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02/11/2026

Audi abaisse de nouveau ses prévisions pour 2026 face à la crise chinoise

Par Agence de presse AFP

(AFP) - Le constructeur automobile Audi, filiale du géant allemand Volkswagen en crise, a abaissé vendredi ses prévisions pour la deuxième fois de l'année après de mauvais résultats face à la pression concurrentielle venant de Chine.

   "En raison de la détérioration significative des conditions de marché au troisième trimestre", l'entreprise table désormais sur une marge opérationnelle comprise entre 3 et 5%, contre une fourchette comprise entre 5 et 7% auparavant, selon un communiqué.
   Au début de l'année, elle visait une rentabilité comprise entre 6 et 8%.
   Audi est l'une des dix marques appartenant au plus grand groupe automobile européen, Volkswagen, engagé dans un vaste programme de restructuration qui prévoit la suppression de 120.000 emplois d'ici 2030.
   Comme les autres groupes automobiles allemands, il voit ses marges comprimées de mois en mois face à la forte pression exercée sur les prix par les constructeurs chinois.
   En Chine, sur les neuf premiers mois de l'année, les livraisons de véhicules d'Audi ont reculé de près d'un quart (-24,5%) à quelque 329.000 véhicules.
   Cette mauvaise performance a fortement pesé sur son bénéfice opérationnel à cette même période, en baisse de 26% à 1,15 milliard d'euros.
   Selon Audi, "les droits de douane des Etats-Unis et l'escalade au Moyen-Orient" ont également été des facteurs négatifs.
   De juillet à septembre, le chiffre d'affaires du groupe d'Ingolstadt (sud) a reculé de 13,1% sur un an à 42,1 milliards d'euros.
   Face aux vents contraires, il a revu à la baisse sa prévision de chiffre d'affaires pour l'année 2026, entre 55 et 59 milliards contre 58-63 milliards précédemment.
   Le groupe a par ailleurs récemment annoncé un investissement d'environ 4 milliards de dollars pour bâtir sa première usine aux Etats-Unis, où doivent être construits des SUV de luxe pour les clients américains.
   Apparu sur scène ce week-end lors d'un meeting électoral de Donald Trump en Géorgie, aux Etats-Unis, Gernot Döllner, patron de cette filiale du groupe Volkswagen, essuie depuis les critiques en Allemagne.
   Interrogé au sujet de cet investissement lors d'une conférence de presse, le directeur financier d'Audi, Jürgen Rittersberger, a assuré que ce n'était "pas une décision contre l'Allemagne".
   Le pays "reste le coeur d'Audi", a -t-il assuré, "c'est ici que naît notre technologie". 

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