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23/02/2026

Le chancelier allemand en Chine la semaine prochaine, le commerce au centre des discussions

Par Agence de presse AFP

(AFP) - Le chancelier allemand Friedrich Merz rencontrera en Chine la semaine prochaine le président Xi Jinping, a indiqué Berlin vendredi, un voyage visant à approfondir les relations économiques entre les deux pays.

   Cette visite intervient alors que Pékin s'efforce aussi de se présenter comme un partenaire fiable pour les Européens, en particulier comparé aux Etats-Unis de Donald Trump, toujours plus imprévisible et qui a multiplié les critiques et menaces à l'adresse de ses alliés occidentaux.
   "Nous avons besoin de relations économiques avec le monde entier, et cela inclut naturellement aussi un pays comme la Chine", a déclaré M. Merz vendredi lors d'un discours prononcé à Stuttgart au congrès de son parti, la CDU.
   Le chancelier arrivera à Pékin mercredi "où il sera accueilli par le Premier ministre Li Qiang", a indiqué un porte-parole lors d'une conférence de presse régulière. 
   "En fin d'après-midi, le chancelier rencontrera ensuite le président chinois Xi Jinping pour un entretien et un dîner", a-t-il ajouté.

   Cette visite en Chine est la première depuis que Friedrich Merz a pris ses fonctions en mai 2025, et a lieu quelques jours après la fin des festivités du Nouvel an chinois, "un bon présage", selon le porte-parole.

Importante délégation économique
   Au centre des discussions figureront "les relations bilatérales ainsi que les questions économiques et de politique de sécurité", selon le porte-parole, qui a indiqué souhaiter "des relations équitables" avec la Chine en matière de politique commerciale.
   Selon le gouvernement, une importante délégation économique accompagnera le chancelier, dont le détail exact des membres n'a pas encore été communiqué.
   Au programme du jeudi 26 février, le chancelier visitera la Cité interdite, avant un rendez-vous avec le groupe automobile allemand Mercedes-Benz, en grande difficulté à cause de la concurrence chinoise. "Des véhicules autonomes seront présentés", selon Berlin.

   M. Merz se rendra également à Hangzhou, sur la côte est de la Chine, pour deux visites d'entreprises chez Unitree, un groupe de robotique, et chez l'énergéticien allemand Siemens Energy.
   L'Allemagne et la Chine ont des liens commerciaux solides, aujourd'hui fragilisés par des accusations de concurrence déloyale et de protectionnisme visant Pékin, qui était en 2025 le premier partenaire commercial de Berlin, devant les Etats-Unis.
   Mais ils veulent surmonter leurs différends, notamment dans le contexte de l'ordre mondial redessiné sous l'impulsion de Donald Trump.
   Mi-février, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a dit à M. Merz voir Berlin en "force motrice" de la coopération Chine-UE.

   Devant les membres de son parti à Suttgart, le chancelier allemand a cependant appelé à "ne pas se faire d'illusions" sur la nature du régime chinois, où selon lui "la liberté d'opinion, de religion et de la presse n'ont pas leur place" et où "l'engagement en faveur de la validité universelle des droits humains y est rejeté comme une ingérence dans les affaires intérieures".
   Sur le plan économique, la relation entre Berlin et Pékin a beaucoup changé au cours de la dernière décennie, la Chine passant du statut de meilleur client des industries exportatrices allemandes à celui de concurrent numéro un.
   Or l'économie allemande est à la peine, et la concurrence chinoise fait trembler certains des géants allemands, notamment ceux de l'automobile, très en retard s'agissant de la mobilité électrique. 

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