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28/01/2026 - #Renault , #Fiat

A Rétromobile, la nostalgie des voitures d'avant l'électronique

Par Agence de presse AFP

A Rétromobile, la nostalgie des voitures d'avant l'électronique

(AFP) - "Le charme de ces voitures, c'est qu'on pouvait les bricoler soi-même" : les "youngtimers", modèles populaires des années 1970, 80 ou 90, s'arrachent chez les quelque 500.000 collectionneurs français, une nostalgie à l'honneur au salon Rétromobile qui s'ouvre jeudi à Paris.

"On aime à collectionner les modèles dont on a rêvé plus jeune : les quinquas d'aujourd'hui ont bavé à 14 ans devant les Golf GTI - le modèle révolutionnaire lancé par Volkswagen en 1976 - et peuvent aujourd'hui les acheter", explique Romain Grabowski, directeur de Rétromobile, qui attend cette année 150.000 visiteurs.

Depuis quelques années, les passionnés ne jurent plus que par les modèles grand public assez récents, dits "youngtimers". Ce terme, qui s'appliquait initialement aux voitures de moins de 30 ans, trop jeunes pour le label "voiture de collection", englobe désormais dans le langage courant tous les modèles d'après 1975.

Comme ils ont été fabriqués à des millions d'exemplaires, on peut encore se les offrir pour un prix modique. Avec une cote d'amour particulière pour les modèles "GTI", les versions sportives de l'époque, aux moteurs plus puissants, comme la Golf GTI qui atteignait les...182 km/h.

Voitures mais aussi motos, tracteurs ou avions, tous participent à la vogue des youngtimers. Surtout depuis que l'électronique a érigé une barrière avec le monde d'avant, celui où un bricoleur réglait le moteur à l'oreille.

C'est une passion répandue en France, qui compte plus de mille clubs, soit plus de 500.000 collectionneurs, qui possèdent au total un million de véhicules, souligne Patrick Gomez, directeur de la Fédération française des véhicules d'époque (FFVE). Elle organise notamment dimanche une 26e "traversée de Paris" avec 700 véhicules anciens, dont un tiers de youngtimers.

Rouler ad vitam aeternam

"Avant, la règle d'or des collectionneurs, qu'ils aient 20 ou 95 ans, était qu'ils s'intéressaient aux voitures de leurs parents ou de leurs grand-parents. Mais depuis les années 90, les voitures embarquent beaucoup d'électronique. Tout est fait pour empêcher les gens de les réparer eux-même", explique le journaliste François Allain, ancien présentateur de l'émission culte Vintage Mecanic.

"Les jeunes ne s'intéressent pas aux voitures d'il y a 25 ans mais aux modèles des années 70 et 80, comme la 2CV, la 4L, l'Austin Mini, la Fiat 500, fabriquées par millions. Des sociétés refabriquent même des pièces pour ces voitures, qui bien entretenues peuvent rouler ad vitam aeternam", ajoute-t-il.

"On peut se faire plaisir pour quelques milliers d'euros. Se balader en 2CV ça redonne le sourire aux gens", note le journaliste.

Les constructeurs ont flairé le filon. Comme Renault qui a fait le pari de lancer ses modèles électriques grand public en s'inspirant de ses succès passés. "On a décidé il y a cinq ans de ressusciter la R5, le modèle que tous voulaient revoir. Et le sujet est devenu non pas l'électrique, mais la R5", résume Arnaud Belloni, directeur marketing monde de la marque Renault. Idem pour la Twingo électrique, qui sort cette année, et la R4, référence à la mythique 4L. "C'est un choix gagnant : la R5 est devenue le modèle électrique numéro un en France", se félicite-t-il.

"Trouver un youngtimer en bon état à bon prix, c'est trop tard : leurs prix ont doublé ou triplé en dix ans", relève le garagiste Vincent Côme, ex-mécanicien star de Vintage Mecanic, qui lance une émission baptisée "Chasseur de youngtimers" sur Automoto la chaîne. "Une 205 à refaire, qu'on trouvait à 1.500 euros, vaut maintenant 6.000 à 7.000 euros", explique-t-il.

