Analyse - 26/02/2018

Le déficit commercial automobile se creuse quand le marché et les constructeurs automobiles français vont bien

La chronique de Bernard Jullien, Maître de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.

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Comme l’an dernier (1), PSA a tenté d’indiquer que ce qui est bon pour PSA l’est pour la France en soulignant sa position exportatrice nette renforcée cette année  par l’exportation de véhicules de marque Opel désormais assemblés en France.  Le communiqué publié vendredi est ainsi libellé (2) :

"Le Groupe PSA est le premier constructeur automobile en termes de contribution à la balance commerciale de la France, avec un excédent de 5,54 milliards  d’euros, dont 200 millions d’euros générés par la fabrication de véhicules Opel sur le site de Sochaux.
Les 5 usines d’assemblage de véhicules ont produit 1,1 million de véhicules, en augmentation de 12,9% par rapport à 2016 et représentant plus d’un tiers de la production mondiale de véhicules du Groupe."

C’est l’occasion pour nous de faire le point sur le commerce extérieur automobile français qui ne permet guère de prolonger cette idée selon laquelle les très bons résultats commerciaux et financiers des constructeurs français bénéficieraient pleinement à l’économie française et à sa balance commerciale. En effet, conformément à ce qu’annonçait déjà une note de Bercy en juin 2017 (3), le commerce extérieur automobile français a continué de se dégrader en 2017, malgré la croissance des exportations de véhicules et de pièces en raison du dynamisme des importations. La synthèse 2017 que Bercy fournit début 2018 indique ainsi (4) :
"La croissance des importations d’automobiles reste soutenue en 2017 (+8,0 %, après +9,8%). Les achats d’équipements automobiles continuent de progresser fermement depuis les pays européens, le Japon et la Chine. Si le déficit sur les véhicules se réduit d’un milliard, passant de -10,1 milliards en 2016 à  -9,3 milliards en 2017 (5), le solde sur les équipements automobiles ne cesse de se détériorer depuis 2013 (+2,9 milliards) et devient déficitaire pour la première fois en 2017 (-0,4 milliard) (6)." 

Ceci signifie que la relative bonne santé des sites d’assemblage français ne permet pas – loin s’en faut – un retour progressif à l’équilibre du commerce extérieur automobile français et ce pour deux raisons :
 1/ une part majeure des achats de véhicules des français, très centrés sur les petits véhicules dont l’assemblage a été délocalisé en premier lieu – par les français comme par les autres –, est couverte par des importations et le dynamisme des exportations ne parvient pas à compenser ;
 2/ les délocalisations des assemblages génèrent progressivement une délocalisation des fabrications de composants et la compensation – partielle – du déficit sur les véhicules par l’excédent équipementier s’est émoussé progressivement et a cessé d’être constaté en 2017.

Pour prendre la mesure du premier phénomène, les Douanes nous livrent des statistiques par cylindrées en essence et Diesel. Elles font apparaître que, sur les "petits"  véhicules - de moins de 1l de cylindrée en essence et de moins de 1,5l de cylindrée en Diesel -, le déficit français a doublé en deux ans et est passé de 1,3 milliard (117 000 véhicules) à 2,7 (355 000). On dispose également des échanges avec les différents pays et, sur les véhicules, ceux ci font apparaître, entre 2015 et 2017, une assez nette amélioration des échanges avec l’Allemagne (+ 790 M), l’Italie (+ 370 M) et l’Espagne (+ 610 M) : malgré la dégradation de 260 M de la position avec le Royaume Uni, l’assemblage français est parvenu en deux ans à gagner 1,5 milliard d’euros avec le G5. A l’inverse, les soldes bilatéraux qu’impliquent – pour l’essentiel - les assemblages de Renault-Dacia et PSA au Maroc, en Turquie, Roumanie, Slovénie, Slovaquie et République Tchèque génèrent sur les deux années écoulées des dégradations de respectivement 210, 760, 140, 210, 510 et 240 millions d’euros. Ce sont au total plus de 2 milliards de déficits qui se sont rajoutés en deux ans. Si l’on se fie à cette évaluation grossière en imputant les déficits et leur alourdissement à chacun des deux constructeurs, Renault pèse pour 1,3 milliard et PSA pour 0,75.

