20/01/2026
Drones : Renault confirme un projet avec Turgis Gaillard pour créer une filière française
Par Agence de presse AFP
(AFP) - Renault a confirmé lundi soir à l'AFP que "la démarche se concrétisait" pour créer une filière française de fabrication de drones militaires, "avec un projet en partenariat avec Turgis Gaillard", après une information de presse sur ce futur contrat et le choix de deux usines françaises.
Le magazine Usine Nouvelle a écrit lundi que Renault allait fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans et de Cléon, en collaboration avec l'entreprise de défense française Turgis Gaillard, un contrat potentiel d'un milliard d'euros sur dix ans.
Turgis Gaillard, forte de 400 salariés, produit des systèmes de défense et a lancé récemment un drone de combat. Renault précise que ce partenariat sera placé sous l'égide de la Direction générale de l'armement.
Le constructeur automobile avait été contacté l'an dernier par le ministère français des Armées, ainsi que par d'autres industriels, notamment pour fabriquer des drones.
"Sollicité par le ministère des Armées français, Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d'une filière française de drones", a rappelé Renault à l'AFP.
"Renault Group dispose en effet d'un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais".
Le groupe n'a en revanche pas commenté l'information de l'Usine Nouvelle sur les sites concernés, expliquant que les syndicats devaient en avoir la primeur.
"Nous ne pouvons confirmer les sites mentionnés dans les médias au regard de l'avancée du projet et pour respecter le processus de consultation des instances représentatives du personnel", a indiqué le groupe à l'AFP.
En juin dernier, le ministre de la Défense d'alors, Sébastien Lecornu, avait évoqué "un partenariat complètement inédit où une grande entreprise produisant des voitures françaises" allait "s'allier avec une PME de défense française pour armer des lignes de production en Ukraine pour être capables de produire des drones".
Renault avait précisé à ses salariés en septembre qu'il n'avait pas pour objectif de devenir "un acteur majeur de la défense" et ne s'engagerait que si le projet avait "un impact positif sur l'activité" en France sans affecter sa capacité d'investissement dans son coeur de métier, l'automobile.
Le ministère des Armées visait la fabrication de drones à une échelle de "plusieurs milliers en quelques mois", avait indiqué début 2025 le directeur général pour l'armement, Emmanuel Chiva.

