21/10/2026
General Motors fait mieux qu'attendu au troisième trimestre
Par Agence de presse AFP
(AFP) - Le constructeur automobile General Motors, numéro un aux États-Unis en termes de parts de marché, a relevé une partie de ses prévisions annuelles après avoir réalisé un troisième trimestre meilleur qu'attendu, tout en prévenant d'une hausse des coûts d'approvisionnement.
"GM réalise de bonnes performances et nous travaillons dur pour maintenir cette dynamique malgré des pressions inflationnistes croissantes", a commenté Mary Barra, patronne du groupe, dans une lettre aux actionnaires.
Lors d'une audioconférence avec des analystes, elle a ensuite évoqué "des vents contraires externes qui, dans certains cas, se renforcent".
"La route devant nous s'annonce plus difficile mais nous continuons de penser que 2027 sera une autre année solide, et meilleure que 2026", a-t-elle poursuivi, partant du principe que la demande des clients allait rester "forte" et que les pressions sur les coûts des matières premières et de la logistique allaient "se modérer".
Le directeur financier Paul Jacobson a chiffré cet accroissement des coûts à environ 400 millions de dollars, principalement à cause des prix de l'acier, du cuivre et de l'aluminium - environ +50% sur un an - ainsi que des frais logistiques. La majorité de ce surcoût affectera le quatrième trimestre, a-t-il prévenu.
Si ce surcoût devait se prolonger en 2027, cela creuserait de 1 à 1,5 milliard de dollars le bénéfice opérationnel ajusté annuel, a-t-il poursuivi.
Le géant de Détroit a réalisé un chiffre d'affaires de 50,01 milliards de dollars entre juillet et septembre (+2,9% sur un an).
Son bénéfice net a plus que doublé à 3,30 milliards de dollars, contre 1,30 milliard sur la même période de l'année précédente quand le groupe avait passé une charge de 1,6 milliard de dollars du fait d'un "réalignement" stratégique dans les véhicules électriques.
Depuis le second semestre 2025, GM a inscrit dans ses comptes 11,2 milliards de dollars de charges liées à cette motorisation dont les ventes n'ont pas répondu aux attentes et qui ont pâti des décisions de l'administration Trump.
Environ un milliard supplémentaire devrait être enregistré au quatrième trimestre, et du reliquat en 2027, a prévenu le groupe.
Le consensus des analystes de Factset avait anticipé un chiffre d'affaires de 48,78 milliards et un bénéfice net de 3,29 milliards.
Rapporté par action et hors éléments exceptionnels - valeur privilégiée par les marchés -, le bénéfice net (BNPA) ressort à 3,70 dollars contre 2,80 dollars un an plus tôt. Les analystes attendaient 3,69 dollars.
Vers 14H10 GMT, l'action General Motors chutait de 5,5% à la Bourse de New York.
Objectifs affinés
Dans ce contexte, le groupe a relevé la fourchette basse de plusieurs objectifs annuels comme le bénéfice net, qui devrait être compris entre 8,9 et 9,5 milliards de dollars (8,4 à 9,8 milliards auparavant).
Il s'attend également, à données comparables, à un BNPA situé entre 12,75 et 13,75 dollars (12 à 14 dollars auparavant), et à générer 11,5 milliards et 12,5 milliards de liquidités avec ses activités automobiles (9,5 à 11,5 milliards auparavant).
Avant la publication de mardi, le consensus attendait un bénéfice annuel de 11,62 milliards et, dilué par action et ajusté, de 13,47 dollars.
Côté activités, l'entreprise a souligné une amélioration des marges en Amérique du Nord de 2,5 points de pourcentage sur un an à 8,7%, grâce à des volumes et des mix-produits "solides" conjugués à des améliorations de la qualité.
Son portefeuille de petits SUV bon marché (Chevrolet Trax, Buick Envista, etc), qui coûtent moins de 30.000 dollars, a connu ses meilleures ventes trimestrielles avec un bond de 27% sur un an.
Dans son ensemble, le groupe a subi un repli de 5,5% des ventes au troisième trimestre avec 670.974 véhicules neufs écoulés.
Ceci à cause d'un effet de comparaison défavorable par rapport au troisième trimestre 2025, qui avait profité d'achats anticipés de véhicules électriques avant la fin d'un crédit d'impôt fédéral de 7.500 dollars décidée par le président Donald Trump.
Le groupe a aussi annoncé un nouveau plan pluriannuel de rachat d'actions d'un montant de 20 milliards de dollars, après avoir achevé plus tôt celui de six milliards de dollars annoncé en janvier.
Avec une enveloppe cumulée de 42,7 milliards de dollars, le nombre d'actions en circulation a diminué de 45% depuis 2015, afin de "générer de la valeur pour les actionnaires".
Mais M. Jacobson a anticipé sur la chaîne CNBC un quatrième trimestre "en léger recul", comme traditionnellement, mais aussi du fait de la transition due au lancement de nouveaux modèles de pick-up.