Le second phénomène était déjà perceptible depuis plusieurs années mais ne se traduit par un déficit qu’en 2017. Il traduit, du côté des équipementiers, un phénomène très homologue à celui que l’on constate au niveau des assemblages : la croissance des exportations (+ 2,2% en 2016 et +3,2% en 2017) (7) est moindre que la croissance des importations (+8,3% et +9,3%). De manière inquiétante, ceci se traduit par une dégradation du commerce extérieur avec les autres pays du G5 aussi bien qu’avec les 13 nouveaux états membre de l’UE ou la Turquie et le Maroc, le Japon ou la Chine. Ainsi, en deux années, la position extérieure de l’industrie équipementière française (hors électrique et électronique) s’est dégradée de 1,38 milliard d’euros et a engendré une position déficitaire.

Cela a correspondu à un excédent avec les 4 autres membre du G5 qui a baissé de 170 millions et qui, avec l ‘ensemble des anciens Etats membres, s’est réduit de 210 millions. Il s’y est ajouté une dégradation de la position extérieure de la France avec les 13 nouveaux membres de l’UE, la Turquie et le Maroc qui a pesé pour 280 millions. Les importations du Japon et de Chine ont connu également des croissances très significatives et généré un déficit croissant (avec le Japon) ou une inversion du sens de la balance commerciale (avec la Chine) : entre 2015 et 2017, 670 millions d’euros de déficit supplémentaire ont ainsi été générés.

Ceci semble indiquer que les baisses des volumes produits en France par rapport à ceux que continuent de fabriquer les allemands ou les espagnols ou ceux qui sont désormais assemblés dans les nouveaux états membres, au Maroc ou en Turquie finissent par impulser des relocalisations des fabrications équipementières très défavorables aux sites français. Il est probable que dans les assemblages assurés encore en France, sur des organes de plus en plus demandés comme les boîtes automatiques voire les moteurs essence,  les équipementiers japonais s’imposent et que les délocalisations des constructeurs et équipementiers favorisent – pour des pièces faciles à transporter – l’amélioration des positions chinoises ou indiennes.

Ainsi, même si l’on ne peut que se réjouir, cette année comme l’an dernier, de la relative bonne santé de la production automobile française - et de celle de PSA en particulier -, les dommages causés par les délocalisations initiées avant la crise et confirmées avec elle - sur le segment B en particulier – semblent structurels voire irréversibles. Outre que les capacités des producteurs français à satisfaire le demande qui leur est adressée en France est largement entamée et conduit à ce que leur réussite commerciale fasse progresser notoirement les importations, c’est désormais la base équipementière qui s’est déportée vers les nouveaux Etats membres et/ou vers les anciens Etats membres comme l’Allemagne ou l’Espagne dont la dynamique et les volumes produits surclassent le site France.
Bernard Jullien

(1) http://www.autoactu.com/l-hirondelle-psa-ne-fait-pas-le-printemps-du-commerce-exterieur-automobile-francais.shtml
(2) http://media.groupe-psa.com/fr/groupe-psa-1er-constructeur-automobile-contributeur-%C3%A0-la-balance-commerciale-de-la-france-en-2017
(3) https://lekiosque.finances.gouv.fr/fichiers/etudes/tableaux/ee_76.pdf
(4) https://lekiosque.finances.gouv.fr/fichiers/etudes/thematiques/A2017.pdf
(5) https://lekiosque.finances.gouv.fr/portail_default.asp
(6) https://lekiosque.finances.gouv.fr/portail_default.asp
(7) Ces chiffres concernent les "Autres parties et accessoires pour véhicules automobiles" et n’incluent pas la partie "électrique et électronique" (https://lekiosque.finances.gouv.fr/portail_default.asp).

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Éxiste t'il un classement des exportateurs Français,qui est le plus gros contributeur,l'aviation,le luxe,l'agriculture,la bagnole,l'électricité ?

alain boise, Le 26/02/2018 à 06:46

Un simple coup d'œil sur Google et vous avez tout.
;0)

Lucos, Le 26/02/2018 à 08:44

Excellent article qui met en évidence la moisson des résultats actuels qui fait suite aux décisions malheureuses d'il y a moins de dix ans : développer les ventes de DACIA, délocaliser les petits véhicules, centrer le mix-produit sur les segments A et B, créer le malus qui a totalement déséquilibré le marché national.

