15/10/2026
LFI veut un "pacte productif" entre "l'Etat actionnaire" et les constructeurs
Par Agence de presse AFP
(AFP) - La France insoumise (LFI) a dévoilé mercredi, en plein Mondial de l'automobile à Paris, plusieurs mesures de son programme pour 2027 censées permettre d'électrifier le parc de véhicules français, via notamment "un nouvel environnement réglementaire" et des milliards d'investissements publics.
L'ambition de LFI est de permettre à la France de produire "2 millions" de véhicules électriques sur son sol en 2032, un objectif proche de celui affiché par le gouvernement dans son plan France 2030.
Pour permettre "cette montée en charge" de la production de véhicules électriques, "l'enjeu est désormais de proposer un pacte productif entre l'État actionnaire et les constructeurs", explique la France insoumise dans son document publié mercredi.
Ce "pacte productif" passerait notamment par une hausse des aides publiques aux constructeurs: +1,4 milliard d'euros de la part de l'État, +3,1 milliards d'euros de la part d'un "pôle public bancaire" et d'autres "acteurs", indique le mouvement de gauche radicale, sans préciser la nature de ces acteurs.
"En contrepartie" des aides publiques, les constructeurs automobiles devront localiser en France et en Europe "la production, la recherche et développement", mais aussi effectuer des "transferts effectifs de technologies et de savoir-faire sur toute la chaîne" de production, afin notamment, de s'assurer une "souveraineté" sur les batteries.
La France insoumise souhaite également infléchir la stratégie de "la valeur plutôt que le volume" suivie ces dernières années par les constructeurs européens, qui ont privilégié la montée en gamme à la production de masse.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut privilégier la production de petits véhicules "légers et abordables", en modifiant le cadre européen déjà existant, qui va dans le même sens, mais dont les critères "sont trop larges", en raison "de la pression des Allemands", selon LFI.
Grâce à ces mesures, LFI souhaite voir fabriqués en France des véhicules électriques à un "prix de départ" de 10.000 euros.
Autre promesse, la mise en place d'un "service public de location abordable" grâce à la "constitution d'un parc public" de quelque 1,4 million de véhicules d'ici 2032.

