Publicité
Publicité
Autour de l'auto - 21/01/2021

Fuite de Ghosn : prison requise en Turquie pour des complices présumés

(AFP) - Un procureur d'Istanbul a requis mercredi des peines de prison ferme pour trois ressortissants turcs accusés d'avoir aidé l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn dans sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019.

Auteur : AFP

Partager cet article

Carlos Ghosn, accusé au Japon de malversations financières, a fui le pays à bord d'un jet privé appartenant à une compagnie turque qui s'est posé à Istanbul, avant de se rendre au Liban où il a trouvé refuge.

Un haut responsable de la compagnie de location de jets privés MNG Jet, quatre pilotes et deux hôtesses de l'air, soit sept ressortissants turcs au total, sont jugés depuis juillet dernier devant un tribunal d'Istanbul.

Mercredi, le procureur a requis de la prison ferme contre le responsable de MNG Jet, Okan Kösemen, et deux des pilotes, Noyan Pasin et Bahri Kutlu Sömek, pour "trafic de migrants en bande organisée", un délit passible de 12 ans de prison, selon une journaliste de l'AFP présente au tribunal.

Il a estimé que les deux autres pilotes devraient être poursuivis pour "non-dénonciation d'un délit" et demandé l'acquittement des deux hôtesses.

La procédure judiciaire turque a permis de mettre en lumière les conditions spectaculaires de la fuite du magnat déchu âgé de 66 ans, détenteur de trois nationalités (française, libanaise et brésilienne).

Selon les enquêteurs, le fugitif a effectué le trajet entre Osaka (ouest du Japon) et Istanbul caché dans un volumineux caisson pour instrument de musique dans lequel 70 trous avaient été percés afin de lui permettre de respirer.

D'après le procureur turc, deux complices présumés de C. Ghosn, Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines, et George-Antoine Zayek, un ressortissant libanais, ont "recruté" O. Kösemen, le cadre inculpé de la compagnie turque MNG Jet, pour assurer le transit sans encombre à Istanbul.

Selon l'acte d'accusation, le jet privé s'est posé à l'aéroport Atatürk à Istanbul, puis C. Ghosn est monté à bord d'un second appareil qui a décollé pour Beyrouth.

Les autorités turques accusent O. Kösemen d'avoir reçu plusieurs virements pour un montant total supérieur à 250.000 euros dans les mois qui ont précédé la fuite de C. Ghosn.

L'avocat de O. Kösemen a réclamé mercredi l'acquittement de son client. Le procès a été ajourné au 24 février.

Partager cet article

Réactions

Envoyer cet article à un ami

Les champs suivis d’une astérisque sont obligatoires.

Les têtes de turcs de la justice ?
;-)

Clerion , Le 21/01/2021 à 08:00

Accusés de non dénonciation d'un délit, quand ce sont eux-mêmes qui font le délit, bizarre non ?
Allo, la police ? je viens de braquer une banque, alors je veux bien être condamné pour braquage de banque mais pas pour non-dénonciation de braquage de banque.

Bruno Haas, Le 21/01/2021 à 11:10

Ou alors condamnés pour contrebande de contrebasse !
Chuis seulement Top gun mélomane M'sieur l'agent !
Cette histoire est vraiment à l'aghosnie...
;0))

Lucos , Le 21/01/2021 à 15:38

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Mot de passe oublié

Autres actualités

Edition du 21/01/2021

Logo-platisme

Rassurez-vous, pas de théorie du complot chez Autoactu, mais la mise à plat de toute une série de nouveaux logos récemment dévoilés par plusieurs constructeurs. Et ça commence par une testudine d’outre-manche.

Analyse

Catégorie Autour de l'auto

En Espagne, la reprise se grippe et met le gouvernement sous pression

(AFP) - Consommation en berne, inflation galopante et croissance fragile : les mauvaises nouvelles s'accumulent pour l'Espagne, à la traîne vis-à-vis de ses voisins en matière de reprise économique. Une source d'inquiétude pour le gouvernement de gauche, confronté à un début de grogne sociale.

24/11/2021

L’ex-PDG de Mia Electric jugée pour escroquerie

Mise en examen en 2014 suite à la faillite de Mia Electric, son ex-patronne, Michèle Boos, était jugée jeudi pour "abus de biens sociaux et escroqueries". Retour sur un projet plébiscité par Ségolène Royal qui a bien mal tourné…

22/11/2021

Augmentation de la mortalité routière en octobre

(AFP) - Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, la mortalité routière a augmenté en octobre par rapport au même mois en 2019 : 14% de personnes en plus sont décédées sur les routes de France métropolitaine, a annoncé lundi la Sécurité routière.

16/11/2021