Principal ennemi des modèles d'avant 1990, la rouille. "Refaire la tôlerie peut revenir cher. Or on trouve de moins en moins de pièces en France. Seule solution, acheter à l'étranger, là où des modèles ont été fabriqués plus tard. On a même vu un club de passionnés de 2CV racheter des moules pour refabriquer la tôlerie", note le garagiste, qui possède une quarantaine de voitures.

On voit beaucoup de ces modèles rouler dans les campagnes, et pas seulement du fait de collectionneurs. Même s'ils polluent davantage que ne requièrent les normes actuelles, ils ont l'autorisation de rouler s'ils respectent les normes de l'année où ils ont été produits.

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Par Agence de presse AFP

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Réactions

Premier roulage en rallye pour notre A112 Abarth,plutôt sympa on est rentré les mains propres et le dos vermoulu,pas mal de quarantenaires mais les jeunes n’ont pas l’air intéressés ,eux leur jeunesse c’est super Mario…..bon tant que ça marche,en avant

Cher Druide c’est la Calder à Poulain sur l’affiche?belle!

...Pour la "Calder à Poulain", gagné, Boise !

... L' A112 Abarth ?...Bruno aura peut être quelques anecdotes... J'avais cru malin de monter des jantes de sur la coupé 128 de ma chère maman... Je revois aussi la Bleue "usine" de Pagani au Monte ... Et une autre fois où j'étais allé chez Monsieur Chardonnet sur son site du 9.3 ...Certains lecteurs, ici, ont peut être fait le challenge (ou la coupe ?) avec ces "bombinettes" ... Qu'ils n'hésitent pas à communiquer certains de leurs "exploits".

... "Mettre les mains dedans" fait partie des motivations pour acheter une ancienne voire une young-timer, ce n'est pas la seule ni même la principale, de mon point de vue ... la sociabilité qui entoure la voiture ancienne et le côté "madeleine de Proust" me semblent passer devant ...rechercher et dégotter la pièce "introuvable" en est une autre ...

À ce propos, j'ai fini par vendre (à vil prix) des pièces de GTI (VW ou Pijot) dont je n'avais plus l'usage lors d'une récente vente "automobilia" ... Je présume que cela rendra service à quelques collectionneurs et çà fait un peu de place.. Les "sorties de grange" n'ont pas fait un "tabac" ...Certaines furent retirés y compris un Combi équipé Van Life à un prix de lancement pourtant raisonnable... En revanche un enchérisseur a fait une belle affaire avec un coupé 406 en "état" à 500 € ... Le charme des ventes aux enchères dédiées où, sauf exception, rien n'est joué d'avance...
Bon retromibile, j'imagine !
;0)

Une anecdote, une anecdote, une anecdote !!
Bon, d'accord.
André Chardonnet recrutait des étudiants au moment du Salon de l'Auto parisien -on ne l'appelait pas pompeusement le Monnnnnndial- pour faire des essais pour les prospects. Circuit balisé qui nous emmenait dans le Bois de Boulogne depuis la porte de Versailles et retour. Conduite adaptée à la clientèle ; quelle poilade !
En 1978, je bossais pour GM et j'ai acheté une A112 70 hp bleue marine d'occasion. Je me suis vite rendu compte que la jauge à essence déconnait à plein tube mentionnant un demi réservoir tandis qu'il était presque vide. La cause ? Un crétin a levé la voiture en mettant un cric sur roues à l'arrière de la voiture ce qui a écrasé le réservoir qu'il a fallu "décabosser" pour retrouver la capacité d'origine.
Je garais ce petit bijou à Gennevilliers dans le 9-3 où se trouvait le siège de GM France, dans une rue s'appelant rue de la Bongarde, qui ne portait pas bien son nom. Elle a été volée pour être certainement exportée hors de France.
Mon meilleur souvenir : la montée de Bourg d'Oisans vers l'Alpe d'Huez -les fameux 21 virages- sur route enneigée "le plus vite possible" ; fabuleux !
Elle a été remplacée par une Golf GTI rouge, toujours d'occasion.

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