02/10/2026
Volkswagen: 1.000 postes supplémentaires menacés dans la filiale logicielle du groupe
Par Agence de presse AFP
(AFP) - Le syndicat IG Metall s'est vivement opposé, jeudi, à un projet de suppression de plus de 1.000 postes supplémentaires au sein de Cariad, la filiale logicielle du géant automobile Volkswagen, se disant prêt à des mouvements sociaux.
Selon un porte-parole du syndicat, la direction de Cariad, qui développe des logiciels et architectures électroniques pour les différentes marques du groupe (VW, Audi, Porsche...), envisage de supprimer "au minimum 1.000 emplois" en Allemagne.
Le projet concernerait donc près d'un quart de ses effectifs dans le pays (4.300 salariés). La manière dont les postes seraient supprimés et le calendrier de ces réductions restent à négocier avec les représentants des salariés.
Interrogée par l'AFP, une porte-parole de Cariad n'a pas souhaité commenter ces informations.
Cette nouvelle restructuration interviendrait après la suppression annoncée de 2.000 emplois entre 2024 et fin 2025, alors que Volkswagen cherche à réduire drastiquement ses coûts et revoit en profondeur sa stratégie dans le logiciel.
Le groupe allemand a accumulé les difficultés ces dernières années dans ce domaine.
Cariad a notamment perdu son rôle initial de développeur unique d'une plateforme logicielle commune à l'ensemble du groupe, Volkswagen misant désormais davantage sur des partenariats extérieurs, notamment avec l'américain Rivian et le chinois Xpeng.
"Avec un tel coup de hache, la direction ne mène pas Cariad vers un avenir meilleur, mais droit dans le mur", a dénoncé Jan Otto dans le communiqué d'IG Metall , un responsable dans l'est de l'Allemagne.
Les salariés "s'y opposeront aux côtés d'IG Metall, si nécessaire aussi par des actions de lutte" sociale, a-t-il prévenu.
D'après IG Metall, les mesures d'économies souhaitées par Volkswagen chez Cariad prévoient aussi la dénonciation de plusieurs conventions collectives, portant notamment sur la durée hebdomadaire du travail ou le droit au travail mobile.
Le syndicat a précisé que l'accord garantissant l'emploi jusqu'à fin 2029 n'avait, quant à lui, pas été dénoncé, ce qui exclut les licenciements économiques jusqu'à cette échéance.
"Nous demandons à l'entreprise d'ouvrir immédiatement des négociations avec nous sur la sécurisation des sites et de l'emploi au-delà de 2029", a dit M. Otto, réclamant "une perspective pour la prochaine décennie".

