Par ailleurs, il s'est dit "convaincu" de la possibilité de trouver au cours de l'année une "forme d'accord" avec l'administration américaine, "de telle sorte qu'une compensation soit créée pour les importateurs qui sont également exportateurs".

C'est le cas de BMW qui possède aux Etats-Unis sa plus grande usine de production au monde, à Spartanburg, dans l'Etat de Caroline du Sud, d'où elle exporte des véhicules à l'international.

Concurrence chinoise

Au premier trimestre, les droits de douane américains déjà en vigueur ont entraîné une réduction de 1,25 point de pourcentage de la marge de la branche automobile du groupe, soit un coût absolu de 300 millions d'euros, a indiqué le directeur financier Walter Mertl.

La rentabilité du groupe a aussi été minée par la compétition féroce, particulièrement en Chine, qui a pesé sur les prix de vente et les volumes.

Sur le marché chinois, où les groupes automobiles européens sont confrontés à des constructeurs locaux très en avance technologiquement, BMW a enregistré au premier trimestre une baisse de 10% de ses livraisons de véhicules.

Il s'en est cependant mieux sorti que ses concurrents en crise Volkswagen (-14,8%) et Mercedes (-27%).

Le groupe de Munich, qui inclut les marques BMW, Mini et Rolls-Royce, a livré de janvier à mars près de 566.000 véhicules dans le monde, un total en repli de 3,5% sur un an.

Interrogé sur la guerre au Moyen-Orient, M. Mertl a assuré que son "impact sur les volumes de ventes" était "limité", la région représentant moins de 1,5% des volumes globaux pour l'entreprise.

Le conflit en Iran a par ailleurs une conséquence positive sur l'activité de BMW, selon M.Zipse, l'augmentation des prix du carburant allant selon lui de pair avec "une hausse de la demande de véhicules électriques" en Europe.

Celle-ci a bondi de plus de 40% au premier trimestre sur le Vieux continent, mais les ventes de voitures à batterie de BMW ont reculé de 20% à l'échelle mondiale.

De janvier à mars, le bénéfice opérationnel (EBIT) de BMW a par ailleurs pâti d'un recul de 46% du résultat de sa branche de services financiers, en raison d'une provision pour risques liées à des indemnisations de clients au Royaume-Uni. 

Les investisseurs n'en ont pas tenu rigueur et retenu le discours optimiste, le titre BMW grimpant de 6,5% vers 09H15 GMT à la Bourse de Francfort, dans un Dax montant de plus de 2%.

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