L'assemblage final d'un véhicule ne représente que 15 à 20 % de sa valeur ( et le temps effectif de montage n'excède pas 4 ou 5 heures ). De ce fait, ce sont les composants qui représentent la plus grande valeur. Or ceux-ci sont souvent achetés....là où se trouvent les producteurs. Ces mêmes producteurs se sont depuis longtemps déplacés a) vers les usines d'assemblage à bas coût b) en Chine.
Ceci explique la situation actuelle bien expliquée dans cet article: les succès actuels de PSA font progresser notoirement les importations de composants. Messieurs les industriels ( et gouvernants ) il fallait réfléchir avant.

La solution aurait été, comme ce qui a été fait en Allemagne, de renforcer les producteurs de composants à proximité des sites RENAULT et PSA ( au lieu de les étouffer par les prix ) et de favoriser la qualité/performances en ne ciblant pas exclusivement les segments A et B mais en laissant ouvert le marché aux consommateurs des segments C et D ( et éventuellement E qui n'existe plus en France ).

Parallèlement, il faut reconnaître que, sur le plan qualité, adéquations aux attentes clients, niveau d'élaboration technique, les produits français face aux allemands des années 1990-2000 étaient assez comparables aux produits des anglais face aux japonais des années 1960-70 !

L'évolution soulignée dans l'article de B. Julien va s'accélérer en France et représente maintenant un large appel d'air pour les constructeurs asiatiques...qui vont nous envoyer de plus en plus de composants puis, puisqu'lls disposeront de ces composants, nous enverront des véhicules complets d'ici peu de temps.

CR-Expert, Le 26/02/2018 à 09:28

Le déficit commercial automobile se creuse …et les constructeurs tricolores vont mieux …

Beaucoup de facteurs interviennent pour parvenir à ce piètre résultat … Politiques anti-bagnole franco française qui ont permis de perdre pas mal de batailles depuis la première crise pétrolière (à Aulnay on passe au pilon les SM invendues dans les seventies), « l’envie » en tant que mal français peu propice à la renaissance d’un compartiment premium ou luxe dans le secteur auto, les 35 heures, crise financière de 2008, les mesures fiscales inopportunes (merci Alain) jetant les boîtes dans les bras de fonds d’investissements prédateurs, rôle des constructeurs vis-à-vis de leurs sous traitants, …sans oublier les cors aux pieds !) …

Les carottes sont-elles définitivement cuites … ?
Si j’en crois le chroniqueur ou certains internautes, il semblerait que oui …
Certes, seules sont perdues les batailles qu’on ne livre pas …
Mais limiter la casse sociale de la politique anti Diesel dans les PME c'est déjà un gros dossier ...
Au delà, plutôt les travaux d'Hercule que la mission d'un Jupiter ?
Cela dit, au lieu de se trouver des excuses (un autre mal français)
, il faut trouver des solutions ...!

ADEAIRIX , Le 26/02/2018 à 10:24

Je crains que Bernard Jullien fasse la bonne conclusion : le mal est fait, situation irréversible...
En effet, les efforts qu'il faudrait fournir pour inverser tout ce que dénonce M. Jullien et ADRX dans le 1er § de son post ne sont pas à la portée des constructeurs et de l'industrie française en général. Toutes ces délocalisations ont été une véritable catastrophe, on en paie les conséquence, et on n'a pas fini de payer.
Le président Macron réfléchit à fiscaliser et encadrer les entreprises "qui ne doivent pas viser que les profits". Ca promet ! Les entreprises concurrentes du monde entier n'attendent que ça.
Non seulement il faudrait donc fournir des efforts énormes pour revenir dans la course, mais les pays en développement industriel ne s'encombrent pas de normes, de directives, de "lois européennes" doublées par des "lois nationales d'application" ce qui leur permet de nous semer allègrement dans cette course sans fin.
Le déficit commercial ne peut qu'empirer.
Comme l'actualité le montre, il suffit de regarder le parcours administratif imposé aux paysans français vs les paysans de la CE ; la France rajoute des normes aux directives européennes et fait crever son agriculture ! C'est dingue ! Sully, au secours !

