Publicité
Publicité
17/09/2026

Report sine die d'un projet d'usine de batteries électriques près d'Amiens

Par Agence de presse AFP

(AFP) - Le projet de la startup française Tiamat de construire sa première usine de batteries sodium-ion près d'Amiens est "ajourné" en raison d'un financement trop complexe à boucler actuellement, a déclaré mercredi à l'AFP le PDG de l'entreprise.

Tiamat ambitionnait encore récemment de lancer sa première ligne de production en propre d'ici à fin 2028 dans la Somme. Cette première phase, représentant un investissement d'environ 200 millions d'euros, devait générer quelque 400 emplois directs, selon son PDG Hervé Beuffe.

"Le financement aujourd'hui d'un projet de ce type-là est relativement complexe", il était "très difficile à clôturer pour une jeune entreprise comme la nôtre", a justifié M. Beuffe.

Fondée en 2017 à Amiens, Tiamat se spécialise dans des batteries sodium-ion, dont les caractéristiques - faible autonomie mais recharge très rapide - les destinent à d'autres marchés que l'automobile: petit électroménager, outillage ou énergie d'appoint pour des centres de données.

Tiamat "a un avenir prometteur", assure M. Beuffe, soulignant notamment son partenariat depuis l'an dernier avec l'américain Endeavour pour absorber les pics de consommation de centres de données.

"On fabrique nos volumes en Asie" avec des sous-traitants, a-t-il rappelé.

"Ce n'est pas de gaieté de coeur" et "ce n'est pas non plus l'option la plus sécurisante au long terme", mais aujourd'hui c'est "la seule solution" pour Tiamat, a-t-il plaidé.

Pour le financement de son projet d'usine dans la Somme, "la moitié du chemin" était faite avec les aides publiques, a souligné mercredi auprès de l'AFP Frédéric Fauvet, le maire (PS) d'Amiens.

Le report du projet "n'est pas une bonne nouvelle" pour le territoire, a convenu l'élu, soulignant que les difficultés de l'industrialisation des batteries pour véhicules électriques en Europe participent à la "frilosité" des investisseurs privés pour l'ensemble du secteur actuellement.

D'autres projets industriels sont sur la table dans l'agglomération amiénoise, notamment deux grands centres de données, l'un porté par le japonais SoftBank Group et l'autre par un acteur "souverain", prévu sur l'ancien site d'Ynsect, fabricant de protéines d'insectes aujourd'hui liquidé, a fait valoir M. Fauvet.

Partager cet article

Par Agence de presse AFP

L’Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse internationale indépendante qui produit et diffuse en continu dépêches, photos, vidéos et infogr... voir plus

Réactions

Aucun commentaire, soyez le premier à participer !

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Autres articles

Constructeurs

Au Brésil, Renault lancera en 2027 un véhicule électrifié sur technologie Geely

Depuis un peu moins d'un an (novembre 2025) Renault et Geely sont associés dans la filiale brésilienne du constructeur français. Ils ont annoncé cette semaine 319 millions d’euros d'investissement dans l'outil industriel. L'usine de  de Curitiba lance la production de la Geely EX5 hybride rechargeable et en décembre la citadine électrique Geely EX2. En 2027, un nouveau modèle Renault électrifié reposant sur la plateforme GEA de son partenaire chinois y sera produite.

Chronique

French American Dream

Aujourd’hui, je vous parle d’un Frenchie qui a roulé sa bosse des affaires de l’autre côté de l’Atlantique. Et ses voitures aussi…

Constructeurs

L’Allemagne amorce le déploiement des camions à hydrogène avec Toyota, Daimler Truck et Volvo

Toyota, Daimler Truck, Volvo, Bosch et plusieurs énergéticiens veulent faire de l’Allemagne le point de départ d’un marché européen du camion à hydrogène. Soutenu par les pouvoirs publics allemands, leur projet associe véhicules, production d’hydrogène et stations de grande capacité. Une approche dont HysetCo regrette l’absence en France, où les aides à la mobilité se concentrent sur la batterie.