22/05/2026
Stellantis vise un chiffre d'affaires de 190 milliards d'euros d'ici 2030 (+23%)
Par Agence de presse AFP
(AFP) - Le constructeur automobile italo-franco-américain Stellantis table sur un chiffre d'affaires de 190 milliards d'euros d'ici 2030, contre 154 milliards en 2025, a-t-il annoncé jeudi dans le cadre d'une journée de présentations à des investisseurs.
Dans la matinée, depuis le siège nord-américain du groupe à Auburn Hills (Michigan), les dirigeants ont dévoilé un plan d'investissement de 60
milliards d'euros sur les cinq prochaines années, reposant principalement sur quatre marques (Jeep, Ram, Peugeot, Fiat) et sur l'essor en Amérique du Nord.
Le constructeur prévoit en particulier de commercialiser, d'ici là, plus de 60 nouveaux modèles et d'en "rafraichir" en profondeur une cinquantaine
d'autres.
Ces mesures devraient lui permettre de gonfler son chiffre d'affaires d'environ 23% sur cinq ans, pour atteindre 190 milliards d'euros d'ici 2030,
selon un communiqué diffusé dans l'après-midi.
Stellantis compte également dégager une marge opérationnelle de 7% d'ici 2030, "avec des améliorations importantes à court terme". Elle a été négative de 0,5% en 2025 à cause d'une lourde perte annuelle.
L'entreprise anticipe aussi un "flux positif" de trésorerie généré par ses activités en 2027, pour grimper à 6 milliards d'euros en 2030. Le flux avait
été négatif à hauteur de 4,5 milliards d'euros en 2025.
Et, en l'espace de ces cinq ans, elle entend réaliser une réduction des coûts en rythme annuel de 6 milliards d'euros d'ici 2028, par rapport à 2025.
Et cela devrait continuer d'augmenter jusqu'en 2030, a relevé le groupe dans son communiqué.
Ces "objectifs financiers clairs" visent à "stimuler une croissance rentable de long terme, à accélérer la création structurelle de valeur, à maintenir une flexibilité financière et à générer une création de valeur durable pour les actionnaires", a-t-il expliqué.
Il a réalisé une perte nette de 22,3 milliards d'euros en 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français. Elle découlait
d'une charge exceptionnelle de 25,4 milliards liée aux véhicules électriques, dont les ventes ont été très inférieures à ses attentes.