Bruno HAAS, Le 26/02/2018 à 10:38

Tant que le mouvement de la libre circulation des hommes et des capitaux ira dans le sens de moins en moins de régulation, nos capitaines d'industrie auront le devoir de contribuer activement à la dégradation de notre balance commerciale. Pas de régulation = concurrence asymétrique. Comment cela va-t-il finir ? Bonne question dont je crains que la réponse sera une dégradation de nos conditions de vie au profit d'une faible augmentation des revenus de la population des pays "pauvres" (j'ai bien dit revenus et non qualité de vie) et surtout d'une très grosse augmentation des profits des entreprises trans nationales. Vu que ce mouvement s'accélère nous avons la chance de nous en rendre compte en temps réel....

Cesar THEODORE, Le 26/02/2018 à 11:08

Les difficultés de l'industrie française:
Années 60 : Industrie textile
Années 70 : Industrie Mécanique, machines outils, électroménager.
Années 80 : Industrie automobile et poids lourds ( déjà ), mais activité équilibrée France/Allemagne: Fr/De : 1/1
Années 90 : Industrie électronique, l'automobile française commence à développer le low-cost, difficultés en Allemagne après la réunification.
Années 2000 : Industrie automobile: Fr/De 1/3, Industrie nucléaire bradée. Décisions contres le développement industriels : malus, délocalisations, réglementations pseudo écolo.
Années 2010 : Industrie automobile: Fr/De 1/4, crise agriculture. Energie peu chère et diversifiée qui détruit ce qui reste de l'industrie de l'énergie en France...

Trouver des solutions est pourtant simple : il suffit dévaluer et calculer les conséquences des décisions prises à chaque niveau:
- Macro: Gouvernants
- Micro: Industriels
- Micro-Micro: Individus.

Le problème est que la plupart des décisions sont politiques, les responsabilités sont donc introuvables.....c'est pourtant bien ce qu'on recherchait en mai 68 dans une France attardée et prompte à trouver les faux coupables.

Rien de tout cela dans les autres pays: l'économie Hippie en Californie a duré trois ans et s'est écroulée d'elle-même...Elle n'a pas duré quarante ans.

Ce que n'ont pas compris les français : la compétitivité économique est une guerre, la gagner nécessite parfois des efforts, la perdre est souvent plus violent qu'on ne l'imagine.

CR-Expert, Le 26/02/2018 à 11:28

... Euh Monsieur THEODORE
Oui sans contester le bien fondé de votre remarque sur le cadre règlementaire concernant la "mieux disance sociale" (ou plutôt son absence) pour le plus grand bénéfice des entreprises "trans nationales" ... Parler d'une "chance de nous en rendre compte en temps réel" c'est exactement le genre de 'privilège" dont "on" se serait facilement passé... en fait (?)

