Publicité
Publicité
Marchés - 13/03/2023

UE : réunion lundi de pays rétifs à la fin des voitures à moteur thermique

Par AFP

(AFP) - Les ministres de plusieurs pays européens rétifs à la fin de la vente des véhicules à moteur thermique en 2035 et inquiets du projet de norme automobile antipollution Euro 7, en cours de négociations et très contestée par l'industrie, se réuniront lundi à Strasbourg, a indiqué l'Allemagne dimanche.

"La République tchèque a convié une réunion ministérielle spécialisée sur (la future norme) Euro 7 et les valeurs limites d'émission (du secteur
automobile) lundi à Strasbourg, avec la Commission européenne",
a indiqué un porte-parole du ministère allemand des Transports.   

Le ministre allemand Volker Wissing (FDP, libéraux) "répondra volontiers à cette invitation", organisée dans la ville de l'est de la France peu avant le coup d'envoi d'une session plénière du Parlement européen, a-t-il ajouté.
La Pologne participera également à la discussion, ont indiqué à l'AFP des sources diplomatiques. Selon le site Politico, un représentant de l'Italie est également attendu.    

Cette réunion intervient alors que l'Allemagne a bloqué mardi un vote des 27 Etats membres, censé être une formalité, pour entériner l'interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique en 2035.
Ce vote a été repoussé sine die, l'Allemagne refusant de donner son feu vert. Comme l'Italie et la Pologne s'opposaient de longue date au texte, et que la Bulgarie souhaitait s'abstenir, la majorité qualifiée nécessaire (au moins 55% des États représentant 65% de la population de l'UE) n'était plus réunie.
Le texte, qui imposerait de fait les motorisations 100% électriques, avait pourtant déjà fait l'objet d'un accord en octobre entre Etats membres et Parlement européen, avant d'être formellement approuvé mi-février par les eurodéputés.   

Pour justifier sa volte-face, rarissime à ce stade de la procédure, Berlin a réclamé de la Commission européenne qu'elle présente une proposition ouvrant la voie aux véhicules fonctionnant aux carburants de synthèse, y compris après 2035.
Cette technologie, encore en développement, est défendue notamment par des constructeurs haut de gamme allemands,  en vue de prolonger l'utilisation de moteurs thermiques.   

Autre sujet d'inquiétude pour ces pays: la norme antipollution Euro 7, proposée en novembre par la Commission européenne et qui s'imposerait à l'industrie automobile à partir de 2025.
Bruxelles propose notamment de rendre les tests d'émissions des véhicules plus conformes aux conditions réelles de conduite et de fixer des limites à l'émission de particules provoquée par l'usure des freins et des pneus, afin de réduire de 35% les émissions d'oxydes d'azote (NOx) des voitures particulières et  utilitaires légers par rapport à la norme précédente Euro 6.   

Cette proposition est farouchement rejetée par les constructeurs, qui veulent une norme a minima pour ces motorisations thermiques censées disparaître en 2035.
Selon eux, la norme Euro 7 proposée entraînerait un fort renchérissement des prix des véhicules, au risque de plomber encore davantage un marché européen déjà mal en point.

Réactions

La debandade,déjà en 40 la Ruhr nous promettait un carburant synthétique….bientôt un siècle.
Et l’Allemagne qui continue de faire du courant avec du charbon,….pire de la Lignite ( tourbe comme en Irlande),lorsque l’on regarde les bilans de la bande des 5( Germanie,z’Hollande,Pologne ,Danemark,et chèques) des champions avec des chiffres d’équivalents carbone par KWh à faire tousser Fernand Raynaud.
Attention Greta vous surveille !
Slava Ukraini

Voilà ce qui arrive quand on s'enfonce dans le déni de la réalité. Mais comme qui dirait mieux vaut tard que jamais. Serait-ce le réveil de l'Europe ?

Oui
Alignement ou cuirassé Potemkine (oups, désolé, une référence "pas de saison").

La bronca sur la coûteuse norme Euro 7 est largement fondée au regard d'un coup d'arrêt programmé des ventes de thermiques pour 2035 ... çà veut pas dire qu'il ne faut rien faire, sauf si c'est pour arrêter comme prévu !
Quant au carburant synthétique (dès lors que ses conditions de production sont vertes du site de production à la station) "on" aurait tort de "jeter le bébé avec l'eau du bain" ... De plus en plus de voies s'élèvent devant l'absurdité du "tout électrique" pour de multiples raisons.

Espérons que le bon sens l'emportera sur le dogmatisme bruxellois ... même si çà doit se passer au "siège" du parlement européen à Strasbourg . ..
;0)

Un Néo retraité d’un constructeur Japonais ici même parlait d’un coût de …..200€ pour la E7,ici même il faisait référence à l’adaptation de l´homme avec la fin des allumeurs de réverbères et porteurs d’eau.
Les usines de fabrication de batteries poussent partout,les mégapoles se ferment aux fumantes et l’on veut refaire du piston

... Il n'y a pas si longtemps ... Cher Alain, l'on vous a connu plus opiniâtre pour défendre le piston et les activités en découlant ... Quelque chose a changer dans votre positionnement, manifestement.
C'est dommage au moment où il semble y avoir une sorte de prise de conscience ...

Le problème n'est d'ailleurs pas "d'opposer" pistons et moteur de machine à laver, mais de prendre le meilleur des deux "formules" dans l'intérêt collectif ... Certains constructeurs européens qui ne semblaient pas excessivement disposés à vouloir maintenir plusieurs fers au feu, semblent désormais plus "open sur le sujet", comme nous l"avons vu ces derniers jours ...
A suivre
;0)

Alain, vous devez confondre avec qqun d'autre car je suis bien incapable de chiffre le cout de l'Euro 7 sur un thermique.
A part ça les constructeurs sont aux anges avec leurs plans de développement de VE qui vont tous tomber à l'eau car l'Allemagne en premier ne lâchera pas les carburants synthétiques.
Et s'ils sont autorisés, ce serait donc le retour à des thermiques pas chers et avec le coût de développement de ces carburants supportés par les pétroliers condamnés à survivre s'il ne vendent pas eux aussi de l'électricité dans leur reconversion prévue..
Bref tout va mal, cligno à gauche ou à droite ?
Tout droit c'est dans le mur..
;0)

C’est quoi cette histoire de carburant synthétique,il y a un problème de réchauffement alors que l’on brûle du Brut ou du synthétique elle est où la différence?

Je laisse à Luc le soin de répondre pour le carburant synthétique ...

Une précision cependant ... Alain semble avoir fait l'amalgame entre le néo retraité d'un constructeur japonais et (...) des déclarations sur ce sujet du Commissaire Européen en charge de l'industrie qui a effectivement parlé, selon ses experts assermentés, d'un surcoût de 100 à 150 € (autoactu du 14/11/2022 article signé par Florence Lagarde)

M'a-t-il semblé, les constructeurs auto de leur côté avaient un vision plus alarmiste du surcoût par véhicule (pas loin de 1000 € ?)
La vérité est probablement entre les deux enveloppes budgétaires ... environ 500 €, a fortiori, pour le segment "B" du marché (sans parler du "A" tenu désormais par les Japonais ou les Coréens),
c'est déjà assez significatif alors que l'on ne cesse de parler du renchérissement du prix des véhicules ...

;0)

Peut être ma mémoire est faillible,mais il y avait un gros écart avec deux hypothèses à 150€ et 1500.
De tt les façons le piston existera encore longtemps pour les pompiers police ambulance armée etc etc.
L’urgence paraît climatique

1000 c'est pas 1500 € cher Aain ... Une itération de votre part ?
Une fois de plus vous faites l'erreur d'opposer VE et "pistons" à carburant synthétique, les deux ont probablement leur intérêt pour l'urgence climatique ... Les contextes d'utilisation sont différents .
Notre dispositif de production d'électricité, en tous cas à ce jour, ne peut faire fasse à une utilisation équivalent du parc des thermiques ... Sans parler de l'exploitation massique des terres dites rares qui posent d'autres problèmes sans issue ... Tant qu'il s'agissait de produire pour quelques bobos pourvus çà allait !
;0)

Notre avenir d’indépendance de production électrique est en train de se jouer à L A .N pour les 50 prochaines années il va falloir faire des choix et ……s’y tenir!!
L’indépendance énergétique est un devoir ,on le voit en ce moment

Lu dans Challenges sous la plume d'Alain Gabriel Verdevoye

... La France une des nations à l'origine de l'automobile serait en délicatesse sur le thème de la "rétivité et pourtant .... C'est que sous la Présidence Française (vous voyez qui ?) que fût obtenu le "consensus" alors sur l'interdiction des ventes de "thermiques" pour 2035 ... Pour les hybrides rechargeables ce fût assez différent ...
Même si Renault effectue également des développements sur du carburant "non fossile" (n'est ce pas Alain) Luca de Meo est dans l'embarras au regard de l'actionnariat étatique (15% comme on le sait ... ) pour se positionner ... Pauvre Garcon (çà c'est pas dans Challenges)

Quant à Stellantis qui a quitté l'ACEA sous l'impulsion de Carlos TAVARES ... celui ci déclare sobrement : "une totale électrification en 2035 est débile mais en tant que constructeur je me dois de faire les meilleurs véhicules électriques possibles "
La France tente bien de défendre (à raison) une sorte d'IRA européenne ... mais les Allemands sont contre car la Chine est le premier marché de Volkswagen, désormais.
Ambiance ... dans le couple Franco Machin .... ? ... Parfum capiteux !
;0)

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Autres articles

Analyse

Sino-dépendance versus sino-indépendance : la nouvelle ligne de fracture dans l’automobile

La Chine n’est plus un eldorado pour les constructeurs et l’axe qui unit Moscou à Pékin rend la sino-dépendance de certains d’entre eux et, particulièrement, des constructeurs allemands de moins en moins soutenable. Dans ce contexte, les premiers de la classe dans la fin des années 2010 risquent d’avoir du mal à tenir leur rang face aux derniers qui sont prémunis contre le risque chinois par le fait qu’ils n’y ont jamais réussi. Il s’agit là d’une nouvelle ligne de fracture dont l’importance s’affirme de mois en mois. Elle divise les Allemands entre eux et devrait logiquement conduire à ce que l’UE soit plus ferme dans sa quête d’une sino-indépendance. Ceci n’implique pas forcément de remettre en question l’électrification mais appelle d’assez nettes inflexions dans la gestion du dossier.