ADEAIRIX, Le 26/02/2018 à 11:37

A quoi cela sers de pleurer sur les erreurs du passé...revenons sur la réalité d'aujourd'hui !
Ou les industriels de chez nous se mettent dans leur tête que le futur va se faire inéluctablement avec deux ou trois constantes nouvelles, ou ils sont perdus et leur avenir est mal barré !
1-Le réchauffement climatique est une réalité et ses contraintes vont peser énormément. C'est un total changement de paradigme.
2-Politiquement les administrations et les législateurs (par clientélisme politique ou autre) vont continuer leur pression pro-environnement (si vous voulez les "bashing" de toute sorte contre nos industriels) !
3-En automobile la concurrence auto hors de chez nous, à une longueur d'avance sur les produits qu'ils mettent déjà en production pour la demande de demain!
La litanie que "l'auto bashing" est une spécialité uniquement française, est fausse! Nous sommes en train de voir que l’automobiliste allemand donne une énorme claque a leur propres industriels auto.
Leurs industriels ne viennent pas à la télé pleurnicher...ils s'activent pour mettre en production les produits qui seront demandés demain !!
Ils vont s’engouffrer chez nous comme le fait déjà le Japon et la Corée.
Nous serons en retard comme d'habitude et sans produits à vendre!
Regardez le marché en Norvège...c'est l'exemple type du marché de demain !
Nous en sommes pas là...vous dites...si vous êtes un industriel auto avec ce constat vous êtes déjà un mort-vivant !!
Dire que fermer les usines que nous avons délocalisées...est difficile...c'est faux...dans l'avenir elles ne devraient servir que comme usines TAMPON et pas plus !!
N'importe quel pays émergeant peu concevoir et fabriquer des petits diesel et petites essence merdiques ce que nous faisons encore aujourd'hui chez nous!
Même la Chine veut arrêter, c'est dire !!
Par contre fabriquer des hybrides et des rechargeables plus des PHEV ces pays ne savent pas faire....alors nous attendons quoi ???
L'alliance Renault-Nissan-Mitsu n'a pas besoin d'en tenir compte...ils ont déjà tout en magasin...par contre PSA sors du ^rêve" à l'ancienne très bien présenté avec sa nouvelle 508 et s'ils sortent un coupé 508 pas cher...je veux bien rêver à la française....mais en hybride, car l'hybride c'est l'assurance d'aller vers la fiabilité et la basse consommation...puisque les tableaux de bord bien ajustés commencent a se voir déjà chez eux !!
Cet fois-ci mon verre est a la moitié plein, mais si le Professeur B.Julien persiste à avoir raison dans le futur, c'est mal barré !

Jo Duchene, Le 26/02/2018 à 11:49

Duchene … C’est épatant que vous puissiez écrire : « La litanie que "l'auto bashing" est une spécialité UNIQUEMENT française ».
Sauf que dans votre phrase vous avez glissé discrètement ce « UNIQUEMENT » qui en fait une exagération et c’est bien connu que ce qui est exagéré … N’existe pas !
En revanche côté litanie et exagération votre phrase : » concevoir et fabriquer des petits diesel et petites essence merdiques ce que nous faisons encore » en est une sacrée (d’exagération) ….
Au passage çà c’est vraiment du «french basing » et de votre cru UNIQUEMENT …Rendons à Duchene ce qui lui appartient ...
Entre autosatisfaction replète et dénigrement outrancier, il doit y avoir quand même une possible alternative ? Pour vous apparemment non ...

"N'importe quel pays émergent peu en concevoir ou en fabriquer" en est assurément une autre ...Il est vrai que côté litanie, propos en boucle ou exagération vous êtes un vrai spécialiste …

Ainsi, si vous êtes en capacité de citer, seulement, un modèle indien ou chinois dont l’ensemble des prestations sont équivalentes, à cet instant, à nos Clio, Mégane ou 208, 308 (essence ou Diesel peu importe) faites le ou …. Taisez-vous à jamais, comme dirait l’autre !

ADEAIRIX , Le 26/02/2018 à 17:35

Oh, là là (expression uniquement française) il suffit de consulter le célèbre numéro hors-série annuel d'un célèbre éditeur de la presse auto sur les voitures du monde entier...et les modèles des pays émergents sont tous là et en couleur avec caractéristiques... Ne vous taisez pas Adeairix...continuez à avoir la mémoire courte, et cela nous amusera comme toujours !
Côté tenue de route d'une Peugeot, il faudra repasser...mais les moulins essence et diesel (très polluants) sont bien là et bien là !
Le temps ou les ingénieurs des pays émergents venaient faire leurs classes en France est dépassé...ils savent faire et ont même des universités !
Adeairix ne dérapez pas...le savoir faire mécanique n'est pas uniquement occidental...ne les vexez pas.
Un petit exemple, à savoir, quand PSA a cesser de livrer des pièces à l'Iran pour leurs Peugeot...ils les ont fabriquée et copiées sans aucune difficulté et ont cessé par contre aussi de payer des royalties à PSA!
Par exemple, un pays émergent européen qui ne fabrique pas de voitures et ou je vais souvent en vacances du coté du Tage...vient de fabriquer de toutes pièces un satellite sans l'aide de personne et uniquement avec ses ingénieurs !

Jo Duchene, Le 26/02/2018 à 20:59

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